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 TOO GOOD AT GOODBYES • megan.

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MessageSujet: TOO GOOD AT GOODBYES • megan.   Sam 11 Nov - 18:32

too good at goodbyes.
we don't stand a chance, it's sad but it's true.

• 11 novembre 2017 - 15h42. •
Poppy était partie. Des années en arrière. Tu ne parviens pas à te souvenir combien. Le temps passait si vite et si lentement à la fois, que tu en avais perdu la notion même. Assise devant cette croix qu’on t’a indiquée comme étant la sépulture de ton frère, tu laisses une larme glisser sur la crasse maculant tes joues creusées par la faim et la fatigue. Tu n’as plus rien à voir avec la femme que tu étais, jadis. Tu n’as plus rien à voir avec cette enfant hautaine et fière qui faisait tout pour accaparer l’attention de vos parents. Tu n’as plus rien à voir avec l’adolescente capricieuse et précieuse qui se vantait toujours d’avoir été la préférée de votre famille. Tu étais devenue une femme sure d’elle et épanouie. Une mère de famille. Les perles continuent de tracer de larges sillons sur tes joues. Silencieusement, tu lui demandes pardon. Tu aurais dû faire les choses autrement, différemment. Morgan avait toujours endossé le rôle du martyr, porté le fardeau de la culpabilité. Seul. Mais la vérité était tout autre. Tu n’aurais pas dû, sans cesse le pousser à bout. Tu n’aurais pas dû, sans cesse, chercher à lui voler l’amour de vos proches. Tu aurais dû lui dire. Mais, trop fière, tu avais toujours estimé que cela ne servait à rien de revenir en arrière, de parler du passé, de ce passé qui vous rongeait.

SAN FRANCISCO, JUIN 1988, 20h25.
« Mamiiiiiie! » La voix de Morgan raisonne dans la maison familiale. Une voix teintée d'impatience. La vieille femme, observant sa petite fille avec énormément d'amour, fait mine de ne pas entendre l'enfant vautré dans le canapé à l'autre bout de la maison. Elle aurait aimé avoir une fille, mais elle n'avait eu qu'un fils. Un fils unique. Mason. Elle l'avait aimé, elle lui avait tout donné, elle avait tout sacrifié pour lui, l'assumant seule quand son époux était décédé. Mais, elle avait toujours gardé ce secret, ce désir d'avoir une petite fille. Maurice n'avait jamais voulu. Un seul enfant était nécessaire à son bonheur, à leur bonheur. Surement avait-il eu raison. Surement n'aurait-elle pas été capable d'assumer deux enfants après qu'il l'ait quittée. Mais, elle aurait tant voulu pouvoir coiffer les cheveux d'une petite fille, lui apprendre à cuisiner, lui acheter des robes. La petite assiette de cookies réclamée par Morgan est prêt de l'enfant, mais elle n'y a pas touché, préférant coiffée sa Barbie. Paisible et souriante. Calme et sereine. La vieille femme ne peut ôter son regard de cette enfant aux airs angéliques. Alors, elle en oublie son petit fils qui l'attend au salon. Elle ne le voit pas arriver. Elle ne voit pas la jalousie et la colère dans ses yeux. La froideur, la rancœur, alors qu'il s’élance en direction de la petite fille de quatre ans, donnant un grand coup de pied dans sa maison de poupées, arrachant la Barbie de ses petites mains potelées. La vieille femme ne voit pas non plus les larmes dans le regard du petit garçon, trop occupée à regarder le regard baignée de larmes de la petite fille qui observait sa petite poupée s'envoler à travers sa chambre, pour rencontrer le mur. La tète du jouet émit un petit son en s'arrachant au reste du corps, pour venir rouler jusqu'aux pieds des deux enfants.

Loélia, assise à même le sol n'émit pas le moindre son, des perles d'eau glissant sur ses joues rosées. Alors, il la regardait, perdu entre honte et rancœur. Il ne vit pas sa grand mère bondir comme un diable, blessée au visage, un morceau de la maison de poupées étant venu abimer son arcade. « Morgan ? Mais qu’est ce qui te prend ? » Elle attrapa son bras avec vigueur alors que la petite main potelée de Loélia attrapait la tète de sa poupée sur le sol. Il n'eut que le temps de voir une goutte d’eau tomber sur la moquette rose avant d’être entrainé dans le couloir, jusqu’à sa propre chambre. La grand mère n'eut pas le temps d'accorder à l'enfant la punition qu'il méritait pour son comportement, car la sonnette de la maison venait de retentir. Loélia, pleurant sur le cadavre de sa poupée fétiche, n'eut que le temps d'entendre les quelques mots que sa grand mère adressa à son ainé en s’avançant dans le couloir « Ce sont surement tes parents qui sont enfin de retour, je crois que je vais laisser à ton père le soin de te donner la correction que tu mérites pour le comportement dont tu fais preuve ! » Puis, ce fut au tour de Morgan de passer devant le seuil de sa porte, désobéissant ouvertement à la vieille dame qui venait de l'y congédier. Alors, la petite fille imita ses deux ainés, glissant son visage angélique dans le couloir. Juste assez pour voir que ce n'était pas ses parents qui se tenaient devant la porte, mais deux agents de police. Loélia observa alors le regard horrifié de Morgan, la culpabilité et la honte, la peur aussi. Elle l'observa reculer, jusqu'à ne plus pouvoir progresser, son dos ayant rencontré la paroi du mur. « Madame Bratford ? » La grand-mère acquiesce, sans dire le moindre mot, d’un simple signe de tète. « Il y a eu un accident madame, pouvons nous entrer un instant ? » Les deux enfants peuvent voir la silhouette de leur grand-mère chanceler, sa main s’accrocher à la poignée pour ne pas tomber puis, faire signe aux policiers pour qu’ils entrent. L’un d’entre eux adresse un sourire triste à Morgan, tandis que l’autre s’adresse à la vieille femme, lui disant qu’il vaudrait peut être mieux qu'il ne soit pas là, qu'il n’entende pas ce qu’ils avaient à lui dire. « Tu devrais aller voir ta sœur Morgan, présentes lui tes excuses et aides la à ranger ! » « Sinon les policiers vont m’emmener avec eux ? » La femme, lasse, ne prend pas la peine de répondre à la question, se contentant de s’adresser à l'enfant d’un ton sec « Obéis pour une fois Morgan ! » L'enfant semble abandonner, laissant ses épaules s'affaisser comme s'il portait le poids du monde. Il fait volte face alors que les policiers et la vieille femme entrent dans le salon. Alors, il voit Loélia sur le pas de la porte de sa chambre, son nounours dans les bras « Qu’est ce qui se passe ? ». Il la regarde en lui rendant son regard triste tandis qu’elle marche lentement jusqu’à lui. Elle lui saisit la main, laissant sa peluche trainer sur le sol tout en la tenant par l’oreille de sa main libre « Viens, on va écouter ! » Elle l’entraine vers le salon, où ils entrent comme des agents secrets en mission, en marchant accroupis jusqu’au buffet, derrière lequel ils se cachent. Alors, il peuvent voir leur grand-mère en larmes « Non… Ce… Ce n’est pas… S’il vous plait, non. » Il y eut un silence. « Toutes mes condoléances madame ! » La femme se mit à hurler. Les deux enfants ne tardèrent pas à reconnaitre l’intensité du son qui sortit de sa bouche, la douleur. « Mamie, pourquoi tu cries ? » Loélia s’était redressée, sortant de leur cachette. Elle se mit à marcher vers la grand-mère alors que l’un des policiers se relevait du fauteuil. Loélia avançait toujours, sa peluche trainant sur le sol derrière elle. « C’est de ma faute mamie ? » « Non ma puce, bien sur que non. » Un autre silence. « C’est ton papa et ta maman. » Elle attira l'enfant vers elle pour la prendre dans ses bras. « Ils ne rentreront pas mon ange ! » Un nouveau silence puis, une réaction de Loélia. « C’est toi qui va nous garder cette nuit alors ? » De nouveaux sanglots. « Pas que cette nuit. » Silence. Morgan se redresse lentement, sans vraiment s’en rendre compte puis, s’adresse à l’assemblée. « Quand est ce qu’ils vont rentrer alors ? » Sa grand-mère le regarde, silencieuse et triste puis, il croise le regard de Loélia, elle avait compris elle aussi. Mais, personne ne lui répondait. Alors, il se mit à hurler. « Je veux ma maman, je veux qu’elle rentre, maintenant ! » Le policier qui s’était relevé avança vers lui alors qu'il continuait de crier. « Écoutes petit ! » Mais il ne l'écoutait pas. « Ta maman ne rentrera pas, ton papa non plus, ils ont eu un accident avec la voiture, ils sont au ciel maintenant. » Les grands yeux bleus de Morgan s’emplirent de larmes mais, au lieu de pleurer, il se jeta sur lui, le poussant de toutes ses forces de jeune enfant « Non ! Promis, je serais sage, promis je ne ferais plus de bêtises mais, ramenez moi ma maman, je serai sage, c’est promis, c'est promis ! »

SAN FRANCISCO, JUILLET 1988, 13h12.
« Morgan ? Morgan ? Mamie, où est-ce qu’ils emmènent Morgan ?! » « Loé… » La vieille femme posa une main rassurante sur sa peau, mais elle ne voulut rien écouter. Elle savait que rien de ce que pourrait dire sa tutrice légale ne changerait la situation. Elle regardait son grand frère s’éloigner d’elle, emporté vers d’autres gens. Des gens qu’elle ne connaissait pas. Des gens qu’il ne connaissait pas, lui non plus. Alors elle criait son nom. Pour qu’il revienne. Pour qu’il l’emmène avec lui. Parce que c’était son grand frère, et elle avait besoin de lui. Parce que depuis que leurs parents étaient partis, il avait su prendre soin d’elle comme un grand frère se devait de le faire. Il l’avait laissé venir dans sa chambre tous les jours, il avait joué avec elle, il avait réparé sa poupée fétiche. Il l’avait même laissée dormir avec lui, pour qu’elle soit moins triste. Ils ne pouvaient pas le séparer d’elle. Pas alors qu’il était tout ce qui lui restait…

SAN FRANCISCO, MARS 1999-2003.
« Je suis son tuteur légal ! » Morgan avait changé. Il avait tellement changé. Mais elle aussi. Elle avait perdu son innocence, brisée au plus jeune âge, séparée de son frère, élevée par une vieille femme aigrie et rongée par la culpabilité. Comme lui, un enfant qui s’était construit sur l’idée qu’il était le seul responsable du décès de ses parents. Un enfant qui s’était battu pour rester debout alors que le système le détruisait petit à petit. Trimballé de familles d’accueil en foyers. Elle avait tout eu, l’amour, la maison de famille, les soins, l’attention. Il n’avait eu que les coups des autres enfants, les railleries, la solitude et la culpabilité. Mais il s’était battu. Pour elle. Pour être le grand frère qu’elle idéalisait tant, depuis toujours, ce grand frère qu’il n’avait jamais cru pouvoir devenir. Il avait étudié. Sérieusement. Durement. Comme personne ne l’en aurait jamais cru capable. Et il avait eu sa garde, après avoir obtenu son émancipation, et un poste d’assistant dans un cabinet notarial du centre-ville. Il n’avait pas peur de travailler dur. Il n’avait pas peur de sacrifier ses plus belles années pour étudier, pour gagner un salaire qu’il dépenserait entièrement pour les besoins de sa sœur. Pour elle, sa seule famille, il aurait été capable de tout, et c'est ce qu'il avait fait, tout pour elle.

Les larmes continuent de glisser sur ton visage alors que les souvenirs t’assaillent. Sora. Le mariage. Le siens. Puis le tiens. Son départ, à l’autre bout du monde. L’annonce de la grossesse. L’accident. La fausse couche. L’annonce du divorce. Le retour de Morgan. Tu avais déjà un fils quand il était revenu. Alors, tu l’avais rejeté. Car il était dangereux pour Mason. Pour l’enfant que tu portais. Tu n’avais pas été là pour lui. Tu n’avais jamais été là pour lui. Alors qu’il avait tout fait pour toi. Tout abandonné. Tout construit. Tout donné. Tu n’avais jamais été à la hauteur de tout ce qu’il avait fait pour toi. Tu n’avais jamais su lui rendre tout ce qu’il t’avait donné. Tu n’avais jamais su lui rendre la pareille. Tu l’avais abandonné. Toujours. Égoïste. Depuis ton plus jeune âge.
Et aujourd’hui n’échappait pas à la règle…

Ils étaient revenus. Tu ne te souvenais pas de leurs noms. Tu n’avais jamais eu le temps d’apprendre à les connaitre. Mais ils étaient revenus. Avec une équipe de secours. Un bateau assez grand pour emporter loin de l’ile tous ceux qui le souhaitaient. Mais ils devaient partir. Maintenant. Pour éviter la tempête qui se profilait à l’horizon. Alors, tu pleurais devant cette croix qui symbolisait l’emplacement où reposait le corps sans vie de ton ainé. Tu pleurais à l’idée de devoir l’abandonner. Une fois encore. Une fois de plus. Morgan. Ce frère qui n’avait jamais eu la chance d’avoir ce qui t’avait été offert, une famille, une vie heureuse, un avenir.

Les larmes roulent sur tes joues alors que tu te résignes, lentement, à l’idée de l’abandonner, une dernière fois. Une ultime fois. Dayton t’attend. Vos fils vous attendent. Là-bas, de l’autre côté de l’océan. Chez vous. Ils ont dû grandir. Mason doit probablement être un adolescent turbulent, tandis que Maxime est probablement le plus doux des deux. Ils ont toujours été comme ça. Comme Morgan et toi. Grandissant ensemble, comme ton frère et toi auriez dû le faire. Attendant le retour de leurs parents, cette chance que Morgan n’avait pas eue. Tu dois rentrer. Pour eux. Pour qu’ils ne connaissent pas le destin que vous aviez eu. Pour qu’ils puissent grandir dans un foyer aimant et uni, avec des parents. « Je te demande pardon, Morgan. Pour tout. Pardon. » Tes doigts se posent sur le bois abimé par l’érosion. Tu étouffes un énième sanglot. La peine. Le manque. La culpabilité.

Tes doigts glissent sur le bois abimé et humide alors que tu fais volte-face pour retourner sur la plage, là où les autres t’attendent. Là où Dayton t’attend. Tu comprenais mieux Poppy à présent, et tu ne pouvais t’empêcher de regretter les propos que tu avais eus à son égard. Elle avait emporté sa fille loin de cette ile, loin du deuil, loin de cette terre qui n’avait rien d’autre à offrir que la douleur et le deuil. Cette ile n’avait rien à vous offrir, à aucun de vous. Elle avait détruit Morgan. Elle t’avait pris ton frère. Ce qu’il te restait d’espoir et d’optimisme. Une écharde égratigne ton doigt alors que ta main se détache de la croix, comme si Morgan essayait de t’agripper la main. Une dernière fois. Stupide idée. Stupide sensation. Le visage de tes enfants t’apparait, te pousse à partir, à t’éloigner de cette tombe qui n’a rien à t’offrir. Pourtant, l’écharde dans ta main fait naitre ce sentiment étrange. Ce frisson qui parcourt ton échine. Ton autre main vient se poser sur ton index blessé pour en déloger le minuscule morceau de bois. Tes ongles abiment ta peau alors que l’écharde glisse hors de ton doigt. Lentement, tu la saisis, la regardes. Et la lâches. « Au revoir, Morgan… » « Loé ?! »

Ton cœur manque un battement. Tes poumons se compressent. Ton corps tout entier se saisit d’un irrépressible tremblement. Cette voix. Les larmes qui glissent sur tes joues, encore, alors que tu croyais ne plus avoir la moindre goutte à pleurer. « Loélia ? » Il n’est pas là. Il ne peut pas être là. Ton cœur bat la chamade. Ton regard aperçoit le bateau. Là-bas, sur l’horizon. Et les silhouettes qui s’agitent sur le sable. Ta respiration se fait haletante. Tu dois partir. Maintenant. Ne pas te retourner. Tu peux entendre son souffle derrière toi. Sa présence. Tes lèvres tremblent. Les larmes, dans tes yeux, brouillent ta vue. L’horizon devient flou. Le bateau disparait, se confondant avec le ciel qui, progressivement, s’obscurcit.

Dayton. Mason. Maxime. Retourner à San Francisco. Renouveler tes vœux avec ton époux. Serrer tes fils dans tes bras. Aller à leur remise de diplôme. Faire des gâteaux pour les matchs auxquels ils participeront. Pleurer à leur mariage. Avoir des petits-enfants que tu serrerais dans tes bras. Il y avait tant de choses qu’il te restait à faire. Tant de choses à accomplir. Tant de disputes à avoir. De discussions. Mais tu n’avais pas vu son visage depuis si longtemps. Il ne t’avait pas pris dans ses bras depuis tant d’années. Morgan. Qu’est-ce que cela pourrait bien te couter de le regarder ? Rien qu’une dernière fois. Lui demander pardon. Lui dire au revoir. Le bateau serait toujours là. Dayton les empêcherait de partir sans toi. Lentement, tu peux sentir ton corps se mouvoir, se retourner alors que ton cœur bat si vite que tu crains qu’il ne s’arrache à ta poitrine. Morgan. Tes paupières se ferment. Calmer ta respiration, ton rythme cardiaque. Tes larmes doivent cesser de couler, de brouiller ta vue. Morgan. Quand, lentement, tes yeux s’ouvrent, il est là. Devant toi. Comme la dernière fois que tu l’avais vu. A la différence près que son visage était partiellement recouvert de sang, qu’il était plus amaigrie et que d’immenses cernes encadraient ses yeux. De grands yeux bleus qui trahissaient la joie. « Loé… » Tu ne peux contenir tes larmes. Pas davantage. Tu ne peux pas réfléchir. Tu ne peux plus, tu n’en es pas capable. Qu’importe qu’il soit mort, des années plus tôt, tu te jettes dans ses bras. Tu te blottis contre lui. Tes bras encadrent ses épaules, son cou. Tu le serres contre toi. Tu te serres contre lui. Tu pleures. De joie. De ce bonheur incomparable à tout autre. Enfin, tu es dans les bras de ton frère. Enfin. Enfin…

Tes yeux sont clos, mais les larmes parviennent à s’en échapper. Son odeur. Ses cheveux. Ce frère qui t’a tant manqué. Ce frère que tu ne peux te résigner à quitter. Pas encore. Plus jamais. Les larmes qui glissent sur tes joues sans que tu ne te décides à le lâcher. Plus jamais. Et soudain, la sonnette retentit. Alors, tu t’écartes de ton frère, le visage baigné de larmes, ta poupée à la main. Il te sourit, son regard bleu océan plongé dans le tient. Tu entends la porte d’entrée s’ouvrir alors que Morgan porte à cookie à ses lèvres. Des lèvres qui affichent un large sourire alors que son regard ne te quitte pas. « Morgy ? Loé ? » « Papa ? » Morgan mâche paisiblement son cookie alors que tu te redresses, ta poupée fétiche à la main. Lentement, tu passes ton visage angélique par l’embrasure de ta chambre d’enfant pour apercevoir tes parents sur le seuil de la porte. Tu les observes. Le moindre de leurs gestes. Le moindre de leurs mouvements. Ta mère qui ôte son foulard pour le poser sur le porte manteau de l’entrée, qui défait son épais manteau pour laisser apparaitre une magnifique robe rouge. Celle que tu aimais tant. « Alors ma puce, tu ne viens pas saluer ton papa avant d’aller dormir ?! » Tu peux sentir la présence de Morgan dans ton dos. « Papa et maman sont rentrés, Loé. Tout va bien se passer, à présent… »
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