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 MILLIONS YEARS AGO ❱ sanlan (fb)

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MessageSujet: MILLIONS YEARS AGO ❱ sanlan (fb)   Dim 3 Sep - 2:37

Millions Years Ago.
Numéro 3 et Imrân

Deep down I must have always known. That this would be inevitable, To earn my stripes I'd have to pay.

mars 2010
Tic. Tic. Tic. Les gouttes qui tombent inlassablement au sol, et toi qui ne peut t’empêcher de les ausculter comme si c’était la chose la plus passionnante sur terre. Ici, ça l’était. Dans cet enfer où même ce supplice de cliquetis te donnait l’impression que tu aurais mieux fait de mourir. Peut-être que tu l’es, dans le fond. Ces tortures. Ces heures passées sous cette lumière aveuglante. Ces semblants d’aiguilles qu’on te rentre dans le bras, déjà bleui de par leurs anciennes tentatives. Tu es recroquevillée dans le coin de ta « cellule », assise à même le sol comme si tu faisais la guerre au lit de fortune qu’on t’avait pourtant installé. Les bras entourant tes fines jambes, trop maigres. Quand tu ne fixais ni les gouttes, ni le sol, ton regard se portait sur tes jambes qui te donnaient l’impression de disparaitre sous tes vêtements. Peut-être qu’ils t’oublieront, que tu te dis. Oublie ça. Si tu crois qu’ils en ont fini de toi, tu te mets le doigt dans l’œil. Tu grognes presque, comme pour faire taire cette voix qui te rappelle que tu n’es rien. C’est ta seule amie. Et si on peut l’appeler amie, il faudrait sans doute en revoir les termes considérant ce qu’elle te disait. Sans elle, tu étais seule. Il te fallait la garder près de toi par tous les moyens possible et plus le temps passait, plus elle semblait vouloir rester. Tes doigts qui triturent le bas de ton pantalon qui était aussi brun que la saleté qui la recouvrait. Te cheveux te couvrent à demi la vue, mais pour l’instant il n’y avait rien à signaler. On t’avait apporté à manger au matin –du moins, on te nourrissait deux fois par jour – et tu savais qu’ils ne devraient pas revenir avant un moment. À moins qu’ils ne tentent une autre expérience sur toi, ce qui était franchement plus fréquent qu’il n’était humainement possible. Tu ne te rends même pas compte quand tu sombres dans le sommeil, si ce n’est lorsque la porte s’ouvre dans un fracas, te laissant échapper un petit cri. Telle une proie facile, tu te recroquevilles davantage, tu rentrerais bien dans le mur si c’était possible. Par contre, pour la première fois depuis ton arrivée ici, on ne vient pas te chercher avec force. Du mouvement, et le son de la porte qui se referme devant toi. Ta tête baissée, tu tentes de reprendre un rythme de respiration normale. Peut-être rêvais-tu encore. Et tu venais seulement de te réveiller. Quand tu te décides enfin à relever la tête, doucement, de longues minutes sont passées. Tes cheveux de feux rassemblés, emmêlés, tes prunelles finissent par croiser celles d’un enfant. Du moins, c’est ce qu’il a l’air. Tu es aussi apeurée que jamais quand tu te rends compte que c’est sans doute un autre plan machiavélique destiné à te rendre folle. « Ne m’approche pas! » Que ta voix parvient jusqu’à lui. T’es pathétique. Tiens, elle est là elle aussi. Tu chignes presque en serrant tes jambes contre ton torse, s’il pouvait t’oublier ça serait bien aussi.

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MessageSujet: Re: MILLIONS YEARS AGO ❱ sanlan (fb)   Dim 3 Sep - 17:38


   

   
MILLIONS YEARS AGO, mars 2010.

La pluie tombait depuis plusieurs heures déjà quand papa déboula dans l’abri, paniqué, oubliant jusqu’à la douleur lancinante dans sa jambe. « Ivan. Ivan… Il a disparu ! » Luka et toi échangeaient un regard. Rapide. Furtif. Deux frères ennemis qu’une seule chose uni, l’amour pour un frère plus jeune qu’eux. Il est le premier à réagir, attrapant ce qui ressemble brièvement à un couteau, ce petit objet qu’il avait bricolé à l’aide des débris de l’avion. Puis, il avait bondi hors de l’abri, bousculant papa au passage. Tu rattrapais le vieil homme pour l’aider à s’asseoir, cherchant à le rassurer aussi bien que tu le puisses. Tu échanges un rapide regard avec lui avant qu’il ne pose une main blessée sur ta joue. Ce qui serait votre dernier regard, votre dernier échange. Mais comment aurais-tu pu le savoir…

Comment aurais-tu pu savoir que tu te perdrais, toi aussi, sous cette pluie battante, t’enfonçant bien trop loin dans la jungle. Bien plus loin que tu ne l’aurais dû, criant le nom de ton petit frère à t’en arracher les cordes vocales. Mais Ivan ne pouvait pas t’entendre, personne ne le pouvait, la pluie s’écrasant avec fracas sur le sol dans un vacarme assourdissant. Personne ne t’entendait alors que tu t’enfonçais chaque seconde d’avantage sur le territoire sombre. Personne ne t’entendait alors que, lentement, une épaisse fumée noire t’entourait. Tu n’y prêtais pas, non plus, attention, bien trop préoccupé par la disparition de ton jeune frère. Mais comment aurais-tu pu savoir qu'en réalité, il était en sécurité sur le campement, qu’il s’était simplement perdu dans la confusion générale provoquée par la tempête naissante, et qu'apeuré, il s'était abrité sous un abri voisin alors que la pluie s’était abattue sur vous en torrent. Comment aurais-tu pu savoir que Luka avait fini par le retrouver, quelques minutes plus tard, à peine, alors que tu t'étais enfoncé dans la jungle, sans ne jamais te retourner. Personne n’aurait alors pu savoir que c’est toi, celui des deux qui, ce jour-là, allait disparaitre. Car, lentement, les griffes de la fumée s’étaient refermées sur toi, petit adolescent de dix-huit ans, à peine. Condamné à des mois de torture. A des mois de solitude dans un cachot sous-terrain humide et terne. Tu n’étais qu’un adolescent inconscient souhaitant retrouver son frère. Un adolescent qui ne voyait pas que, lentement, la fumée l'avait encerclé, que lentement la jungle fertile avait été remplacée par un épais nuage sombre. Quand tu avais fini par comprendre, tu n'avais pas eu le temps de réagir, perdant simplement connaissance alors que ton cœur battait la chamade.

Quand tu rouvres les yeux, tout est sombre et froid. Ton corps, inerte, est trainé par deux hommes vêtus comme dans tes livres d’histoire. Le monde tourne autour de toi dans la moiteur de souterrains. Tu ne comprends pas, cela n’a aucun sens. Tout ce dont tu te souviens, c’est de la jungle, de l’ile, de l’océan à perte de vue. Il te semble halluciner. Des souterrains. Tu clignes des yeux, luttant contre tes paupières qui se referment. Tu entends une grille que l’on ouvre. Rien ne te semble réel. Pourtant, la douleur est bien là alors que l’on jette ton corps sur le sol humide est froid. Rien n’a de sens. Tes paumes contre la terre sableuse et rouge. Tu tousses. Tu craches. Tu en as plein le visage. Ton corps peine à retrouver ses forces. Tu te redresses, tant bien que mal, à l’aide de tes bras endoloris, pour apercevoir une silhouette fantomatique. « Ne m’approche pas! » « Calme toi, princesse, j’ai mieux à m’occuper que de venir te coller au train… On est où là, c’est quoi cette merde ? Puis, t'es qui déjà? »
claude gueuse
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MessageSujet: Re: MILLIONS YEARS AGO ❱ sanlan (fb)   Lun 25 Sep - 20:23

Millions Years Ago.
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mars 2010
La torture qui ne s’arrête pas, les jours qui se succèdent sans que tu n’arrives à bien les cerner. Ils se ressemblent tous, car on te garde sous un drôle d’horaire quant aux repas qu’on t’apportent, même si tu ne les manges pas à chaque fois. Ce qui est plus incongru, cela dit, ce sont les moments où l’on vient te chercher. Ceux où on t’observe de tous les côtés possibles. Qu’on te piques de pleins d’aiguilles différentes. Tu te demandais si ça n’était pas mieux qu’ils t’effacent la mémoire à chaque fois. Tu n’aurais pas à te rappeler ce que tu endurais ici. En même temps, tu ne savais pas si cette perte de mémoire avait été voulue. Peut-être n’était-elle qu’un mauvais agencements de drôles de potions. Tu détestes lorsqu’ils te forcent à en avaler, mais c’est moins pire que bien d’autres maux qu’ils te font subir. Parfois, tu te demandes ce qui est pire entre restée seule dans ta cellule ou bien qu’ils te fassent subir ses choses, mais que tu sois entouré d’être vivants. Tu n’avais aucune idée que cette journée serait différente. Dans ce sous-sol, tu n’entends pas grand-chose. Ça va changer. Ils vont avoir besoin de plus de place. Quand la porte s’ouvre, tu te recroquevilles sur toi-même par peur qu’ils viennent t’emmener. Au lieu de cela, quelque chose de différent se produit. On fait entrer quelqu’un. Un jeune garçon. Tu es terrifiée et cette voix dans ta tête qui se fou de ta gueule. Tu te demandes qui il est. S’il fait partie de leur groupe. Il n’a pas l’air très mal en point, du moins, pas outre mesure. Est-il nouveau ici? Ou est-ce qu’il est envoyé par tes bourreaux pour te poser davantage de questions. « Calme toi, princesse, j’ai mieux à m’occuper que de venir te coller au train… On est où là, c’est quoi cette merde ? Puis, t'es qui déjà? » Trop de questions à la fois, tu serres tellement tes genoux contre ton corps que tu en as mal aux muscles. Ton souffle est erratique, comme si tu venais de courir un marathon. Tu ne sais pas ce que tu dois lui dire. Ne lui réponds pas, il est des leurs! Tes sourcils se froncent, quand tu l’observes tu ne vois rien de malin chez lui. En réalité, tu aurais aimé lui répondre. Tu l’aurais fait. Mais tu ne te souvenais de rien. « Je… Je ne sais rien… » Tagueule! Il vient sans doute vérifier si leurs tests ont fonctionné. Ta voix intérieure qui est trop violente, elle t’amène à fermer leyeux et venir poser tes mains contre tes oreilles.  « Arrête! » Que tu sommes à ta voix. À quoi bon mentir. Si tu te rappelais de choses, ils auraient peut-être redoublés d’ardeur. « Ils m’appellent Numéro 3. » Tu tentes de retrouver du courage, juste assez pour ouvrir les yeux et pouvoir observer à nouveau le garçon. S’il pensait avoir des réponses, il serait bien déçu… Et toi, tu te disais que cela faisait trop de jours que tu n’avais pas parlé à quiconque.
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MessageSujet: Re: MILLIONS YEARS AGO ❱ sanlan (fb)   Mer 27 Sep - 22:56


 

 
MILLIONS YEARS AGO, mars 2010.


Ton visage est encore couvert de cette poussière terreuse. Tes muscles, encore endoloris. Ton corps, meurtris d’avoir été trainé sur des kilomètres. Tu ne comprends pas. Rien n’a de sens. Tu te souviens encore du crash de l’avion, quelques semaines plus tôt. De ton frère, de tes frères. Vous aviez survécus. Tu te souviens, avoir serré ton benjamin contre toi, de nombreuses fois, pour le rassurer, pour le réconforter, avec pour seul abri, de la toile et des tôles. Et soudain, tout autour de toi n’est plus que de l’humidité et de la terre, comme si tu avais été projeté dans un autre univers, dans un autre monde. Rien n’a de sens. Des murs. Un semblant de prison. Et cette fille qui te regarde, comme le ferait un chien affolé. Une femme recroquevillée sur sa propre silhouette. Pale, meurtrie. Les questions fusent depuis tes lèvres, la poussant à se prostrer d’avantage. Ses bras tremblent de serrer ses frêles jambes contre son corps qui disparait dans l’obscurité du lieu. Sur son visage, blême, se lit la panique. La peur. L’incompréhension. Alors, tu esquisses un pas dans sa direction. Son regard qui se pose sur toi. Tu t’immobilises. Son hésitation. Ses sourcils qui se froncent, comme si elle réagissait à quelque chose que tu n’étais pas capable de voir, ou d’entendre. Et soudain, elle répond « Je… Je ne sais rien… » « Mais qu’est-ce… » Tu n’as pas le temps de poser la question qui te brule les lèvres, déjà ses mains ont relâchés la pression sur ses genoux pour venir se poser contre ses oreilles. Ses paupières se ferment aussitôt. Et elle hurle. Elle crie. Tu esquisses un mouvement de recul, désemparé et surpris. Tu restes là, immobile et confus, alors que sa voix résonne à nouveau, paisible et douce, comme si de rien n’était. « Ils m’appellent Numéro 3. » « Numéro 3 ? Numéro trois de quoi ? » Tu réalises qu’elle vient de rouvrir les yeux, qu’elle t’observe, curieuse et craintive. Alors, bien qu’hésitant, tu esquisses un pas dans sa direction. « Écoute, t’es pas un numéro, t’as forcément un prénom… » Lentement, prudent, tu t’agenouilles prêt d’elle pour te retrouver à sa hauteur. « Imran. » Tu hésites, le cœur battant. « Je… » Tu te ravises, tournes la tête, pour apercevoir les barreaux qui te tiennes prisonnier de ces lieux. « T’es là depuis quand ? »
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MessageSujet: Re: MILLIONS YEARS AGO ❱ sanlan (fb)   Sam 30 Sep - 21:05

Millions Years Ago.
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mars 2010
La voix dans ta tête n’a jamais été de tout repos. Elle est sèche, froide, méchante. Elle n’a que très peu souvent d’éloges à ton égard, voire à quiconque qui s’approche de ton sillage d’ailleurs. Mais, même si elle t’insulte, elle est la seule qui t’accompagne dans cette maudite solitude. Elle le sait. Elle en profite, telle la vipère qui doit récolter les souris de ton esprit. Tu la laisses faire le plus clair du temps, parce que ce ne sont que des paroles. Parfois, tu te demandes si ça pouvait être plus facile si tu la laissais prendre la place sur le pont. Tu te mettrais en pilote automatique et telle une furie sauvage, tu continuerais de te débattre contre tes bourreaux. Ce que tu avais cessé de faire depuis quelque temps. Tu pourrais la laisser prendre le relais, une fois de temps en temps. Tu te demandais même si c’était possible. Plus le temps avançait et plus cette idée te réjouissait. Peut-être un jour tu l’essayerais, si c’était seulement possible. Elle hurlait dans ta tête de ne pas lui donner les informations qu’il réclamait. Pour une fois, tu n’étais pas d’accord avec elle. Tu ne pouvais rien lui dire d’intéressant de toute façon, ils t’avaient tout pris. Ton nom, ta vie, ton histoire, ton identité. Il ne te restait plus rien que cette voix, donc qu’elle prenne une pause un petit peu. Il a l’air vraiment intéressé par ce que tu as à lui dire, mais tu peux déjà voir que tu le déçois. « Numéro 3 ? Numéro trois de quoi ? » Tu tournes un peu ta tête de côté, comme un chat qui aurait entendu un drôle de bruit. Tu ne savais pas pourquoi tu étais la troisième. Tu n’avais jamais cherché à trouver les autres. Ni même à demander où ils étaient. Ils n’auraient rien voulu te dire de toute façon. « Je sais pas. » Que tu répètes. Car tu ne sais rien. « Écoute, t’es pas un numéro, t’as forcément un prénom… » Tu hausses les épaules et l’observes se rapprocher de toi. « Ils m’ont tout enlevé. » Que tu lui dis en guise de réponse, ta main se levant et ton index pointant ton cerveau. Sauf moi. Je suis toujours là. Tes paupières restent fermées un bref instant quand la voix réapparait, comme pour la savourer. Quand tu le fixes à nouveau, ce jeune homme, il s’est agenouillé devant toi. « Je… » Il a l’air incertain. Soit il est un excellent comédien, soit il n’est vraiment pas avec eux. « T’es là depuis quand ? » Nouveau haussement d’épaules. « Je suis désolée. » Tu aimerais avoir des réponses pour lui. « Des jours. Des semaines. Je sais pas. Je ne me rappelle plus de rien. Qui sait combien de fois ils m’ont tout pris? » Qu’il te prouve qu’il n’est pas des leurs. Tu joues avec tes doigts, mais tu serres déjà un peu moins tes jambes. « On veut savoir quel est ton nom. Comment savoir que tu n’es pas des leurs? » Une chance que la voix est là pour te guider, encore et toujours…

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MessageSujet: Re: MILLIONS YEARS AGO ❱ sanlan (fb)   Sam 30 Sep - 21:36



MILLIONS YEARS AGO, mars 2010.


Tu la regardes. Avec douceur et bienveillance. Pas avec curiosité. Tu la regardes comme si tu étais capable de ressentir sa douleur, sa peine. Et peut-être que tu l’es, après tout. Combien de nuits avais-tu passé à veiller ta mère ? Ses cris, ses crises, ses périodes de perte de lucidité ? Tu reconnais ce regard, cet air confus. Tu sais qu’elle ne joue pas la comédie, parce que tu as déjà vu cet air perplexe dans le regard de celle qui t’avait donné la vie. Ces soirs où elle ne te reconnait plus. Ces soirs où elle te hurlait que tu n’étais pas son fils, où elle t’ordonnait de sortir de chez elle, te traitant d’inconnu. Elle n’avait jamais feint. Comme cette fille, perdue et apeurée assise devant toi. « Ils m’ont tout enlevé. » Tu n’es plus sur de savoir lequel de vous deux est le plus perplexe. Elle pointe son index contre sa tempe. Tu aimerais avoir le temps et la patience, comme tu avais pu l’avoir avec ta mère, mais pas aujourd’hui, pas maintenant. Ivan avait besoin de toi. Ton père avait besoin de toi. Tu devais retourner là-bas, sur la plage, auprès d’eux, auprès de tes proches, de ta famille. Tu devais partir d’ici, t’enfuir, quitte à l’emmener avec toi si tu le devais, si tu le pouvais. Alors, tu t’agenouilles près d’elle, pour qu’elle puisse scruter ton visage malgré la pénombre, et réaliser que tu ne représentes aucun danger pour elle. La rassurer, avant toute chose. Mais les questions fusent dans ta tête. Tu cherches des réponses, une échappatoire. Mais elle ne semble capable de t’apporter, ni l’un, ni l’autre. « Je suis désolée. » sont les seuls mots qui s’échappent à ses lèvres comme seule réponse. Ton regard, abattu, se pose sur elle, et tes lèvres esquissent un triste sourire, comme pour la rassurer sur le fait que ce n’est pas grave, que tu comprends qu’elle n’a pas les réponses que tu cherches, mais que tu ne lui en veux pas. « Des jours. Des semaines. Je sais pas. Je ne me rappelle plus de rien. Qui sait combien de fois ils m’ont tout pris? » Tu fronces les sourcils, légèrement. Après tout, elle semble avoir quelques réponses, malgré elle, sans vraiment s’en rendre compte. « Ils ? C’est qui ils ? Tu sais ce qu’ils nous veulent ? » Tu scrutes son visage, silencieux, hésitant. « Qu’est-ce que… Qu’est-ce qu’ils… » Qu’est-ce qu’ils t’ont fait. T’aimerais pouvoir poser la question, mais tu n’oses pas. Tu n’es pas sur de vouloir savoir, pas si la même chose t’attend. Tu n’es pas sur de vouloir comprendre ce qui a poussé son esprit à effacer l’intégralité de sa mémoire, ce qui lui fait si peur, et l’incite à être si méfiante. « On veut savoir quel est ton nom. Comment savoir que tu n’es pas des leurs? » On ? Tu esquisses un mouvement de surprise, mais te ravises aussitôt, réalisant que maintenant n’était peut-être pas le moment adéquat pour soulever un problème de schizophrénie sous-jacent. « Nolan ! J’m’appelle Nolan. Nolan Hawkins ! » Lentement, tu te laisses retomber sur le sol, pour t’asseoir à ses côtés, soudain silencieux, comme pour lui laisser le temps d’imprégner l’information. Puis, tu reprends. « J’ai un petit frère, Ivan… Il… Il s’est perdu dans la tempête et… Je le cherchais. Il est jeune, tout lui fait peur ici. La jungle, le bruit des vagues sur les rochers. Et il n’a pas amené Monsieur Pouggy alors… » Tu hausses simplement les épaules, conscient qu’elle ne devait pas comprendre un traitre mot de ce que tu lui disais, mais qu’importe après tout. Peut-être qu’elle était la seule personne à qui tu pourrais encore parler, avant qu’ils ne te fassent ce qu’ils lui avaient fait subir à elle. Alors tu voulais qu’elle sache, qu’elle sache qui tu es, et ce que tu as de plus cher au monde. Tu voulais que quelqu’un puisse te raconter qui tu étais, si jamais tu devais, un jour, perdre la mémoire, toi aussi.
claude gueuse
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MessageSujet: Re: MILLIONS YEARS AGO ❱ sanlan (fb)   Sam 30 Sep - 22:50

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mars 2010
Il ment.Ils ? C’est qui ils ? Tu sais ce qu’ils nous veulent ? » Te faire mal. Tu te mords la lèvre inférieure, tu ne sais pas ce que tu peux lui révéler. Il finira par le vivre tôt ou tard, de toute façon. Et si tu lui donnais des réponses, il pourrait t’en donner en retour. Après tout, tu ne savais rien de ce que tu n’avais pas vu entre ces murs. Où vous trouviez-vous? Est-ce que cette société était… marginale ou c’était la vie maintenant? Celle où l’on ne cessait de faire des tests? Tu ne savais rien. Une fois de plus. « Qu’est-ce que… Qu’est-ce qu’ils… »  Il n’avait pas besoin de terminer sa phrase, même si tu ne connaissais rien, tu savais qu’il avait peur de le demander. Toi, tu n’avais pas de filtre. Tu ne savais pas ce qui était poli ou non et s’il restait avec toi dans cette cellule, il valait mieux t’habituer à lui dire la vérité. « Des tas de tests. Je ne sais pas ce qu’ils veulent. Des piqures. Des trucs qui te font avaler et qui me font souffrir. Je… Ils sont méchants.  » Et tu n’en dis que peu. Car ils s’amusent à te faire mal, on le dirait bien. Tu ne sais pas ce qu’ils cherchent et encore là, rien ne justifierait ce qu’ils faisaient. Tu ne le lâches pas des yeux quand il affiche un air surpris, avant de s’asseoir à tes côtés. Maintenant que tu y portes bien attention, tu te demandes presque comment tu as pu penser qu’il était des leurs. Il y a quelque chose chez lui qui t’appelle. T’invites à t’ouvrir. Il détient une innocence que même toi tu n’as pas, alors que tu ne te souviens de rien. « Nolan ! J’m’appelle Nolan. Nolan Hawkins ! » Nolan. C’était un nom simple. Au moins, il en avait un lui! Quand il ouvre à nouveau la nouveau la bouche, tu n’as pas arrêté de je regarder. Comment pourrais-tu savoir que fixer ainsi était mal vu? « J’ai un petit frère, Ivan… Il… Il s’est perdu dans la tempête et… Je le cherchais. Il est jeune, tout lui fait peur ici. La jungle, le bruit des vagues sur les rochers. Et il n’a pas amené Monsieur Pouggy alors… » Une nouvelle fois, tu te mords la lèvre inférieure. « J’espère qu’il n’est pas un numéro. » Que tu commences, puis, tu lui demandes avec un léger qui se glisse sur tes lèvres : « J’aime quand tu parles. Tu pourrais continuer? » Une autre voix que celle de sa tête, c’était différent. « Et moi, j’essayerais de m’en souvenir. S’ils jouent avec ta mémoire. » Bonne chance! Le rire de la voix se répercute dans ta tête, mais tu ne l’écoutes pas. Pas pour l’instant.

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MessageSujet: Re: MILLIONS YEARS AGO ❱ sanlan (fb)   Sam 30 Sep - 23:17



MILLIONS YEARS AGO, avril 2010.


« Des tas de tests. Je ne sais pas ce qu’ils veulent. Des piqures. Des trucs qui te font avaler et qui me font souffrir. Je… Ils sont méchants. » Elle avait répondu. Sans que tu ne demandes vraiment. Sans que tu ne veuilles vraiment savoir. Elle avait répondu. Avec les mots d’un enfant. Des tests. Des piqures. Souffrir. C’était les seuls mots que ton cerveau avait bien voulu imprégner. Ceux qui avaient suffi à faire pâlir ton visage, à faire battre ton cœur un peu plus vite, l’espace d’un instant, le temps que tu reprennes le contrôle. Alors, tu finis par parler, le regard vide, perdu dans le vague, assis à ses coté, ta tête appuyée contre la paroi humide derrière toi. Tu ne prêtes pas la moindre attention à ses prunelles qui te scrutent. Tu parles. Tu racontes. Toi. Ivan. Tu as si peur de te retrouver à sa place, un jour, d’oublier, à ton tour, que tu aimerais pouvoir lui raconter toutes ces choses que tu ne veux pas oublier. Mais comment le pourrais-tu ? Comment pourrais-tu lui retranscrire la beauté du visage de ta mère, ce visage que tu aimerais tant revoir un jour. Comment pourrais-tu lui décrire le rire innocent d’Ivan ? Les blagues de ton père, ces moments de fou-rires en famille. Toutes ces choses que tu aimerais ne jamais oubliées, tu ne peux pas les raconter. Elles sont hors des mots. Elles sont des visages, des moments, des sensations. Ivan. Ton frère. L’espace d’un instant, tu te perds dans tes pensées, espérant qu’il va bien, que ton père ou Luka l’a retrouvé. « J’espère qu’il n’est pas un numéro. » Ton regard vient se poser sur son visage, le scrute, un instant. Elle semble sincère, alors tu souries. « Je crois que c’est moi qui suis destiné à en devenir un, de numéro ! » Sourire triste, mais sincère. Comme si tu réalisais ce qui t’attendait, ici, sous terre. « J’aime quand tu parles. Tu pourrais continuer? » Ton sourire se fait plus sincère. Véritable. Cela fait des semaines que tu n’as pas eu quelqu’un à qui te confier. Tu es trop timide, en retrait, effacé et rabaissé par ton ainé. Tu n’as pas osé aller vers les autres depuis que l’avion s’est crashé, préférant t’occuper d’Ivan, pour soulager papa et sa jambe brisée. Alors, tu n’as vraiment parlé à personne. Personne de nouveau. Personne ne s’est vraiment intéressé à toi ici. Ce qui est compréhensible, après tout. Ils ont tous vécus le même traumatisme que toi, ce crash aérien. Le deuil. La peur. L’envie de rentrer. Pourquoi se soucieraient-ils de toi ? Mais elle, si. Elle, elle semble se soucier, réellement se soucier de toi et de ce que tu as à dire de toi et de ta vie. Alors, tu souries, sincèrement. « Ivan est la personne que j’aime le plus au monde. Depuis la mort de notre mère, j’essaie de m’occuper de lui du mieux que je le peux, parce que papa, il… » Tu hésites, tu ne trouves pas les mots. Tu te rends compte du fait que ce que tu confies est vraiment personnel, intime. Et tu la connais pas, mais bizarrement, tu t’en fiches. « Depuis la mort de maman, il n’est plus vraiment le même, alors… » Soudain, le barreau grince. Le bruit de la serrure. Les montants qui glissent et coulissent. Soudain, deux hommes apparaissent, sales, habillés de haillons. Tu les observes, craintif, alors que deux mains viennent s’agripper à ton bras. Tu peux presque sentir ses ongles à travers le jean de ta veste, sa peur, alors tu la regardes, elle. Elle plutôt qu’eux. Mais, deux autres mains agrippent déjà ton autre bras. Elle s’agrippe à toi alors qu’ils t’arrachent à elle. Alors, elle hurle. Tu paniques. Ton cœur bat la chamade. Tu te débats. Tu ne veux pas partir. Tu veux rester là, avec elle, avec tes souvenirs. Parler d’Ivan, de toi, de tout et de rien. Tu ne veux pas partir, alors tu la regardes alors qu’elle hurle. Tu la regardes jusqu’à ne plus la voir, alors que les barreaux se referment sur la cellule dans laquelle elle continue de hurler...

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MessageSujet: Re: MILLIONS YEARS AGO ❱ sanlan (fb)   Sam 30 Sep - 23:44

Millions Years Ago.
Numéro 3 et Nolan

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mars 2010

C’était différent. Vivifiant presque. Tu pourrais écouter sa voix toute la journée. Un mélange entre une douce mélodie et une parole d’un sage. Tu t’y accroches, parce que c’est la seule chose qui est vraie dans cet endroit. Tu as besoin de quelqu’un vers qui te tourner pour ne pas devenir purement et simplement folle. Une personne qui sera là pour toi quand tu en auras besoin. Une, qui, tu ne le savais pas encore, mais qui te manquerait à un point inimaginable. Parce que sans Nolan, il ne restait que souffrance et cette voix. « Je crois que c’est moi qui suis destiné à en devenir un, de numéro ! » Un ami de cellule. Tu te demandais s’il lui ferait les mêmes tests qu’ils t’avaient faits, et pour la première fois depuis tant de jours tu te perdais à vouloir garder tes souvenirs. Parce qu’il était là pour toi. Parce qu’il te parlerait et que toi, en échange, tu pourrais lui raconter ce qu’il t’avait dit. Tu en faisais ta nouvelle mission, la seule et unique qui comptait désormais en ce bas monde. Il semble d’accord avec ton marché, car sa voix à nouveau s’élève dans la cellule. Tu fermes les yeux maintenant, pour en savourer chaque parole. Jusqu’à ce que sa voix semble trembler un peu. Quand il parle de son père. « Ivan est la personne que j’aime le plus au monde. Depuis la mort de notre mère, j’essaie de m’occuper de lui du mieux que je le peux, parce que papa, il… » Toi, tu en as un père? Tu ne t’en souviens pas. Il avait perdu sa mère, ça te faisait de la peine. Simplement. Comme si tu pouvais sentir sa douleur. Ta main frêle, glacée aussi se déplace alors pour venir prendre la sienne qui est étonnamment chaude. Mais tu n’aurais pas dû t’en douter, car il apportera toujours cette chaleur que tu désireras. « Depuis la mort de maman, il n’est plus vraiment le même, alors… » Tu aimerais pouvoir lui dire que tu es désolée, à nouveau. Mais la cellule s’ouvre devant vous, ils viennent le chercher. Déjà. Ils vont lui faire mal. Peut-être qu’ils ne le ramèneront jamais. Non. Cette voix qui retentit dans ta tête. Qui s’accorde à la tienne. Tu sais déjà ce que tu as à faire. Elle t’appelle, un sourire vainqueur aux lèvres. Pour une fois, elle est là. Pour faire écho à tes pensées. « LAISSEZ-LE! » Jamais tu n’aurais hurlé ainsi, toi. Tu es déjà derrière, à observer la scène avec un certain contentement, malgré tout. Ton corps continue de te débattre, de tenter de t’accrocher à lui, mais ils sont plus fort. Un autre homme doit entrer dans la cellule pour te retenir, quand tu continues d’hurler qu’ils te prennent à sa place.

[***]

La porte de la cellule s’ouvre et déjà tu te lèves pour accueillir le corps de Nolan, à demi-présent. Tu peux sentir le regard des autres enfants sur toi, sur lui.
C’est toujours la même chose. La même histoire qui se répète sans fin. De longues nuits sont passées, des jours, des semaines. D’autres jeunes peuplent désormais les cellules près de la vôtre, mais tu restes toujours aussi liée à Nolan. Le seul à pouvoir te toucher, ici. Tu accoures pour soulever son poids, mais tu faiblis rapidement, vos deux corps tombant sur le sol. Tu étouffes un soupire, de douleur, ils t’ont fait d’autres expériences pas plus tard que deux jours auparavant, et tu étais encore meurtrie. Il est sur le dos, tu te glisses jusqu’à lui pour pouvoir ajuster ton visage à la hauteur du sien. Tes deux mains entourent son visage et l’un de tes pouces caresse doucement sa joue déjà bleue. « Nolan? » Vous aviez pris l’habitude, chacun votre tour de tenter de vous raconter tout ce que vous saviez, seulement pour ne pas perdre la carte. « Dis-moi, quel est le nom de ton père?... » Seulement pour s’assurer qu’ils ne lui avaient pas pris sa mémoire, comme ils l’avaient fait avec la tienne.
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MessageSujet: Re: MILLIONS YEARS AGO ❱ sanlan (fb)   Dim 1 Oct - 1:08



MILLIONS YEARS AGO, avril 2010.


Les jours se suivent et se ressemblent. Inlassablement. Invariablement. Parfois, tu peines à te souvenir de comment c’était avant. De la sensation de chaleur sur ta peau, de la luminosité du soleil. Parfois, tu peines à te souvenir du visage de tes frères, de la douleur des mots de ta mère, du rire de ton père. Tu ne te souviens que de la moiteur des souterrains. Des cris des individus qu’elles ramènent. Des pleurs. La nuit. Le jour. Tu n’es même plus capable de différencier les jours des nuits. Le matin du soir. Si ce n’est à la fréquence des repas qu’ils vous ramènent. Tu ne te souviens pas de la plage. Il te semble avoir, à présent, passé plus de temps ici que là-bas. Pourtant dès qu’un nouveau visage vient s’ajouter à ceux qui hantent déjà les cellules, tu ne peux pas t’empêcher de leur demander des nouvelles. D’Ivan. De Luka. De votre père. Ils te disent que sa jambe va mieux, qu’il ne se sert plus autant de son bâton pour l’aider à marcher. Ils te parlent d’Ivan qui pleure ton absence, qui a peur de sortir, peur de parler aux autres enfants, et aux adultes. Ils te parlent de Luka, qui prend de plus en plus une place de leader sur le campement. Ils parlent, et tu écoutes. Vous écoutez. Numéro 3 écoute les paroles qui vous sont rapportées depuis l’extérieur avec autant d’attention que tu le fais. Elle semble noter mentalement chaque détail, chaque parole, comme pour tenir cette parole qu’elle t’avait faite, ce jour-là, le tout premier jour. Cette promesse de ne pas te laisser oublier.

Et quand tu tombes, c’est elle qui te relève. Quand tu flanches, c’est elle qui te remet sur pied. Quand des larmes naissent dans tes yeux, c’est elle qui sait les sécher, en te parlant d’Ivan, de ton père. Comme si elle les connaissait. Parce qu’elle les connait, à présent. Chaque soir, tu lui parles d’eux. De la peluche de ton petit frère. Des bagarres avec ton grand-frère. Des repas de famille. Tu lui racontes les histoires que maman vous racontait, chaque soir, pour vous endormir. Et les blagues que vous faisait papa. Et elle écoute, s’endormant sous la berceuse de tes paroles. Elle rit avec toi, parfois, quand vos esprits vous permet de vous évader, ensemble. Ta vie devient la sienne. Tes souvenirs deviennent les siens. Tu panses ses plaies. Elle panse les tiennes. Tu sèches ses larmes. Elle prévient les tiennes, des larmes que tu retiens. Car si tu sombres, tu sais que vous sombrerez tous les deux, ensemble. Les jours se succèdent et se ressemblent. Inconditionnellement.

Tes pieds, inertes, qui trainent sur la terre, y traçant un sillon alors que tu peines à rester éveillé. Ton esprit qui vacille sous la danse des flammes des flambeaux. Le monde qui tourne et danse autour de toi. Tu connais ces couloirs, malgré toi. Tu sais que tu ne tarderas pas à rejoindre ta cellule. A retrouver numéro 3, Hope comme tu l’avais surnommé. Symbole d’espoir. D’espérance. Parce qu’elle n’était pas un numéro. Quelques mètres à peine. Tu tentes de relever la tête, mais les forces te manquent. Tes yeux se referment déjà sous le poids de tes paupières. Les barreaux qui grincent. Un son que tu ne connais que trop. Ton corps qui se trouve projette en avant. Ton corps qui vacille. Les frêles bras de Hope qui te soutiennent. Vainement. Elle n’a pas plus de force que toi. Euphémisme. Vos deux corps qui tombent à la renverse. Ton dos qui heurte le sol, son corps tombant sur le tiens. Tu aurais grimacé de douleur si le contact frais de la terre humide n’avait pas été si réconfortant. Tu aurais hurlé de douleur si le fait de ne plus avoir a lutté pour rester debout n’avait pas été une délivrance. Tes yeux clos, tu peux sentir la fraicheur des mains de Hope qui encadrent ton visage. Le frisson qui parcourt ton corps. Tu peux sentir ton esprit lutter pour t’inciter à ouvrir les yeux. Pour voir son visage. Mais, tu n’y parviens pas. A bout de forces. « Nolan? » Ta lèvre inférieure réagit, tremble, mais se ravise. Tout ce que tu souhaites, c’est dormir. Dormir, pour ne plus jamais te réveiller. Pour ne plus jamais avoir à y retourner. Là-bas. Ces piqures. Ces mixtures qu’ils te font ingérer. Rien que d’y penser, tu peux ressentir ton estomac lutter contre un haut le cœur. « Dis-moi, quel est le nom de ton père?... » Tes poings qui se resserrent alors que tu luttes. Les images mentales qui se mélangent. Une autre vie. Un ailleurs. Des souvenirs qui s’entrechoquent. « Allen. » que tu finis par répondre dans un simple murmure. Un effort de trop. Ton corps fini par réagir, tu n’as que le temps de repousser Hope avant de te redresser pour vomir l’entièreté de la mixture que leur médecin t’a forcé à ingérer. Le silence. Étrangement, tu te sens mieux, plus alerte. Tu clignes des yeux, soulagé, avant de reprendre. « Allen Hawkins. » Tu passes ta manche contre tes lèvres, avant de poser ton regard sur la rouquine à tes cotés. « Et il est temps qu’on se barre d’ici pour que je puisse enfin te le présenter ! »
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MessageSujet: Re: MILLIONS YEARS AGO ❱ sanlan (fb)   Lun 30 Oct - 1:47

Millions Years Ago.
Numéro 3 et Nolan

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mars 2010
Il n’y avait que lui. À travers toutes ses journées de tortures qui se ressemblaient, la seule constante était la présence de Nolan. Il y avait d’autres enfants près de vous, vous pouviez leur parler aussi, mais les conversations n’étaient jamais aussi profondes qu’elles ne pouvaient l’être avec lui. Même la voix dans ta tête avait cessé de l’insulter, à croire que vous étiez toutes les deux complètement obnubilées par ce jeune homme. Pour une conversation profonde, on pourrait repasser étant donné qu’elles considéraient un seul passé sur deux. Tu ne connaissais toujours rien de ta vie antérieure et tu te demandais souvent s’il en était mieux ainsi. Tu te concentrais sur des choses bien plus importantes, en l’occurrence, Nolan qui était au sol, encore entre deux mondes. Ton cœur qui tambourinait dans ta poitrine, tes lèvres qui sont pincées, comme pour t’empêcher de laisser échapper un soupire de mal-être. Tu dois savoir qu’il est bien. Ils vous font subir tellement de choses que tu ne serais pas du tout surpris qu’un jour, l’un ou l’autre périrait aussi facilement que ça. Et ce n’était pas parce que vous n’aviez rien à qui vous accrocher, au contraire. « Allen. » Voilà pourquoi tu hoquetas de surprise quand il ouvrit la bouche, alors qu’un demi-sanglot sort de tes lèvres. Tu te rassois sur tes fesses, presque soulagée. Il le sait. Il est celui qui vous lie au monde antérieur, tu as besoin de ses histoires, toutes autant qu’elles sont. « Allen Hawkins. » Et comme toujours, il ne peut s’empêcher de dire avec un humour que lui seul détient. « Et il est temps qu’on se barre d’ici pour que je puisse enfin te le présenter ! » Tu aimerais tant être en mesure de vous évader d’ici. Parfois même, la dernière pensée qui traversait ton esprit avant de sombrer dans le sommeil était honteuse; si on te donnait la chance de sortir avec Nolan en laissant les autres enfants derrière vous, tu le ferais. C’était sans doute ce qui te différait ultimement de lui. Quand une femme apparaît ensuite pour l’heure du dîner, tu ne penses pas à tes actions avant que ton corps bouge d’un seul mouvement. Elle qui dépose d’abord ton plateau, puis se retourne pour donner celui à Nolan. Dans tes mains, la plaque de métal est presque brûlante, mais tu ne la lâches pas quand tu assènes un grand coup sur la tête de cette jeune femme. Son corps tombe d’un coup à un millimètre de celui de Nolan qui t’observe, plus surpris que tu ne l’es toi-même par ton geste. Une goutte de sueur perle déjà sur ton front, un sourire qui se glisse tout à coup sur ton visage quand tu te comptes de ce que tu viens de faire. Bien joué! Elle approuve, elle aussi. Alors, quand tu tends la main vers Nolan ta voix lui dévoiles : « Et c’est maintenant! » Tu jubiles presque, ne songeant pas une seule seconde à ce qui vous attend dehors. Quand tu te tournes vers l’entrée de cellule encore ouverte, ce n’est pas la sortie que tu vois. Mais bien un homme d’une carrure impressionnante qui entre dans la pièce vous servant de prison depuis si longtemps. Tu sens déjà que tout ça va mal se finir. Tu tentes de chasser les larmes de tes yeux, quand tu oublies la sortie et repose ton regard sur Nolan. Une si mince chance envolée…

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