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  TOO GOOD AT GOODBYES • le départ.

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MessageSujet: TOO GOOD AT GOODBYES • le départ.   Mer 22 Nov - 18:51

too good at goodbyes.
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• 11 novembre 2017 - 15h30. •
Aisling avait tenu sa promesse. Il était revenu. Pour eux. Avec un bateau, et un groupe de secouriste. Et avec eux, des produits de premières nécessités en tout genre. Des vivres. Des vêtements. Des médicaments. Tout ce dont ils avaient besoin…

Bien sûr, au fil des années, il ne restait plus autant de survivants. Beaucoup avait perdu la vie, par accident, ou de par la malédiction des Natives qui, peu à peu, s’était répandue pour s’insinuer parmi les survivants. Mais ceux qui restaient s’étaient installés ensemble, dans des huttes plus ou moins élaborées, sur la plage. Il n’y avait plus de clivage. Plus de distinction entre les différents groupes, ils étaient tous unis dans une seule optique, leur survie.

Mais aujourd’hui, une page se tournait enfin puisqu’un bateau était là, à l’horizon. Pour eux. Pour les ramener. Chez eux. Là-bas, de l’autre côté de l’océan.

Et aujourd’hui, il était temps de rentrer à la maison…
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MessageSujet: Re: TOO GOOD AT GOODBYES • le départ.   Ven 24 Nov - 6:06

Bien des années étaient passées depuis la première fois qu’ils avaient mis les pieds sur l’île. Une vue paradisiaque: un océan turquoise animé, du sable presque blanc, une flore et une faune riche et vivante, une chaleur tropicale. L’horreur et la peur à leurs portes. Chaque jour. Vivre avec l’angoisse de ne pas voir le lendemain arriver, le prochain lever ou coucher du soleil. Vivre avec l’angoisse de ne plus revoir la civilisation. Ignorer si le lendemain réservera une trahison mortelle d’une personne du camp, un orage dévastateur, une éruption volcanique. Mais ils avaient survécu. Aux morts. Aux disparitions. Aux horreurs de l’île. Aux désastres naturels. Aux stupidités de l’être humain en général. Et chaque matin, ils se réveillaient aux sons du ressac des vagues sur la berge, au bleu foncé de la nuit qui s’efface, peu à peu, pour laisser la place à l’aube pâle, à l’odeur des petits déjeuners que faisaient cuire les courageux qui se levaient encore plus tôt que lui. Et une autre journée commençait.

Alors que les mois passés sur l’île se changeaient en années, la routine s’était installée sur le camp. Enfin, autant que la vie aventurière sur l’île le leur permettait. Jo avait fait le vide autour de lui sur l’île comme dans son ancienne vie. Les situations changent ; le résultat demeure le même. Les gens de qui il était proche partaient, disparaissaient. Léonie. Eris. Il semblait condamné. Il se sentait perdu ; une âme errant sur le camp sans but précis. Une âme qui reste loin des siens par peur de voir le cycle recommencer. Encore et encore. Puis, les années étaient passées. Les couchers et les levers du soleil s’enchaînaient. D’autres gens arrivaient sur l’île. Leur communauté s’agrandissait, prenait forme. Mais le vide en lui demeurait, un trou si creux qu’il se transformait en fossé. Blessé, il les regardait aller de loin. Jo restait parmi eux, soupait, riait, parlait parmi eux comme avant. Toutefois, toutes ces discussions et ses liens demeuraient superficiels. Il était là, parmi eux, et absent en même temps. Une partie de lui continuait de penser à penser à la civilisation au-dehors. À quoi ressemblait-elle, aujourd’hui ? Les gens qu’il y avait connus étaient-ils encore vivants ? Qu’étaient-ils devenus ? Le croyaient-ils mort ? Chaque fois que Jo y pensait, sa blessure s’agrandissait, devenait béante, impossible à refermer. Parce qu’il savait qu’après tant de temps, les chances de partir de cette île étaient minces. Étrange que le pessimiste qu’il était continuait à entretenir tant d’espoir après tant d’années. Et il continuait d’errer, de se monter timidement une vie sur l’île alors que le cœur n’y était plus. Jo avait cru autrefois que l’île constituait une deuxième chance. Après chaque catastrophe, chaque perte et chaque douleur, cet espoir s’était amenuisé. Ses chances s’étaient éteintes une par une.

Mais, un jour, par une journée particulièrement chaude et humide, un bateau était apparu au milieu des vagues de l’océan, semblant naviguer sur un brouillard de chaleur. Jo s’était figé, hébété par cette découverte inattendue, inespérée. Il avait cligné des yeux, croyant à un mirage, une hallucination, n’importe quoi d’autre que la réalité. Parce que c’était impossible. Il avait dû mal interpréter la silhouette sur l’océan. Mais quand il ouvrit les yeux, la large ombre foncée flottait toujours à l’horizon, à quelques kilomètres de l’île. C’était réel. Pas un rêve. Pas un mirage. Pas un cauchemar. Jo ne put faire autrement que de rester planté là sur la plage, les yeux fixés sur le bateau à l’horizon, craignant qu’il ne disparaisse s’il osait le quitter du regard ne serait-ce qu’une seconde.

Le bateau accosta sur l’île. Aisling était à bord, un sourire aux lèvres et diverses provisions à son bord. Et de ses lèvres coulèrent les mots qu’ils souhaitaient entendre depuis des années. Des mots qu’ils n’osaient plus même espérer entendre. Sauvés, ils étaient sauvés. Ceux qui le choisiraient pourraient quitter cette île de malheur à jamais et rejoindre la civilisation. Jo se contentait de laisser Aisling parler avec les leaders du camp et d’écouter la conversation surréelle qui se déroulait devant lui. Il ne pouvait y croire. Ne pouvait assimiler que ce moment était arrivé. Comme s’il craignait que, dans quelques minutes, une personne ne débarque en criant « Poisson d’avril ». Comme s’il craignait l’apparition d’un obstacle imprévu à la dernière minute, qui les empêcherait de partir. Alors Jo attendit.

Mais l’obstacle ne vint jamais. Ses craintes restèrent les fruits de son incroyable imagination. Il se sentait comme un somnambule lorsqu’il marcha jusqu’à sa tente improvisée pour récupérer les quelques effets personnels qu’il avait accumulés au fils des années. Des souvenirs. Son couteau improvisé. L’objet qui lui avait fait recouvrer la mémoire juste après le crash. Une chaîne simple qui avait appartenu à Léonie. Une petite photo d’une petite fille dont il avait appris la paternité sur l’île, fruit de son amour pour Léonie. Et d’autres objets qui avaient écrit l’histoire de sa vie sur l’île. Il rangea le tout dans son sac à dos avec grand soin, puis constata ses autres objets personnels. Il se contenta de prendre son vieux calepin de journaliste qu’il avait gardé pendant tout ce temps et dans lequel il avait écrit pendant sa vie sur l’île. Par nostalgie pour son ancien métier. Continuerait-il de le pratiquer une fois retourné à Sydney ? Il l’ignorait. En fait, il ne savait même pas s’il en avait encore envie ou si l’attachement qu’il éprouvait n’était dû qu’aux souvenirs d’une vie passée. Jo empoigna son sac à dos et sorti de sa tente.

Il s’arrêta. Une brise chaude s’était levée et caressait doucement son visage. L’océan scintillait, calme et lisse. Le soleil brillait, régnait sur son trône haut dans le ciel. Puis, une réalisation le frappa: après tant d’années, tant de matins à profiter de cette vue dès la sortie de sa tête aux premières heures, ce serait probablement la dernière fois qu’il voyait ce paysage. Alors, malgré les souffrances et la peur qu’avait entraînée sa vie sur l’île, Jo sentit son cœur se serrer. Il se retourna ; derrière lui, le camp bruissait d’énergie et de bonne humeur. Certains, comme lui, se préparaient à partir de l’île à jamais. D’autres discutaient du présent dilemme, hésitaient. D’autres, encore, avaient déjà décidé qu’ils resteraient. Un instant, Jo se demanda s’il devait aller dire au revoir aux survivants, ses compagnons d’infortune pendant toutes ces années. Mais que pouvaient-ils leur dire qui en vaut la peine ? Ils comprenaient leur choix comme ils comprenaient probablement le sien, celui de partir. Quoi dire de plus ?

Il décida de poursuivre son chemin et de faire ses adieux dans quelques heures, au départ final du bateau. Le cœur léger, il se mit en chemin à l’endroit où le bateau avait accosté. Chacun se serra dans ses bras et fit ses au revoir enthousiastes, mais nostalgiques, en quelque sorte, du temps passé ensemble. Quelques heures plus tard, Jo, Aisling et un petit groupe de survivant levaient le voile. Le ciel était bleu. Le soleil, toujours chaud. Le vent s’était levé. Les conditions étaient parfaites, comme si, cette fois, le destin voulait les pousser à partir de l’île, leur donner ce qu’il souhaitait avoir après tant d’années. Aucun obstacle ne s’élevait sur leur chemin. Jo se posta à l’arrière du bateau et, pour la dernière fois, regarda l’île rapetisser au fur et à mesure que le bateau s’éloignait, avant de disparaître à l’horizon. Un soupir s’échappa d’entre ses lèvres. L’air avait l’odeur salée de l’océan, mais goûtait la liberté.

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MessageSujet: Re: TOO GOOD AT GOODBYES • le départ.   Mar 28 Nov - 20:38

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• 11 novembre 2017 - 15h30. •
Il t’avait fallu du temps. Presque trois ans pour monter cette expédition. Trois années s’étaient écoulées depuis votre départ de l’île après la tempête, à bord de ce voilier, sans aucune certitude d’arriver à destination. Trois années. Il vous avait fallu presque un mois de navigation pour rencontrer de l’aide. Un mois long et terriblement angoissant, 31 jours passés en mer avant d’être repêché... Avant de croiser un bateau de l’armée avec à son bord des thaïlandais. Vos réserves d’eau avaient été drastiquement rationnées à ce moment-là, il ne vous restait que quelques jours de vivres et Noah avait perdu sa vitalité d’enfant. Un espoir. Vous étiez parvenu à vous faire comprendre, dans un anglais sommaire vous aviez expliqué à ces gens qui vous étiez. Rescapés d’un crash. Alors qu’ils cherchaient un bateau de croisière disparu en mer un mois plus tôt. De Thaïlande vous aviez été transféré aux Etats-Unis. Un agent de la sécurité aérienne avait été dépêché sur place pour vous débriefer avant de vous rapatrier. Il y avait eu des questions, des doutes immenses. Après tout votre avion avait disparu des années plus tôt et ils pensaient à une arnaque.... Jusqu’à ce que vos identifications dentaires ou digitales prouvent qui vous étiez. Il avait fallu attendre plusieurs jours avant de pouvoir appeler vos familles. La voix de ta mère, ses sanglots déchirant de bonheur, chacun de ces instants étaient gravés dans ta mémoire. Mais surtout, ce qui comptait alors, outre de pouvoir enfin rentrer chez vous, c’était d’envoyer des secours à vos amis. Mais là encore ... Vous n’aviez aucune preuve, aucun moyen de prouver que vous étiez tous en vie, perdu sur une île pendant des années. Jusqu’à l’arrivée providentielle de ce bateau. Néanmoins vous aviez prouvé votre identité, tous. Vous aviez donc été rapatriés chez vous ... en avion. Tu étais un joueur, ta fortune tu l’avais battis sur un coup de cartes mais tu n’étais pas assez imprudent pour entrer sereinement dans cet avion. Mais Josslyn était à tes côtés. Elle l’avait toujours été. Ce mois passé ensemble, cloisonné sur un bateau vous avait permis de renouer et tu avais enfin réussit à te pardonner, à l’aimer pleinement, à être ce mari que tu aurais dû être. Elle avait été là et Noah, serré entre vous, avait réussi à te convaincre de te fier à nouveau à l’aéronautique. Il y avait eu l’agitation médiatique à votre arrivée à Vegas. Les reporteurs braquant les caméras sur vous trois. Chacun des « rescapés » ayant été rapatrié chez lui. Séparés, comme vous ne l’aviez jamais été en presque quatre ans. Retrouver ta mère, présenter Josslyn et Noah à celle-ci, retrouver l’agitation de cette ville qui avait été la tienne pendant des années. Un choc. Tu avais eu l’impression de vivre dans un cocon pendant des années et d’avoir été violemment propulsé dans un monde bruyant et coloré. Noah avait eu peur... Et tu avais collé ton poing dans la figure à un journaliste braquant son appareil photo sur ton fils et l’effrayant sciemment. Tu étais rentré à la maison. Pour Joss et Noah le choc du retour à la civilisation avait été tout aussi violent. Mais Noah c’était vite adapté, le Comanche et son personnel si heureux de voir leur bien aimé patron vivant et heureux avaient contribués à l’épanouissement du petit garçon, habitué à vadrouiller à sa guise sur une plage de sable blanc. Il avait aimé le désert du Nevada et c’était vite habitué à tout ce changement. Pour Josslyn et lui, le retour avait été violent. Pourtant, Doherty avait l’impression de ne jamais être parti, sa mère avait conservé sa suite dans le même état que le jour de son départ et si elle avait pris les rênes du Comanche pour honorer sa mémoire, elle n’avait apporté aucun changement. C’était si étrange, le bruit d’une voiture vous faisait sursauter, le son d’un téléphone. La première nuit vous aviez dormi ensemble, à même le sol du salon, sous un drap tendu pour figurer une tente après avoir tourné longuement dans un lit trop moelleux pour vous tous. Il avait fallu beaucoup de temps. Et l’idée de vos amis toujours prisonniers de l’île n’aidait en rien. Ce combat-là a été le tient pendant ces trois années, arriver à convaincre les autorités de leur existence. De cette réalité qui avait été la vôtre pendant quatre ans. Tu avais mené le combat de la reconquête de ton quotidien en parallèle de cette quête d’interlocuteur pour déclencher une mission de secours. Joss par ses compétences légales avait été une allier de valeur dans ce combat. Vous aviez reconstruit vos vies petit à petit. Noah s’appropriant ce nouveau monde dans lequel il évoluait, allant à l’école, côtoyant de nombreux enfants, tombant malade d’infections bénignes dont il n’avait jamais souffert sur l’île et qui là-bas auraient pu le tuer. Trois ans, tu savais comme ce temps pouvait tout changer sur l’île. Trois années qui avaient tout changés dans ta vie. Vous aviez une fille désormais, Noah était devenu grand-frère deux ans plus tôt. Ta fille. Qui portait un prénom fort de signification, Muirgen Sora Doherty. Tu étais en route aujourd’hui pour retrouver celle dont ta fille portait le nom. Trois ans. Trois années à recontacter les familles des disparus, à les convaincre, par de menus détails glanés durant toutes ses années de la survie de leur proches, trois années à consacrer ta fortune à financer des recherches en bateau à partir de l’endroit où vous aviez été retrouvé. Trois années à attendre. A chercher à retrouver l’île. Trois années si lourdes en évènements heureux. La naissance de votre fille, votre mariage quelques mois plus tôt après que tu aies fait ta demande ce même soir à la maternité. La joie de serrer ta mère chaque soir dans tes bras. Ces deux actes de naissance que tu avais signé à quelques mois d’intervalles, le premier reconnaissant Noah comme ton fils biologique puis celui de sa sœur quelques mois après votre retour. tant de choses c’étaient produites jusqu’à ce coup de fil quelques semaines plus tôt, la certitude d’avoir réduit les recherches à la plus petite zone non explorée, quelque part dans le Pacifique. Ce déchirement de laisser Joss, les enfants et ta mère derrière toi. Mais la certitude de faire ce qu’il fallait, de tenir ta promesse. Tu étais fou d’eux et depuis votre retour aux Etats-Unis tu n’avais plus prit l’avion. Mais ce voyage tu l’entreprenais plus serein. Persuadé de revenir. Pour eux. Pourtant ces trois semaines passées en mer à chercher cette île que vous aviez mis tant de mal à quitter était une torture. Il y avait tant d’années déjà.... Qui serait encore vivant ? Quels seraient les amis que tu aurais perdus ? Cette expédition tu avais finis par la financer seul. Ta florissante fortune mise à disposition d’une cause juste. Il n’y aurait qu’un bateau. Qu’une chance. Avant que des années plus tard tu puisses peut être revenir pour ceux qui auraient changé d’avis. Tu t’étais assuré d’avoir assez de vivre, de médicaments pour leur permettre de vivre longtemps, pour leur permettre de survivre, de continuer de survivre. Alors lorsque les contours d’une île apparurent au loin, tu sus que votre quête, cette quête de trois années était terminée. Tu étais de retour sur l’île.

(...)

Elle était là, souriante, peut-être un peu plus maigre qu’autrefois, le visage plus marqué aussi, mais qui ne l’était pas ? Elle était toujours aussi solide, son rôle parmi les naufragés s’est développé avec les années, Julian ayant progressivement prit du recul pour lui laisser le commandement. Elle avait été parmi les premiers sur la plage à attendre l’arrivée des petits esquifs lancés depuis le bateau de secours. Elle t’avait souris avec chaleur et t’avais ouvert les bras. Elle sentait l’eau salé, le soleil et le musc, elle n’avait pas changé et pourtant. Assis au bord de l’eau, tandis que Liam et Evelyne s’ébattait dans l’eau à vos pieds, vous parliez de vos vies de vos enfants. Evelyne, vous ignoriez tout de la grossesse de Sora lorsque vous étiez partis. Elle ressemblait tant à sa mère, mais avait déjà le caractère plus tranquille de son père. Liam avait bien grandit. Un petit homme. Tu partageais avec elle ta vie avec Josslyn, la naissance de votre fille :  Muirgen Sora Doherty. Les yeux de Sora avaient brillés d’émotions et son regard s’était égaré sur les photos que tu avais imprimées pour elle. Ses doigts avaient caressés le papier glacé et les visages de tes enfants, puis son regard avait caressé la silhouette de ses enfants avant qu’elle ne se tourne vers toi. « Aisling. J’ai besoin que tu fasses quelque chose pour moi. » Son ton, le déchirement dans ses yeux, la souffrance que reflétait son visage, tout cela avait déclenché des signaux d’alarme en toi. Tu avais compris. « Vous ne partez pas avec nous... » Elle avait souri tristement. « Non Aisling. Ils partent avec toi. Moi, je reste. Je ne peux pas abandonner Alec sur cette île. Mais je ne peux pas condamner mes enfants à une vie sans amis, à une vie où ils attendront notre mort, puis la leur. Je veux que tu emmènes mes enfants avec toi. Je sais que tu as parlé avec Bogdan... que tu lui as proposé du travail dans ton casino... Je lui aussi confié la responsabilité de mes enfants. Je veux que toi et Josslyn preniez soin de mes enfants ... jusqu’à ce que je revienne les chercher, avec leur père. »

(...)

La petite Evelyne pleurait sans bruit entre les bras musclés et tatoués du géant slave. Liam était blottit contre la poitrine de Marley, ses jambes couchées en travers de celle de Maddie. L’île s’éloignait au loin et sur la plage une silhouette menue contemplait le bateau s’éloigner sur l’horizon. Sora. Aisling fixa sa silhouette jusqu’à ce qu’elle disparaisse avec la distance. Puis il se tourna lentement vers les enfants et Liam dont le regard ne le quittait pas. « Tu verras mon grand, si quelqu’un est capable de tenir une promesse c’est bien tes parents. En attendant, nous ne te quitteront pas. Tout ira bien, tu verras. » Mais étais-tu bien sûr de ce que tu affirmais ? N’était-ce pas un au revoir ?
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