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 Take me back to the days where the sky didn't end [Julian]

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MessageSujet: Take me back to the days where the sky didn't end [Julian]   Sam 2 Sep - 16:50


« I had a one way ticket to a place where all the demons go
Where the wind don't change
And nothing in the ground can ever grow
No hope, just lies.
»


Le sac tombe à ses pieds dans un bruit sourd. Sans un mot, tu le fixes intensément de ton regard dur comme la pierre puis ton visage se détend et tu hausses un sourcil en une question informulée. Tu sais qu'il viendra. Tu te doutes qu'il t'accompagnera chasser. Parce que tu le connais. Tu discernes ce qui se joue à l'intérieur de lui. Tu vois l'homme sans artifices. Tu sais que les responsabilités l'entravent et qu'il les endosse à contrecœur. Qu'il n'en a jamais voulu. Qu'il envie ta liberté. Celle qui te permet de partir quand bon te semble. Et partir, tu peux le faire sans crainte, puisque tu sais qu'il veillera sur votre famille quoiqu'il en coûte. Donc cette possibilité que tu lui offres, s'éloigner du campement pendant plusieurs heures, il ne la refusera pas. Alors que tu le dévisages, c'est toi que tu as l'impression de voir. Tu te reconnais en lui, dans son vécu, dans sa colère, dans ses cicatrices. Il est comme toi. C'est sûrement pour ça que tu fais ce pas vers lui aujourd'hui. Que tu entrouvres la porte. Parce que tu sais qu'il ne le fera pas. Et que vous en souffrez, tous les deux. De cette distance entre vous. De ce mur que vous avez érigé. De cette confiance brisée. Il te manque. Tu as besoin de le retrouver. De reconstruire ce lien qui vous unissait. Qui vous renforçait l'un et l'autre.
☆  ☆  ☆

Ça commence par un bourdonnement qui traverse ton tympan. Celui d'un insecte un peu trop proche de ton oreille. Puis ça enfle, petit à petit, comme si quelqu'un augmentait progressivement le volume. Au bourdonnement s'ajoute d'autres sons, des sifflements, des notes harmonieusement aiguës. De plus en plus intrusif. Et avant même d'ouvrir les yeux, tu sais que quelque chose ne va pas. Cette terre humide qui s'accroche à ton dos, ces cailloux granuleux qui rentrent dans ta peau, ces brindilles qui crissent sous le poids de ton corps allongé, cette odeur trop prononcée de sous-bois qui flatte tes narines. Tu n'es pas chez toi. Tu ouvres un œil, puis deux. Aussitôt aveuglée par l'éclat vif du soleil levant, tu les refermes et grimace avant d'effectuer une autre tentative. Il faut quelques secondes pour que tes prunelles s'habituent à la luminosité autour de toi. Et tu profites de ce temps pour essayer d'y voir plus clair dans ton esprit. Te souvenir. Te remémorer pourquoi tu es ici. Comment ? Ton instinct de survit te pousse à te redresser. Un peu trop précipitamment peut-être car aussitôt fait, tu sens que ta tête tangue. Comme si l'on t'avait porté un coup mais sans la douleur qui va avec. Tu es obligée de poser tes paumes bien à plat pour retrouver un peu de stabilité. C'est alors que tu te figes, choquée par ce que tes yeux viennent de mettre à jour. Tu es nue. Pas simplement dévêtue de tes couches de vêtements superficiels, comme il t'arrive de le faire de temps en temps au moment du coucher, non. Complètement et entièrement nue. Ta première pensée est celle d'une mauvaise blague mais tu réfutes aussitôt cette théorie. Le temps des farces est révolue depuis une éternité déjà. Alors l'adrénaline cours dans tes veines. Tu es aux aguets, guettant le plus infime des bruits qui pourrait trahir une présence humaine autre que la tienne, ce qui expliquerait éventuellement ton manque d'attirail, mais le seul écho qui te parvient c'est celui de ton cœur qui frappe avec frénésie dans ta poitrine. Bien malgré toi, ton souffle s'accélère afin de suivre le rythme de ses pulsations intrépides. Debout ! Il faut que tu te lèves, que tu restes en mouvement. Et tandis que tu te donnes des ordres, ton regard dévie sur la gauche et survole le toits des huttes bien reconnaissables du village abandonné. Peut-être que tes réponses se trouvent là-bas ? Et tes vêtements aussi ? C'est cette dernière éventualité qui te convainc de quitter les sous-bois.

Tu cours, aussi vite que te le permettent tes pieds nus sur la terre rocailleuse, priant pour que personne n'assiste à cet étrange spectacle de toi bondissant comme une nymphe des bois. Tu crois que tu en mourrais de honte si quelqu'un était témoin de ta course folle. Tu n'es pourtant pas de nature pudique mais tu te sais ridicule et c'est un aspect que tu préférerais éviter. Tandis que tu approches de ton but, des images te reviennent en mémoire. Celle d'une traque. D'une chasse qui tourne mal. Tu te revois courir. Une silhouette à tes côtés. Un ami qui hurle ton nom. Eris. Eris. ERIS ! Julian ! Merde ! Ton cerveau cesse d'irradier et ta main se porte à ton nez d'où le sang vermeil s'échappe. Tes doigts deviennent rapidement tout poisseux sans que le flot ne se tarisse. Tu changes de main puis pestes intérieurement pendant que tu passes le seuil de la cabane au centre du village. Sans t'en rendre compte, tu as appuyé tes doigts sur l'édifice, imprimant par la même occasion la trace écarlate de ta main. Tes pas t'ont conduit ici, poussés par ton instinct. Tu raisonnes, en te disant que les probabilités de trouver de quoi te couvrir sont plus grandes dans une plus grande hutte. Aussitôt la porte passée, tu t'immobilises alors que tes yeux se posent sur ce qui ressemble à des vestiges d'une vie passée. Des objets. Des vêtements. Hallelujah. Tu soupires de contentement, en viendrait même à sourire si tu osais. Tu ne sais pas comment c'est arrivé ici, ni a qui cela appartient mais c'est le dernier de tes soucis. Tu enfiles un débardeur qui te semble familier puis te glisse dans un short élimé que tu as du mal à fermer. De ton avant bras, tu essuies le sang qui a glissé jusqu'aux commissures de tes lèvres. Ton nez est sec à présent et la douleur fulgurante qui a traversé ton cerveau quelques minutes auparavant un mauvais souvenir.
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MessageSujet: Re: Take me back to the days where the sky didn't end [Julian]   Sam 2 Sep - 18:47

Take me back to the days where the sky didn't end.
You see her when you close your eyes
Maybe one day you'll understand why
Everything you touch surely dies

La peine. Le doute. Toutes ces questions qui tournent dans ton esprit. Ne pas comprendre. Des jours entiers à te poser les mêmes questions. Ne pas parvenir à te souvenir. Et ce bracelet à ton poignet. Petite tresse de cuir. Tout ce qu’il te reste d’elle. Tout ce qu’il te reste pour tenir. Pour ne pas perdre la raison. T’étais pas prêt à lui dire au revoir, à elle aussi. A elle non plus. En perdre la raison. Ne plus supporter rester là-bas, tel un lion en cage. Tourner en rond. Sans comprendre. Ne plus savoir pourquoi t’es là, comment t’en es arrivé là. Et tous ces visages que tu ne reconnais pas. T’exploses. T’es pas cet homme-là. T’es pas celui qu’ils ont voulu faire de toi. Toutes ces années à jouer un rôle. A faire semblant d’en être un autre. Parce que tu pensais y gagner la paix. Parce que tu pensais que les larmes cesseraient de couler. Parce que tu pensais que tu pourrais voir ton fils grandir. Mais t’avais eu tort. Vous aviez tous eu tort. La mort vous avez rattrapé. La mort vous rattrapait toujours. La mort vous rattraperait toujours.

Tu sais plus vraiment comment t’es arrivé là, adossé contre ce mur de pierre. Tu te souviens avoir erré pendant des heures dans la jungle. Avoir essayé de comprendre. Être retourné dans la plaine. Au bord de la rivière, là où tu t’étais réveillé. T’avais essayé de comprendre. Alors, t’étais revenu sur tes pas. Jusqu’au village. Parce que tout te ramenait toujours ici. Chaque indice. Les vêtements abandonnés. La disparition du fils d’Aella. L’épaisse brume, plus épaisse ici que nulle part ailleurs sur l’ile. T’essais de te souvenir, mais tu n’y parviens pas. Le petit canif dont tu te sers pour tailler des jouets à ton fils entre les doigts, tu essaies, machinalement, de comprendre. Tu te souviens de ce soir-là. D’Eris. Avoir quitté le campement avec elle. Tu te souviens. Avoir marché à sa suite. Et puis, plus rien. Mais t’essaies. Encore. En vain. T’ouvres la lame du canif, la referme. Machinalement. Nerveusement. Tu sais que tu détiens les réponses. Les éléments d’une réponse. Là, quelque part, dans ton esprit. Dans un recoin de ton esprit. Tu étais là ce soir-là. Tu dois te rappeler. La vie d’Eris en dépend peut-être. Celle d’Alec aussi. Tu grimaces. Tu peines à te souvenir. Des jours entiers à essayer, jusqu'à en perdre la raison. Te souvenir. Inlassablement, les mêmes images qui tournent en boucle. Et cette douleur sourde et invisible. Cette peine que tu ne parviens pas à faire taire. Le manque. La culpabilité.

Tu te souviens du son de sa voix. De la façon dont elle t’avait proposé d’aller chasser avec elle. Le ton froid. Le regard dur. Regard que tu lui avais rendu, en te contentant de te lever en guise de seule réponse à sa question. Des échanges froids et distants. S’éviter autant que faire se peut. Depuis ce jour-là. Sur le campement. Depuis la mort de Jack. Vos cœurs s’étant brisés à l’unisson sans que vous ne puissiez jamais échanger sur cette douleur. Sur cette peine sur laquelle vous étiez incapable de mettre des mots. Vous n’étiez pas de ces gens-là. Ni elle. Ni toi. Pas de ceux qui partagent leur peine. Pas de ceux qui ouvrent leur cœur. Pas de ceux qui dégueulent leurs sentiments dès qu’ils en ont l’occasion. Vous étiez tout l’inverse. Distants. Froids. Vous gardiez tout, comme une protection. C’était ce qui vous unissez. Ce que vous partagiez. Comme si vous étiez les seuls capables de vous comprendre, l’un l’autre. Mais la confiance avait été rompue ce jour-là. Dans les bois. Des années en arrière. Une confiance que tu n’avais plus su lui accorder. Que tu n’avais pas cherché à lui rendre. Te contentant de la garder à bonne distance. Ce qu’elle t’avait bien rendu, passant plus de temps dans la jungle que sur le campement. Brisée, comme tu l’étais. Mais libre de partir, ce que tu n’étais plus. Plus maintenant. Plus depuis que les responsabilités t’étaient tombées sur le coin de la gueule…

Tu la vois encore. Debout devant toi. Les lueurs orangées des flammes dansant sur son visage. Tu ressens encore l’hésitation. A cause de Dylan dans l’abri derrière toi. A cause d'Alexander qui dort probablement à ses côtés. Ta responsabilité, ton fardeau. Tu hésites, parce que tu n'as pas cette liberté dont elle joui. Tu dois être là pour ta famille. Une famille dont elle fait partie, d’une certaine façon. Comme la plupart des autres survivants. Mais à sa façon. De cette façon dont elle est la seule à savoir faire naitre la colère en toi, en un seul regard. Au simple son de sa voix. Parce qu’elle est ton égale. Parce qu’elle est comme toi. Parce qu’elle te renvoie ton propre reflet. Parce qu’elle te manque plus qu’elle ne le devrait.

Tu la vois encore esquisser un pas en arrière alors que tu te lèves, sans prononcer le moindre mot. Tu vois encore sa silhouette faire volte-face et s’éloigner vers la jungle. Puis plus rien, rien d’autre que ce bracelet au creux de ta paume. Ce bracelet qui ne la quittait jamais. Et le sang sur tes bras. Sur tes mains. Sur tes manches. Ce sang qui macule tes vêtements. Ne pas savoir. Ne plus se souvenir. Tu te souviens de la douleur sourde à ton réveil. De son sang sur tes vêtements. Tu te souviens en perdre la tête de ne pas te souvenir. De cette peur d’oublier son visage. Ces sourires furtifs. Tous ces non-dits, et ces mots échangés dont tu ne te souviens pas. Ces derniers moments partagés avant qu’elle ne te soit arrachée. Eris. Ta tête qui s’appuie lourdement contre la pierre. L’envie de fermer les yeux. De laisser couler des larmes que tu n’as jamais versées. Ne pas comprendre. Le souvenir d’Alicia. Culpabilité d’un autre temps. Ne pas savoir. Attendre. Patiemment. Des heures durant. Attendre. Des années durant. Pour comprendre l’incompréhensible. Ne pas avoir de réponses. Ne pas savoir. C’était la pire des peines, la plus cruelle des sentences. Le doute qui persiste.

Tout, dans ton esprit se mélange. Le passé et le présent. Eris. Nolan. Alicia. Reese et Amélia. October. Tes paupières qui se ferment. Tu ne sais pas depuis combien de temps tu n’as pas dormi. De toute façon, tu en es incapable. Tu en deviens exécrable. Ton visage qui se décompose alors que la culpabilité et la fatigue t’étreignent. Des sentiments confus. Le manque. La peine. Le deuil. Et cette colère sourde. Les larmes ne couleront pas. Elles ne coulent jamais. A croire que t’en es incapable. Incapable de te séparer de cette peine qui te rappelle que tu es vivant. Alors qu’elles, non…

Grimace de douleur. Tes yeux comme prison de tes fantômes intérieurs. Ta façon à toi de les garder près de toi. Lentement, tes paupières se rouvrent. Il ne reste que le désespoir et la solitude. Une perle brille aux coins de tes yeux. Un simple battement de cils, et elle disparait. Comme si elle n’avait jamais existé. Et tes yeux s’ouvrent sur cet endroit si paisible et désert. Cet endroit empreint d’une ambiance lourde et pesante. Assourdissant de silence. Malaise. Tu n’as jamais aimé cet endroit. Pas même durant tes mois d’errance, des années plus tôt. Tu l’avais toujours évité, ne supportant pas cette sensation, les poils qui se hérissent derrière ta nuque. Pourtant, alors que tu devines le jour se lever, tu ne peux t’empêcher de scruter la moindre de ces maisons. Tu ressens le besoin de ressentir cette atmosphère. Regarder ces pierres, comme si tu cherchais à te souvenir de choses que tu n’avais pas pu connaitre. Ces gens qui avaient vécus ici, où étaient-ils allé ? Que leur était-il arrivé ? Les questions t’assaillent alors que ton regard fini par s’immobiliser sur une des maisons, sur ta droite. La plus imposante d’entre tous, d’où un fin brouillard semble s’échapper lentement…

Alors tu réalises que le brouillard s'est levé, ce matin encore. Comme cette nuit là. Celle où ils avaient disparus. Comme cette nuit-là. Celle où le bateau s'était échoué sur les falaises. Ce brouillard, signe de mauvais augure. Lentement, tu te redresses, comme attiré par cette fumée opaque qui s'arrache de la timide ouverture. Lentement, tu t'avances, avant de réaliser que le brouillard prend, de plus en plus, possession des lieux. Lentement, venant mordre tes chevilles, tes mollets. Tu ne réalises pas que le brouillard se lève sans cesse d'avantage, devenant plus épais au fur et à mesure que tu avances vers cette immense battisse. Tu ne réalises pas que les épaisses battisses de pierres ne sont plus que des ombres autour de toi alors que tes doigts se saisissent de la porte entrouvertes, porte que tu ouvres d'un geste rapide et sur pour laisser apparaitre une silhouette...


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MessageSujet: Re: Take me back to the days where the sky didn't end [Julian]   Jeu 7 Sep - 22:20


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Vêtue, tu retrouves un peu de ton assurance et de ta dignité, ton dos se redresse, ton regard s'affirme. Et même si tu as l'air d'une aguicheuse dans ce short un brin trop court, c'est mieux que rien. Tu ne peux pas te permettre de faire la fine bouche. De toute manière, qui viendrait te balancer la remarque ? Ce serait vraiment la dernière chose à faire tant-il y a des préoccupations bien plus importantes. Tes yeux fouillent les objets au sol alors que tu te questionne. Il y a tout et n'importe quoi, on dirait une vieille brocante ou le butin d'un cleptomane. Quelle personne, un peu dérangée, aurait entreprit de rassembler des objets aussi hétéroclite dans cette ancienne hutte ? Tu secoues la tête. Pas le temps de t'égarer, tu as d'autres priorités. Trouver Julian.

Tu n'aimes pas la sensation qui comprime ta poitrine. N'importe qui n'aimerait pas ça. Tu es seule alors que tu ne le devrais pas. Julian a disparu et la seule chose dont-tu te souviennes distinctement, c'est sa voix qui t'appelle. Pourquoi ? Que s'est-il passé ? Tu cherches à remettre de l'ordre dans tes pensées afin d'y trouver un indice qui pourrait t'aider à comprendre. Mais ton esprit demeure obstinément stérile. C'est flou, les contours sont incertains, la trame du temps l'est aussi. Tes souvenirs ne sont plus qu'une immense toile d'araignée dans laquelle tu t'emmêles. Et plus tu creuses dans ton cerveau, plus le voile s'épaissit. De même que la douleur dans ton crane. Sifflant, tu fermes les yeux en portant une main à ta tempe.

Quand tu les réouvres, tu te rends soudain compte que cette nébulosité dans laquelle tu te débats n'est pas que ton imagination. Qu'un étrange brouillard, qui semble sortir des murs, atteins maintenant tes épaules. Tu frissonnes sans savoir pourquoi alors qu'il devient de plus en plus dense. Tu n'es pas femme à te laisser impressionner par si peu mais cette brume ne t'inspire rien de bon. Au creux de ton ventre, tu sens la peur qui s'éveille. C'est le petit plus qu'il te manquait pour perdre patience. Tu ne veux plus rester ici. Tu dois sortir. Avec énergie, tu t'élances vers l'accès qui te bloque l'extérieur. Qu'importe que tu te trouves encore pieds-nus et sans armes, tu es préparée à tout. A tout, sauf à ce qu'une main se pose sur la porte avant toi. Dans un hoquet de stupeur, tu bondis sur le côté opposé à l'ouverture et ton épaule tape sévèrement contre le mur. Tes pupilles déjà rondes, s'agrandissent davantage en découvrant le visage qui te fait face. « Julian... » La peur qui t'écrasait se dissipe aussitôt et tu soupires de soulagement en jetant la tête en arrière. Ta main glisse sur ton front, rafraîchissant brièvement ta peau puis termine sa course dans tes cheveux. « Y'a pas à dire, tu sais soigner tes entrées ! Mais putin, t'étais passé où ?! »
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MessageSujet: Re: Take me back to the days where the sky didn't end [Julian]   

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