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 Sing for the laughter - Sing for the tear ! [PV R.Archer - Mini mission]

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MessageSujet: Sing for the laughter - Sing for the tear ! [PV R.Archer - Mini mission]   Mer 21 Juin - 21:21


Le plus difficile était de se souvenir qu'il ne devait surtout pas siffloter. Il avait cette chanson dans la tête... Beaucoup trop joyeuse pour ces pauvres hères. Dreaming about the things that we could be... Il essayait de se rappeler où il l'avait entendue. Au bar, sans doute ; ils passaient toujours les mêmes. Les "tubes", comme ils disaient. Au début, il s'était efforcé de se convaincre que cet à-côté de son métier représentait une façon de se cultiver malgré soi. Puis, à force d'écouter en fond sonore la même chose que les clients des établissements où il montait la garde, il en était venu à éprouver des envies de meurtre pour un rien, un regard en coin, une remarque mal interprétée, un sourire. Et pourtant, avec sa formidable capacité de résignation, il s'était mis à siffler ces airs, comme tout le monde. Il tenta de se concentrer sur un autre, plus à son goût, et qui se prêtait moins à être sifflé en travaillant.

Là, ce n'était pas le moment. Plus tard, quand ils en viendraient tous à se dire qu'ils étaient peut-être là jusqu'à ce qu'ils crèvent, ils feraient appel à sa mémoire exacte des textes et des sons. Comme un chaman au coin du feu aux tout débuts de l'humanité, il chanterait pour leur rappeler une autre époque. Il se prit à rêver, en soulevant un corps plus lourd que les autres – ou était-ce lui qui commençait à fatiguer ? - au jour où ils viendraient eux-mêmes lui demander de mettre fin à leurs souffrances, ou à celles d'un autre. Ça viendrait, il suffisait d'être patient.

Le cadavre lui échappa ; il tenta de crisper ses doigts sur sa forme flasque, mais la laissa finalement retomber, dans une éclaboussure sombre qui lui sauta au visage. Il fit la grimace. L'idée d'enfoncer un bon coup de semelle dans ces tripes déjà molles le taraudait, mais ça non plus, ce n'était pas acceptable. Il se motiva en pensant aux vêtements. Les vêtements étaient récupérables. Personne ne l'avait vu, car il faisait ça derrière la muraille de rochers où il traînait ses fardeaux, mais il avait mis nus tous les morts, cinq ou six jusqu'à présent, il avait sommairement nettoyé leurs frusques des débris organiques qui s'y attachaient parfois, et les avait calés sous quelques cailloux pour les faire sécher. Les vêtements, pas les corps. Il était beaucoup trop tôt pour proposer une exploitation cannibalistique de la situation à ces pauvres agneaux traumatisés. Et quand ils y seraient prêts, il serait trop tard, bien sûr. Tsss...

En relevant le visage pour voir à quoi ils s'occupaient maintenant, tandis que les vagues secouaient le mort massif qui heurtait de son front broyé contre ses jambes, il reconnut le type qui était "désolé pour sa femme". En fait, il le reconnaissait doublement. Cette réalisation lui écarquilla brièvement les yeux, alors qu'il étudiait le visage caractéristique qui se présentait maintenant, au soleil convenablement réveillé qui les éclairait. Il savait qui c'était, à présent : il se l'était assez coltiné, celui-là, au cours de la croisière. Pas exactement dans la catégorie des clients faciles. Mais ça avait égayé son trajet. Il ne s'était pas ennuyé, et il avait noté toutes sortes de petits faits intéressants sur les effets de l'alcool sur le corps humain, et surtout sur l'esprit. Il avait absorbé ces petites observations comme un acteur de méthode qui prépare le rôle de sa vie, et avait réussi une fois à faire croire à sa femme qu'il était ivre mort.

Chaque fois qu'il repensait à sa femme, il avait envie de sourire. Cela aussi, il fallait le surveiller. En période de lune de miel, ce serait passé, mais là...

"Vous vous souvenez de moi, Ray ?" lança-t-il donc en conservant son sérieux, tandis qu'il enjambait sommairement le corps pour se rapprocher du type qui le rejoignait. Sa voix était plus essoufflée qu'il ne s'en serait douté, et sa main tremblait légèrement. Il avait peut-être un peu exagéré... mais vraiment, prendre du repos lui aurait paru dangereux. Et pas pour lui-même. Cette soudaine liberté totale entraînait son esprit à battre la campagne. "Tariq Jung, du service de sécurité. Désolé de ne pas vous avoir identifié plus tôt, mais... avec tout ça... Vous vous en êtes sorti, avec les blessés ?"

Il espérait fortement que cette fois, la situation était suffisamment grave pour qu'on ne le surnomme pas Rick, Ricky ou encore Ritchie, selon les fantaisies du moment.
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MessageSujet: Re: Sing for the laughter - Sing for the tear ! [PV R.Archer - Mini mission]   Ven 30 Juin - 17:46

D'un geste rageur, Ray jeta la compresse sale qu'il tenait dans ses mains et regarda une dernière fois l'homme qu'il avait essayé d'aider. Le pauvre type avait survécu au naufrage mais avait atterri sur la plage avec une plaie béante sur le torse et s'était lentement vidé de son sang sans que personne ne lui vienne en aide. Il n'aurait pas dû se sentir coupable pour un homme qu'il ne connaissait pas et qu'il avait tenté de soigner sans la moindre connaissance médicale mais il ne cessait de se dire que s'il l'avait aperçu avant de réconforter une gamine hystérique qui gesticulait sur le sable, il aurait pu faire quelque chose pour cet homme.

Machinalement, il essuya ses mains pleines de sang sur son jean avant de réaliser que ce n'était peut-être pas la meilleure chose à faire. Même si sur l'île, ils allaient devoir abandonner pour un temps la notion habituelle d'hygiène, se promener avec les vêtements imprégnés de sang ne figurait certainement pas dans le manuel du bon petit survivant. De toute façon, ils seraient vite secourus, il en était certain. Et alors, il pourrait tranquillement reprendre ses esprits et recouvrir la mémoire. Car s'il devait rester plus de deux jours ici... il était presque certain qu'il allait devenir fou. Le visage du mort était resté imprimé dans sa rétine et alors qu'il s'en éloignait pour rejoindre l'océan,  des images l'assaillaient, comme si son cerveau essayait de lui dire qu'il avait déjà vécu une telle situation. Quelqu'un était mort par sa faute, un jour. Cette idée n'avait rien de sensée mais encore une fois, Ray ne parvenait pas à se l'ôter de la tête. Sans se rappeler de qu'il était avant le naufrage, il était déjà certain qu'il n'était pas quelqu'un de bien. Et la pensée qu'autour de lui, des gens le connaissaient peut-être sans que lui ne se rappelle d'eux le mettait très mal à l'aise. Au fond, peut-être qu'il n'avait pas envie de savoir qu'il était avant le naufrage. Peut-être que cette catastrophe était un signe du destin, une sorte de seconde chance.

Il marchait toujours sur le sable, titubant légèrement à cause de la chaleur et de la fatigue. Au loin, il pouvait apercevoir l'un des hommes rencontrés au moment du naufrage, celui qui avait perdu sa femme et qui s'était proposé pour sortir les corps de l'eau. Même s'il tenait pas à être davantage en contact avec des cadavres, Ray se dirigea instinctivement vers l'homme, prêt à lui donner un coup de main. Ramener les corps sur la plage l'aiderait peut-être à apaiser cette culpabilité permanente qu'il ressentait. Même si personne ne pouvait plus rien pour ces malheureux, leur offrir une sépulture décente était la moindre des choses et cela l'empêcherait de penser à sa propre situation. S'approchant du bord de l'eau, il fit un signe de la main à l'homme tandis que ce dernier le regardait avec insistance. Lorsqu'il prit la parole, le corps de Ray se tendit légèrement et il dut se forcer pour esquisser un sourire. Exactement ce qu'il cherchait à éviter et il y était plus confronté plus tôt que prévu, alors qu'il n'avait pas eu le temps de réfléchir à ce qu'il allait pouvoir dire à tous ces inconnus. Tant pis, il allait devoir improviser. « Absolument pas, désolé. J'ai... » Il désigna la blessure à sa tête qui saignait encore un peu. « Enfin, j'ai pris un coup sur la tête et j'ai du mal à me rappeler de... pas mal de choses. Ça doit être le choc, ça ira mieux dans quelques heures. » Étant donné le vide qui tourbillonnait actuellement dans son cerveau, il n'y croyait absolument pas mais mieux valait rester positif, non ?

L'homme se présenta ensuite, un certain Tariq du service de sécurité. A son ton affable, Ray comprit qu'ils avaient dû faire connaissance avant le naufrage et qu'ils avaient sympathisé. L'homme semblait calme, exactement ce dont Ray avait besoin actuellement. « Comment on s'est rencontrés, exactement ? Sur le bateau ? »
Il adressa un nouveau sourire à Tariq et s'agenouilla devant les vagues qui venaient frapper régulièrement le rivage, avant de plonger ses mains tâchées dans l'eau. Le froid l'apaisa immédiatement ; tout en sachant que le sel n'aiderait pas à calmer la douleur de sa blessure à la tête, il passa ses mains humides sur son visage afin de se rafraîchir. « Ouais... Enfin non, pas trop. Je suis pas médecin alors j'ai fait ce que j'ai pu et les autres aussi. Heureusement, il n'y a pas beaucoup de blessures sérieuses, ceux qui étaient vraiment touchés sont... enfin... morts, quoi. » ajouta-t-il en désignant les corps sur le sable. « Je peux te donner un coup de main ? J'ai besoin de m'occuper. » Il se disait que Tariq comprendrait, lui qui venait de perdre sa femme était certainement fou de chagrin et devait occuper son esprit pour éviter de penser à ce qu'il avait perdu.
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MessageSujet: Re: Sing for the laughter - Sing for the tear ! [PV R.Archer - Mini mission]   Ven 30 Juin - 22:59

Pourquoi est-ce qu'ils s'obligeaient tout le temps à sourire ? Ce n'était pas agréable, ou bon pour la santé, si ? Il avait lu ça dans un magazine féminin stupide alors qu'il patientait dans une salle d'attente, mais s'il avait dû croire tout ce qu'un quelconque pseudo-médecin hippie faisait publier dans la presse de bas étage... Tariq, lui, ne pouvait pas sourire autant qu'il en aurait eu envie, et ressentait une espèce de hargne jalouse à l'égard de ce type qui aurait très bien pu manifester son stress et qui, au lieu de ça, s'appliquait à retrousser les coins de sa bouche sans raison. Une sorte de communication non verbale, comme chez les chimpanzés. Je ne te suis pas hostile. Bon sang, il le savait très bien, et d'ailleurs il lui aurait réglé son compte rapidement à la moindre menace d'agression ; il ne fallait pas le prendre pour un manche, non plus !

Son agacement reflua quand il réalisa ce qu'il pouvait tirer de cette nouvelle compagnie : un rempart par rapport aux autres, s'il savait la gérer et la supporter. C'est vrai, ils étaient tous si fragiles nerveusement qu'ils n'oseraient pas venir déranger deux types qui discutaient à l'écart, surtout s'ils transportaient des cadavres. Il accepta donc son aide d'un signe de tête, avant de lutter contre l'eau pour se rapprocher et d'examiner rapidement le crâne du type... Ray, celui qui faisait du scandale au bar et qui avait besoin d'être raccompagné à l'écart avec insistance.

"Vous aviez besoin de compagnie, je crois. Et une sacrée descente. Et une voix qui porte. Vous faisiez peur aux petites dames du pont supérieur... Mais on ne s'est pas accrochés, rassurez-vous. J'espère que ça va vous revenir parce qu'on a passé de sacrées fins de soirée," jeta-t-il d'un ton évasif, laissant deviner que ça avait pu être bien plus animé qu'il ne le disait, mais qu'au point où ils en étaient, autant laisser tomber ce genre de reproche potentiel, et tout prendre du bon côté. Ses souvenirs à lui étaient très précis, maintenant que ça lui était revenu ; mais il préférait s'en tenir au compte-goutte pour l'instant. Qui sait si ça pourrait être utile de mentir, dans un sens ou dans l'autre, plus tard.

Ray avait vraiment donné du fil à retordre à ses collègues, ceux qui faisaient ce métier avec leur conscience, ou plutôt qui en avaient une. Exactement le type de client qu'on aimerait voir chuter à la mer par une nuit sans lune, et qu'on ne regretterait pas ; mais Tariq avait une opinion légèrement différente : il y avait à apprendre de tels cas, c'était un peu comme zapper sur la chaîne culturelle. Pas forcément le fun absolu, mais toujours une bonne leçon à en retirer ; on partait en expédition par procuration, dans des jungles auxquelles on n'aurait jamais songé seul devant son agence de voyage favorite. Il n'aurait pas voulu que la blessure de Ray se révèle trop grave et l'emporte trop vite, la leçon ne faisait que commencer. Un alcoolique privé d'alcool, c'était la seconde partie de l'expédition, celle qui a lieu dans les grottes souterraines que les jungles cachent.

"On ne plaisante pas avec un coup sur la tête. Une commotion cérébrale ici, un coma, et c'est la fin. Pas de dames en blanc, pas de gentille perfusion... surtout, pas de scanners. Il va falloir vivre avec le doute, pendant quelques heures. Mieux vaut bien surveiller les symptômes."

Il n'avait pas trop envie de continuer à vouvoyer Ray à trop haute fréquence, quoique ce soit son mode d'expression naturel ; ça aurait pu passer pour de la froideur, et ce n'était pas le moment. Alors, il évitait simplement les pronoms directs. Surveiller son langage dans les circonstances de stress les plus intenses était devenu une seconde nature chez lui, ça ne lui demandait aucune difficulté. Au contraire, c'était un petit jeu qui le détendait. Mais il revint au vouvoiement au moment d'ajouter :

"Et... Pas la peine de sourire, si vous n'en avez pas envie. On apprend à repérer ça, dans mon métier. Vous avez le droit de craquer, Ray : comme tout le monde."

Là, il pouvait, puisqu'il disait quelque chose d'aimable. Enfin, il avait l'impression que c'était aimable. Parfois, avec les critères différents de chacun, il avait du mal à juger. D'ailleurs, sans y songer, ce "comme tout le monde" qui s'adressait à tous les autres sauf à lui laissait entrevoir cette difficulté fondamentale d'identification. Il la balaya en soulevant à nouveau le macchabée à ses pieds, et fit signe à Ray de suivre le mouvement. D'abord ils allaient le traîner à pied sec, et ensuite ils le porteraient derrière la barrière rocheuse, avec le reste. Devant la confusion de son assistant improvisé, il faisait ce qu'il n'aimait pas tellement faire : il prenait la direction des opérations.

"Vous n'êtes plus seul maintenant, c'est le groupe qui vous portera si vous en avez besoin. Et réciproquement. C'est bien le seul avantage de telles situations."

Ses paroles apaisantes et sa voix pleine de sollicitude contrastaient de manière de plus en plus drastique avec le spectacle odieux qui se profilait tandis qu'ils contournaient les rochers. Là, sur une petite grève surplombée de rocs dangereusement découpés, les cadavres plus ou moins éventrés ou gonflés d'eau reposaient où il les avait jetés, dans des postures grotesques ; ils étaient dépouillés de leurs vêtements, qu'il avait étalés sur une roche plate en hauteur, exposés au rayon du soleil, et calés par des blocs qui les empêchaient de s'envoler. Il y avait visiblement apporté beaucoup plus de soin qu'aux corps des défunts.
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