BIENVENUE SUR LEGEND OF PACIFIC !
Le forum est librement inspiré de l'univers de la série Lost, les disparus. Il est ouvert depuis le 3 le mars 2010..
Inscrivez-vous et rejoignez l'aventure !


BIENVENUE A POW DANS LE STAFF DE LOP !


Partagez | 
 

 Standing when i'm dying. (Calvagh)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
★ Survivant ★
avatar
★ Born to run ★
~ MESSAGES : 415
~ PSEUDO : Margot.
~ AVATAR : Blake lively
~ DC(S) : Maxyne, baby rebel
~ CRÉDITS : lux aeterna (avatar)
~ ÂGE : 30 ans
~ MÉTIER : Chasseuse
~ HUMEUR : sacrifiée
★ ★ ★

MessageSujet: Standing when i'm dying. (Calvagh)   Sam 17 Juin - 4:41



We Both deserve what is coming now

elle avait trahi, elle avait menti, fourvoyé les siens et elle ne retirait aucune fierté de cela. Maintenant, elle n'avait plus le droit de reculer, elle n'avait pas le droit d'abandonner parce qu'alors, cela serait une trahison qu'elle ne se pardonnerait pas. Elle leur devait, à sa famille, à ses amis, à chacun d'eux. Elle était prête à subir les regards et les interrogations, à fuir les siens pour leur apporter un soulagement. Elle savait qu'elle pourrait périr entre les mains du docteur ou de l’agonie imposer sans scrupule par cette malédiction mais peu importe le destin qui l’attendait, elle avait confiance de le fait que cela pourrait les sauver. Elle ferma un instant les paupières, le visage de Dorian lui venant aussitôt à l'esprit, son cœur se serra douloureusement. Elle l'avait laissé se sacrifier tant de fois, pour eux alors qu'elle aurait dû intervenir, elle aurait dû protéger son ami au moins autant qu'il cherchait à les protéger. Aujourd'hui, c'était à son tour de se sacrifier et elle espérait sincèrement qu'au moment venu, il comprendrait, il accepterait.

Elle inspira l'air frai, comme une bouffée d’encouragement, une tentative pour se sentir vivante. Son esprit était fort, déterminé mais son corps était affaibli, un poids. Sa santé semblait se détériorer comme pour lui signaler qu'il était temps de se presser, de passer à l'action. Aaron n'était plus en danger, une paix était plus ou moins négocier, les obstacles étaient renversés. Il était temps que Calvagh honore sa part du marché quand bien même cette dernière n'était sans doute pas la plus compliquée pour lui. Faire des expériences sur elle était sans doute moins pénible que de se prétendre allié, rallié à leur cause, prêt à aider. Parce que oui, elle avait été surprise et soulagée de le voir convaincre mais jamais elle n'avait oublié que ce n'était qu'un leurre, un jeu de dupes pour des aspirations bien plus sombres. Était-elle elle-même dupée ? Elle devait croire que non parce que la silhouette du médecin se dessinait sous ses yeux alors que son ventre se nouer. Bien sûr qu'une petite voix intérieure lui crier de tout arrêter mais son cœur s'emballait, lui soufflant que c'était ce qu'elle devait faire.

Elle se planta devant le brun avec ce regard déterminé qu'elle avait toujours tâché d’afficher face à lui. Elle voulait sembler forte mais elle savait qu'il voyait ses yeux brillants, ce corps fiévreux, elle savait qu'il voyait la bataille qu'elle menait pour donner le change. « Tu es prêt ? ». C'était presque ironique comme question, il n'était pas celui qui se faisait volontairement cobaye, il n'avait aucune raison de ne pas être prêt. Non, elle voulait seulement s'assurer que leur contrat tenait toujours et dans les mêmes termes qu'ils l'avaient conclu, elle voulait en avoir la certitude avant de lui ouvrir ce qui allait devenir son lieu de torture. « Personne ne doit savoir. ». C'était le plus important, si quelqu'un l'apprenait, il n'y avait aucune chance que ce plan puisse fonctionner. Il fallait qu'elle lui rappelle, elle en avait besoin.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
★ Survivant ★
avatar
★ Born to run ★
~ MESSAGES : 443
~ PSEUDO : Pow
~ AVATAR : Henry Cavill
~ DC(S) : Sora/Amélia/Doherty/Clarke/Adrian
~ CRÉDITS : Stace
~ ÂGE : 37 ans
~ MÉTIER : Chirurgien Obstétrique/Pédiatrie
~ APTITUDES : Cal est chirurgien confirmé, spécialisé dans l'obstétrique, le néonatal et la pédiatrie. Sur l'île il a mit au service de tous ses compétences de médecin.
C'est un excellent lanceur de couteau, depuis le début de sa croisade contre les Natifs il s'est entraîné chaque jour.
~ HUMEUR : Torturé
★ ★ ★

MessageSujet: Re: Standing when i'm dying. (Calvagh)   Lun 26 Juin - 17:07



We Both deserve what is coming now  

La rencontre sur la plage, la mission d’émissaire, avait bouleversé tes plans concernant ton avenir dans le village des Natifs. Tu avais prévu de gagner leur confiance, de leur faire croire que tu travaillais à les soigner, mais tu n’avais pas réellement l’intention de leur apporter un remède, une cure. Non, qu’ils agonisent ne te posait aucun problème de conscience. Tu étais en paix avec cette décision. Tu ne servais que ton intérêt en jouant un rôle qui servait ton objectif final : annihilé ceux que tu jugeais responsable de la mort de tant d’entre vous, responsables des crashs et de tant de souffrance et de malheur. Mais tes certitudes et tes plans avaient changé suite à votre mission sur le campement. Lorsque tu avais appris que l’une des vôtres était atteinte du mal qui rongeait petit à petit les natifs. La donne avait changé, c’était aussi simple que cela. Tu étais face à une décision importante à prendre. Tiendrais tu ta résolution de couper tous liens avec les survivants qui t’avaient jugés et condamné à tord, battu, malmené, méprisé puis réhabilité par intérêt ou changerais-tu tes noirs dessein pour venir en aide à ceux qui étaient autrefois tes amis ? Marley. Elle était la seule personne qui te restait désormais là bas. Elle était si jeune, si seule aussi, ta fille.

Pour elle tu te devais de cesser de feindre. Tu te devais de trouver un remède. Un traitement. Pour la sauver. Pas pour eux, mais pour elle. Parce qu’elle méritait de vivre, de devenir mère, de se marier, de quitter cette île. Pour cela elle devait vivre le plus longtemps possible. Et cela demandait d’essayer de trouver un remède. De t’impliquer, de bouleverser le plan que tu avais eu le temps d’élaborer dans ta cellule. Parce que la vie de Marley était plus précieuse à tes yeux qu'une vendetta. Tu savais que Erin aurait été d'accord avec toi sur ce point. Les enfants étaient vôtres priorité. Toujours. Mais renoncer à ton projet te coûtais, l'idée de les sauver ... Cela te rendait fou. Pourtant, ils seraient avant tout tes cobayes, tu ne prétendais pas pouvoir les guérir en deux jours, pas après des années des recherches infructueuses. Mais l'idée te rendais fou. Mais il te fallait continuer et servir tes intentions au mieux. Gagner leur confiance, t'intégrer comme l'un des leurs. Puis frapper et disparaitre. Tel était le plan. Tu travaillais sur les registres de recherche des Caviezel depuis des jours, sous bonne garde, dans une annexe à la cabane de la Rouquine. Chaque jour tu y étais conduit, depuis ta cellule, pour y travailler. Mais ce soir, les registres t'avais été enlevé comme d'habitude, mais tu avais pu continuer à travailler sur tes notes, sur tes pistes de recherche. Sans surveillance. Un progrès. Il faisait nuit. Quand elle vint. Le regard fiévreux, le teint pale, les cheveux humides de transpiration. Elle donnait le change mais elle était affaiblit. « Tu es prêt ? Personne ne doit savoir. » Elle semble ne tenir que par la force des nerfs. Il faut lui reconnaitre cela, le défi, le courage qui flambe derrière sa façade de bravoure alors que la fièvre l'a fait vaciller. "Assied toi. Avant de t'évanouir." Voix bourrue et érailler, tu ne croules pas sous les visites depuis ton arrivée chez les natifs, tes contacts sociaux ont été limité. Même si tu es bien traité ils restent très méfiants vis à vis de toi. "Enlève ton haut."

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://paulineskitchen.wordpress.com/
★ Survivant ★
avatar
★ Born to run ★
~ MESSAGES : 415
~ PSEUDO : Margot.
~ AVATAR : Blake lively
~ DC(S) : Maxyne, baby rebel
~ CRÉDITS : lux aeterna (avatar)
~ ÂGE : 30 ans
~ MÉTIER : Chasseuse
~ HUMEUR : sacrifiée
★ ★ ★

MessageSujet: Re: Standing when i'm dying. (Calvagh)   Jeu 13 Juil - 6:54



We Both deserve what is coming now

Elle avait peur, évidemment mais elle ne l’avouerait jamais. À quoi bon ? En parler revenait à prendre le risque de reculer, de renoncer. Elle voulait que ce sentiment reste noyé, enfoui en elle. Avoir peur n’était pas une honte, cela donnait du sens au courage, lui prouvait qu’elle n’était pas insensée. Ce n’était pas de la pure folie, tant qu’elle ressentait cette peur et qu’elle se battait contre elle, c’était la preuve que tout cela résumait d’un choix. Le choix de lui faire confiance, de croire qu’il pouvait les sauver. « Assied toi. Avant de t'évanouir. ». La blonde ne se fit pas prier même si une part d’elle aurait voulu se montrer rebelle, lui dire qu’elle allait parfaitement bien mais, elle n’était pas stupide. Ava était une personne sachant distinguer la détermination de l’obstination. Elle était forte et avait ses idées mais elle comprenait sans mal quand il fallait se montrer raisonnable et faire preuve de sagesse. Elle passa une main sur son visage fatigué, elle était presque soulagée de pouvoir perdre la face un instant, de ne pas avoir à se cacher, à faire croire qu’elle était en santé. Elle ne ferait jamais tomber complètement le masque, elle ne voulait pas faiblir devant lui mais elle ne pouvait pas -et elle n’avait pas- à bluffer sur son état.

Elle observait le médecin, il était chef des opérations maintenant, elle était celle qui allait obéir. Elle était celle qui allait être à sa merci alors qu’il avait était forcé de plier devant les siens, mis à genoux. À quel point la haïssait-il ? Cette question était sans doute inutile mais elle résonnait encore et encore dans l’esprit d’Ava. « Enlève ton haut ». Elle s’exécuta non sans baisser le regard, sa peau frissonnant instantanément alors que ses doigts fins et glacés effleuraient sa peau blanchâtre. Elle mordit légèrement ses lèvres, elle savait bien que dans de telles circonstances s’était futile mais, elle se sentait mal à l’aise, dévêtue devant lui. Il n’était pas là pour juger son physique, il n’était pas son amant et pourtant, elle se sentait vulnérable, effrayée par l’idée que ses prunelles azures se posent sur son corps. « Je peux te demander quelle est la suite des réjouissances ? ». Bien malgré elle, sa voix était anxieuse. Elle ne savait pas pourquoi elle demandait, après tout savoir ne l’aiderait probablement en rien.





Hj - désolée du retard, je suis malade depuis deux semaines et contrairement à Ava je suis plus en mode "je vais mourir" que warrior 83
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
★ Survivant ★
avatar
★ Born to run ★
~ MESSAGES : 443
~ PSEUDO : Pow
~ AVATAR : Henry Cavill
~ DC(S) : Sora/Amélia/Doherty/Clarke/Adrian
~ CRÉDITS : Stace
~ ÂGE : 37 ans
~ MÉTIER : Chirurgien Obstétrique/Pédiatrie
~ APTITUDES : Cal est chirurgien confirmé, spécialisé dans l'obstétrique, le néonatal et la pédiatrie. Sur l'île il a mit au service de tous ses compétences de médecin.
C'est un excellent lanceur de couteau, depuis le début de sa croisade contre les Natifs il s'est entraîné chaque jour.
~ HUMEUR : Torturé
★ ★ ★

MessageSujet: Re: Standing when i'm dying. (Calvagh)   Ven 14 Juil - 17:38



We Both deserve what is coming now  

Tu es brusque avec elle. Volontairement. Parce que malgré la décision que tu as pris, de réellement travailler à trouver un remède tu n’as aucune confiance en elle, en eux. Ils restent si différents de vous et ta décision n’efface en rien ce qu’ils sont capables de faire pour arriver à leur fin. Tant de sang a été versé par eux, pour leur survie, et ils vous accusent d’être des monstres ? Tu ne veux pas te laisser toucher par elle, par sa vulnérabilité, par son dévouement, son courage. Tu ne veux pas éprouver quoi que ce soit pour elle, ni de l’empathie ni de la pitié. Elle ne doit être qu’un cobaye. Parce que tu le sais, si tu la laisse te toucher « émotionnellement », tu essayeras de la sauver, de lui ouvrir les yeux et tu commettras une erreur qui te coutera tout. Qu’importe à quel point tu peux trouver son attitude méritoire. Elle ne doit être qu’un sujet d’étude. La ménager, prendre en compte ses sentiments ne doit pas t’aveugler. Ni ses grands yeux voilés par la fièvre et sa peau pâle. Tu n’es après tout qu’un homme. Et elle une très belle femme. Tu ne devras jamais baisser la garde. Jamais la laisser entrer réellement dans ta tête, simplement le lui laisser croire. Gagner sa confiance mais ne jamais totalement donner la tienne. Elle ôte son haut sans rechigner, sans marquer le moindre mouvement de recul, elle baisse simplement les yeux. Montrant ainsi sa pudeur, sa gêne. Tu n’avais pas pensé... L’idée ne t’avait pas effleuré. Que les natifs ne portaient pas de soutien-gorge. L’espace d’un instant la honte te brûle les joues. Puis tu reprends ton rôle de médecin. Tu as vu ton contant de poitrine nue au cours de ta carrière. Tu restes un médecin, un professionnel. Tu poses tes doigts sur sa nuque, l’encercle de part et d’autre, effectue des mouvements, arrières, avants, aucune gêne. Tu relâche ta prise sur sa gorge. Consigne quelque chose dans ton carnet de note. « Je peux te demander quelle est la suite des réjouissances ? » Tu la regarde rivant tes yeux à son visage pour ne pas l’embarrasser plus encore. « J’effectue des tests préliminaires. Je regarde si tu ne présentes aucun symptôme typique d’une maladie infectieuse, d’une pathologie génétique. Les notes de la Rouquine sont assez complètes, mais ses méthodes et ses connaissances sont anciennes, elle n’a envisagé aucune pathologie moderne. Au vu de l’âge de ses registres, je suppose que ses connaissances lui viennent de ses ancêtres, je dirais que vous êtes arrivés ici au début du 20e siècle, fin du 19e maximum. Or les connaissances en médecine étaient plutôt faibles à l’époque. Lève-toi et essaye de toucher tes orteils, descend aussi bas que tu peux sans plier les genoux. » Tu essayes de rester froid, clinique. « J’ai bricolé quelques outils d’oscultation avec ce que vous avez pu me fournir. Assied toi à nouveau ensuite, tu tiens à peine debout et il faut que j’évalue ta poussée de fièvre. » Un brin de sollicitude pointe dans ta voix et cela t’exaspère. Pourquoi son courage te touche-t-il autant ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://paulineskitchen.wordpress.com/
★ Survivant ★
avatar
★ Born to run ★
~ MESSAGES : 415
~ PSEUDO : Margot.
~ AVATAR : Blake lively
~ DC(S) : Maxyne, baby rebel
~ CRÉDITS : lux aeterna (avatar)
~ ÂGE : 30 ans
~ MÉTIER : Chasseuse
~ HUMEUR : sacrifiée
★ ★ ★

MessageSujet: Re: Standing when i'm dying. (Calvagh)   Mer 26 Juil - 6:20



We Both deserve what is coming now


Elle se laissait manipuler comme une vulgaire poupée de chiffon, elle se pliait à ses mains. Elle était celui qui savait quoi faire, celui en qui elle devait avoir foi. Ce n’était même plus une histoire de confiance, il était leur seul espoir. Elle gardait cela à l’esprit pour ignorer cette gêne qui persistait, à moitié nue devant lui. Elle se concentrait sur l’objectif pour oublier qu’elle était vulnérable, qu’elle se dévoilait plus qu’elle ne l’avait jamais fait aux yeux d’un homme que beaucoup des siens considérait comme un ennemi. Et elle, comment elle le considérait ? Il était un médecin, un espoir et un être à qui son peuple avait tout pris, elle avait vu la noirceur dans ses prunelles pourtant si clair mais il n’était pas son ennemi. Elle ne pouvait pas le considérer comme tel en lui laissant sa vie entre ses mains, elle n’était pas certaine de pouvoir le considérer comme un allié non plus mais, elle éprouvait pour lui de l’empathie et bien malgré elle, elle avait confiance. Était-ce son esprit qui se montrait naïf ou son cœur trop généreux ? « J’effectue des tests préliminaires. Je regarde si tu ne présentes aucun symptôme typique d’une maladie infectieuse, d’une pathologie génétique. Les notes de la Rouquine sont assez complètes, mais ses méthodes et ses connaissances sont anciennes, elle n’a envisagé aucune pathologie moderne. Au vu de l’âge de ses registres, je suppose que ses connaissances lui viennent de ses ancêtres, je dirais que vous êtes arrivés ici au début du 20e siècle, fin du 19e maximum. Or les connaissances en médecine étaient plutôt faibles à l’époque. Lève-toi et essaye de toucher tes orteils, descend aussi bas que tu peux sans plier les genoux. ». Son regard était planté dans ses yeux bleus, si troublant. Elle espérait que la réponse serait dans cette nouvelle médecine, elle était soulagée d’entendre qu’ils n’avaient pas explorer toutes les pistes. En quelques phrases, il avait fait briller l’espoir, laissant un infime sourire mystérieux étirer ses lèvres. Doucement, elle se releva. « J’ai bricolé quelques outils d’oscultation avec ce que vous avez pu me fournir. Assied toi à nouveau ensuite, tu tiens à peine debout et il faut que j’évalue ta poussée de fièvre. ». Sa voix si distante ne l’était plus autant, lui faisait-elle pitié ou était-ce tout autre chose ? « Compris, je vais tâcher de ne pas m’évanouir. ». Un léger gloussement s’échappa de sa bouche, un gloussement plus nerveux qu’autre chose mais soit. Elle courba son dos, ses muscles endoloris par les courbatures laissés par les poussées de fièvre, elle parvînt tant bien que mal à toucher ses orteils, du bout des doigts. Quand ce fut bon, elle se redressa pour retourner s’asseoir, se sentant un peu étourdie. À quel point l maladie avait-elle progressé ? Cette question la hantait à chaque fois qu’elle constatait qu’elle était de moins en moins capable et son cœur se serrait douloureusement. « Calvagh… qu’est-ce qui t’a poussé à devenir médecin ? ». Parce que les natives prenait le travail dans lequel ils étaient le plus apte à aider leur peuple. De ce qu’elle avait cru comprendre, les choses ne fonctionnaient pas ainsi dans cet autre monde, loin de l’île.



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
★ Survivant ★
avatar
★ Born to run ★
~ MESSAGES : 443
~ PSEUDO : Pow
~ AVATAR : Henry Cavill
~ DC(S) : Sora/Amélia/Doherty/Clarke/Adrian
~ CRÉDITS : Stace
~ ÂGE : 37 ans
~ MÉTIER : Chirurgien Obstétrique/Pédiatrie
~ APTITUDES : Cal est chirurgien confirmé, spécialisé dans l'obstétrique, le néonatal et la pédiatrie. Sur l'île il a mit au service de tous ses compétences de médecin.
C'est un excellent lanceur de couteau, depuis le début de sa croisade contre les Natifs il s'est entraîné chaque jour.
~ HUMEUR : Torturé
★ ★ ★

MessageSujet: Re: Standing when i'm dying. (Calvagh)   Mar 1 Aoû - 22:02



We Both deserve what is coming now  

Sa nudité et la faiblesse de son corps entre tes mains te retournent l’estomac. Aussi te concentres-tu sur les notes que tu as commencé à prendre sur elle. Sans la nommer. Les notes de la Rouquine au sujet des cas recensés de maladie au sein du village te permettent d’évaluer l’état de Blondie. Elle a été frappé de plein fouet, vite et fort, sans aucun signe avant-coureur. Elle ne figure pas dans les registres de la Rousse, si ce n’est pour les quelques fois où elle a été blessée ou atteinte par un virus bénin. Tout est consigné chez eux. Plusieurs feuillets par habitants. Tu as remarqué que tout ne t’avais pas été transmis. La Rouquine était intelligente, elle ne te donnait pas toutes les fiches, pour éviter que tu apprennes précisément le nombre de natifs, elle t’avait transmis les fiches des malades – évidemment – mais aussi celles des jeunes femmes en âge de procréer et qui n’avait pas encore enfanté. Leur dernière naissance remontait à quatorze ans. Gable Caviezel, le petit frère de la Rouquine d’après le registre. Etonnant. Sora était miraculeusement tombée enceinte alors que les médecins avaient déclaré que suite à son accident elle n’enfanterait jamais. Kali était également enceinte, Aisling avait beau être un bel enfoiré, il avait suffi d’une fois. Vos femmes n’avaient aucunes difficultés à enfanter, mais les leurs, c’était différent. Tu avais cru que Gable était le fils de Clarke, à la voir pencher sur lui lorsqu’ils avaient fait le tour des malades à l’infirmerie, la ressemblance était frappante. L’amour dans ses yeux, une chose que tu ne t’attendais pas à trouver un jour dans ce regard. Et quelque chose en toi s’était rebellé à l’idée que des enfants puissent être punis du pêcher de leurs parents. Tu désirais le sang de la rousse sur tes mains, mais que cet enfant paie pour les crimes de ses aînés te révoltait. Aucun enfant ne devrait être malade. Jamais. Blondie était le dernier cas déclaré, le dernier remontait à avant la trêve, Gable. Selon les notes de la Rousse, l’état des malades s’était stabilisé pendant la trêve. Trois ans sans mort, sans déclaration de symptômes, sans crise. Tu te concentre sur l’examen clinique, la regarde effectuer le mouvement sans réel difficulté, si ce n’est une faiblesse générale dû à la fièvre. « Compris, je vais tâcher de ne pas m’évanouir. ». Elle semble un peu désorientée, une légerté imputable à la fièvre et sa nudité devant un parfait inconnu. Machinalement tu lui tends son haut, pour qu’elle puisse le plaquer contre ses seins, tu as besoin que sa peau reste nue pour effectuer des mesures précises. La Rouquine possède un thermomètre, il est vintage, clairement d’une autre époque. Tu le places sous son aisselle, là où il sera le plus fiable. Rester clinique. Détaché. « Calvagh… qu’est-ce qui t’a poussé à devenir médecin ? ». Sa question te surprend, tes yeux effleurent les siens puis se détournent. Il y a deux réponses à cette question. Mais tu sais que si tu n’es pas honnête, qu’elle le sent, apprivoiser sa confiance, endormir celles des autres sera plus long. Tu ne peux pas l’oublier. Mais tu ne peux pas la regarder alors que tu te libres à elle, plus qu’aux autres survivants de ton groupe, à quelques exceptions près. Tu continues tes examens, palpant sa colonne, le dessous de son bras, sa nuque, sa gorge, tout en parlant. «Je suis sans me venter l’un des meilleurs dans ma profession, enfin je l’étais, avant tout ça ... Mais si je suis devenu médecin ce n’est pas pour la gloire, pour être le plus brillant, le plus compétant. Je suis devenu médecin pour me sauver de mes démons. La famille dans laquelle je suis né est différente de celle qui m’a élevée et a fait de moi l’homme que je suis. Je ne sais pas si le concept de maltraitance des enfants est quelque chose que vous connaissez ici, vous avez si peu d’enfants, ils sont comme un trésor pour vous... Mes géniteurs, ceux qui m’ont mis au monde, pour eux je n’étais qu’un encombrant présent, une bouche à nourrir de trop. C’était des junkies (réalisant que le concept doit lui être étranger tu expliques), ils prenaient de la drogue, ils buvaient, ils vivaient pour leur prochain shoot. J’étais une erreur de parcours mais une erreur qui leur rapportait de l’argent, des aides financières de l’état. Alors ils m’ont gardé. Pour le fric. Mais ils m’ont fait regretter ma venue au monde pendant les six premières années de ma vie environ. Je n’étais qu’un animal lorsque la protection de l’enfance est venue me récupérer chez eux... J’ai été hospitalisé longtemps, il a fallu me briser certains os qui s’étaient mal consolidés, j’étais agressif, j’avais peur, je ne comprenais pas que ces gens essayaient de m’aider. Mes géniteurs m’avaient élevé dans la peur de ce que les adultes étaient capables de faire. Il y avait une infirmière à l’hôpital, elle était douce, je ne lui faisais pas peur et elle ne me laissait pas lui faire du mal. Mais elle n’a jamais été violente avec moi. Je m’en souviens. » Tu repenses à elle, chose que tu n’as pas fait depuis bien longtemps. Tu as perdu trop de gens qui t’étais cher. Leur souvenir écorne les miettes de ton cœur. « Cette infirmière est devenue ma mère. Elle et son mari, un brillant psychiatre, m’ont accueilli chez eux.... Quand j’ai grandi, que j’ai compris et mit des mots sur les premières années de ma vie, j’ai voulu venir en aide aux enfants qui étaient comme moi, donner la chance à des couples qui ne pouvaient pas avoir d’enfants mais qui les méritaient de devenir parents ... Contrairement à mes géniteurs. » Tu notes quelques choses sur ton carnet. « Quel est ton rôle ici ? » Une question personnelle puis, tu te recentres sur le cœur de votre sujet. « Il est écrit dans les archives que tu n’as jamais eu d’enfants, tu n’as eu aucun symptômes d’une potentielle grossesse après avoir eu de relations sexuelles : retard de tes menstruations, nausées, poitrines douloureuses ? » La question est purement médicale et pourtant, tu t’interroges, aurait-elle quelqu’un pour la pleurer si tu ne trouves pas un remède ? Un mari à qui il faudra annoncer la nouvelle ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://paulineskitchen.wordpress.com/
★ Survivant ★
avatar
★ Born to run ★
~ MESSAGES : 415
~ PSEUDO : Margot.
~ AVATAR : Blake lively
~ DC(S) : Maxyne, baby rebel
~ CRÉDITS : lux aeterna (avatar)
~ ÂGE : 30 ans
~ MÉTIER : Chasseuse
~ HUMEUR : sacrifiée
★ ★ ★

MessageSujet: Re: Standing when i'm dying. (Calvagh)   Mer 2 Aoû - 7:39



We Both deserve what is coming now


Elle le laissait faire, prendre sa température alors que le tissu venait couvrir sa poitrine. Elle croisa son regard un bref instant, il semblait surpris de sa question. Il s’attendait peut-être à ce qu’elle reste silencieuse et à dire vrai, elle ne s’était pas attendue à se montrer curieuse non plus. Il se re concentra avec professionnalisme sur les a amenés médicaux sans rester muet pour autant. «Je suis sans me venter l’un des meilleurs dans ma profession, enfin je l’étais, avant tout ça ... Mais si je suis devenu médecin ce n’est pas pour la gloire, pour être le plus brillant, le plus compétant. ». Ava approuva d’un léger signe de la tête, elle ne pouvait pas imaginer le nombre de médecins qu’ils avaient mais elle comprenait sans mal que ce soit une carrière qui amène une certaine notoriété. Eux, ils n’avaient que Clarke et elle croulait sous cette pression, sur cet objectif qui semblait impossible. Elle représentait l’espoir et l’échec en même temps. Parfois, Ava se demandait comment elle pouvait vivre avec ça. « Je suis devenu médecin pour me sauver de mes démons. La famille dans laquelle je suis né est différente de celle qui m’a élevée et a fait de moi l’homme que je suis. Je ne sais pas si le concept de maltraitance des enfants est quelque chose que vous connaissez ici, vous avez si peu d’enfants, ils sont comme un trésor pour vous... ». D’un regard curieux, intrigué et presque horrifié, Ava confirmait les dires du médecin. Les enfants étaient des miracles pour les natifs, aucun mal ne devait leur être fait. Bien sûr, ils apprenaient la chasse, l’art de la guerre, ils apprenaient à s’endurcir mais, aucun mal ne leur était fait. Enfin, aux leurs, parce qu’Ava n’oubliait pas qu’ils avaient été les bourreaux de la jeune génération de survivants. Ils avaient sacrifié ces petits êtres, pour avoir une chance de s’en sortir. « Mes géniteurs, ceux qui m’ont mis au monde, pour eux je n’étais qu’un encombrant présent, une bouche à nourrir de trop. C’était des junkies (…) ils prenaient de la drogue, ils buvaient, ils vivaient pour leur prochain shoot. J’étais une erreur de parcours mais une erreur qui leur rapportait de l’argent, des aides financières de l’état. Alors ils m’ont gardé. Pour le fric. Mais ils m’ont fait regretter ma venue au monde pendant les six premières années de ma vie environ. ». Elle l’écoutait avec effroi, peinant à imaginer la réalité que Calvagh avec connu. La souffrance des natives avait presque toujours la même source, la malédiction. C’était aisé de faire preuve de compassion les uns envers les autres quand chacun était en deuil mais, elle n’avait jamais entendu d’histoire comme celle de Calvagh. « Je n’étais qu’un animal lorsque la protection de l’enfance est venue me récupérer chez eux... J’ai été hospitalisé longtemps, il a fallu me briser certains os qui s’étaient mal consolidés, j’étais agressif, j’avais peur, je ne comprenais pas que ces gens essayaient de m’aider. Mes géniteurs m’avaient élevé dans la peur de ce que les adultes étaient capables de faire. Il y avait une infirmière à l’hôpital, elle était douce, je ne lui faisais pas peur et elle ne me laissait pas lui faire du mal. Mais elle n’a jamais été violente avec moi. Je m’en souviens. ». Une âme qui avait changé les choses, une âme qui avait fait basculer la vie d’un enfant. Ava ne pouvait pas s’empêcher de penser que sur cette île comme ailleurs, le destin jouait son rôle. « Cette infirmière est devenue ma mère. Elle et son mari, un brillant psychiatre, m’ont accueilli chez eux.... Quand j’ai grandi, que j’ai compris et mit des mots sur les premières années de ma vie, j’ai voulu venir en aide aux enfants qui étaient comme moi, donner la chance à des couples qui ne pouvaient pas avoir d’enfants mais qui les méritaient de devenir parents ... Contrairement à mes géniteurs. ». Sans vraiment le vouloir, Ava laissa un sourire attendrit étirer ses lèvres. Elle le sentait sincère et elle était touchée par son âme, par la pureté de son cœur avant que la volonté de l’île ne le prenne en otage. « C’est une raison très noble. » Et dans sa voix il n’y avait pas d’ironie, seulement de l’admiration. « Quel est ton rôle ici ? ». Elle était légèrement surprise qu’il lui retourne la question, elle s’attendait à ce qu’il coupe court à la conversation mais une part d’elle était ravie que ce ne soit pas le cas. « Je suis chasseuse, j’ai appris aux côtés de mon père. ». Il y avait de la fierté dans sa voix, même si elle n’avait rien à raconter sur ce choix qui était une évidence, son rôle dans la communauté était encore l’une des rares choses avec laquelle elle était à l’aise.

« Il est écrit dans les archives que tu n’as jamais eu d’enfants, tu n’as eu aucun symptômes d’une potentielle grossesse après avoir eu de relations sexuelles : retard de tes menstruations, nausées, poitrines douloureuses ? ». Elle manqua de s’étouffer avec sa salive, bien malgré elle. C’est qu’elle ne l’avait pas vu venir cette question même si elle faisait sens. Elle se retrouvait avec les joues rougies, le regard baissé. « Non, rien de tout ça parce que je n’ai jamais eu de relation sexuelle. ». Et si elle mourait sans jamais en avoir eu, ce n’était pas grave. Et pourtant, elle se sentait mal à l’aise, comme si elle devait s’expliquer. Seulement que pouvait-elle expliquer ? Elle n’était jamais tombée amoureuse, elle ne tenait pas vraiment à se marier et l’idée de fonder une famille ne la faisait pas rêver. « J’ai toujours associé ça au mariage et je suis pas pressée de me marier même si le Conseil veut me marier à Cole. ». Le Conseil veut mais, elle, elle était persuadée que cela n’arriverait pas. De même qu’elle ne pensait pas devenir mère un jour, même si elle aimait les enfants. Elle avait toujours aimé conter des histoires, profiter de ses neveux et nièces quand bien même ils semblaient tous un peu trop âgés pour ça maintenant mais, elle ne se voyait pas en avoir un, pas dans ces conditions.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
★ Survivant ★
avatar
★ Born to run ★
~ MESSAGES : 443
~ PSEUDO : Pow
~ AVATAR : Henry Cavill
~ DC(S) : Sora/Amélia/Doherty/Clarke/Adrian
~ CRÉDITS : Stace
~ ÂGE : 37 ans
~ MÉTIER : Chirurgien Obstétrique/Pédiatrie
~ APTITUDES : Cal est chirurgien confirmé, spécialisé dans l'obstétrique, le néonatal et la pédiatrie. Sur l'île il a mit au service de tous ses compétences de médecin.
C'est un excellent lanceur de couteau, depuis le début de sa croisade contre les Natifs il s'est entraîné chaque jour.
~ HUMEUR : Torturé
★ ★ ★

MessageSujet: Re: Standing when i'm dying. (Calvagh)   Dim 6 Aoû - 20:51



We Both deserve what is coming now  

« C’est une raison très noble. » Cette histoire ils ne sont que peu à la connaître. Ton histoire est sombre, pas de celle que l’on confie autour d’un jus de noix de coco. Mais elle t’appartient, elle a fait de toi l’homme que tu es aujourd’hui. Elle a chevillé dans ton âme le besoin de protéger les enfants, de donner une chance à la nouvelle génération de survivre. Une raison très noble comme elle le dit, une raison qui a fait que tu te trouvais là, en train de la manipuler délicatement, lentement pour atteindre ton objectif final : anéantir la menace qu’ils représentent pour ceux que tu as laissés derrière toi. « Je suis chasseuse, j’ai appris aux côtés de mon père. » Ils semblent se comporter comme au moyen âge, le parent du même sexe transmet à son enfant ses connaissances, son métier, ils forment leurs enfants à prendre leur place. Intéressant, tu te demandes pour avoir lu le « carnet de bord » de la mère de la Rouquine si elle aurait été d’accord avec les expériences de sa fille, ou si la mère de Dorian appréciait que son fils massacre des innocents depuis des années. Et que penseraient les parents de la meurtrière d’Erin ? Blondie était la première native que tu rencontrais qui ne t’inspirais pas un dégoût viscérale mais comme tout son peuple elle cautionnait ce qui avait été fait et cela, .... cela faisait d’elle une ennemi malgré toute l’empathie que tu pouvais avoir pour sa vulnérabilité et l’admiration que tu avais pour le courage dont elle avait fait preuve en proposant de devenir ton cobaye. Tu renvois la conversation sur un plan plus professionnel, médical. Car tu as aussi promis de trouver la cause de leur infertilité, plusieurs maladies infectieuses pourraient causer ce problème, alors tu l’interroges. Tu as posé cette question des milliers de fois, peut être avec plus de tact, à tes patientes pour comprendre leur historique médical, leur passé sexuel mais aussi leur historique gynécologique. Mais rien ne t’avais préparé à la réponse de la pulpeuse blondinette. « Non, rien de tout ça parce que je n’ai jamais eu de relation sexuelle. » Tu t’étouffes avec ta salive, mais elle ne te laisse pas le temps de te reprendre, les yeux baissés, les joues rouges de gêne elle te porte le coup de grâce. « J’ai toujours associé ça au mariage et je suis pas pressée de me marier même si le Conseil veut me marier à Cole. » Tu affiches dans ton esprit une image mentale de ce Cole que tu as déjà vu. OK. Mais les mariages forcés, ils vivent vraiment comme des moyen âgeux. « Seuls les couples mariés ont des rapports sexuels... Il n’y a pas de procréation en dehors du mariage, vos derniers enfants sont tous issus d’un mariage.... Et vous êtes apairés par votre Conseil ? Une bande de vieux crouton façon sage de la jungle décide pour vous de vos épousailles ? » Tu secoues la tête. « Je comprends mieux pourquoi votre taux de natalité est si bas, y’a peu de risques de le voir augmenter si seuls les couples font l’amour. Je ne vais pas pouvoir t’examiner et déterminer si tu pourrais ... » tu es médecin, tu as vu des milliers de vagin dans ta carrière, pourtant parler de sexe avec cette femme vierge et surement bien plus naive sur le sujet que Marley, te met étrangement dans l’embarra. Tu agites donc les mains en un geste explicite. « La seule chose sur laquelle je peux me baser pour déterminer si tout semble en ordre, c’est le cycle de tes menstruations... Pour le côté « enfant » nous sommes dans une impasse avec toi. Mais je peux continuer a t’examiner pour écarter d’autres hypothèses de maladie... »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://paulineskitchen.wordpress.com/
★ Survivant ★
avatar
★ Born to run ★
~ MESSAGES : 415
~ PSEUDO : Margot.
~ AVATAR : Blake lively
~ DC(S) : Maxyne, baby rebel
~ CRÉDITS : lux aeterna (avatar)
~ ÂGE : 30 ans
~ MÉTIER : Chasseuse
~ HUMEUR : sacrifiée
★ ★ ★

MessageSujet: Re: Standing when i'm dying. (Calvagh)   Mar 22 Aoû - 1:40



We Both deserve what is coming now


Le sexe, ce n’était que la reproduction, clairement Ava en était resté là, elle avait balayé de son esprit tout autre information. Elle ne voyait pas le sexe comme un plaisir charnel, échangé avec passion et sensualité, elle ne voyait là que le seul moyen de faire perdurer une espèce. Elle se cantonnait à cela parce son cœur n’avait jamais aimé d’un amour dévorant et passionnant, de cet amour si rare qui consumait quelques rares natives. Elle, elle l’aimait d’un amour tendre, protecteur, familial. Alors, elle se retrouvait là, en face de ce médecin à lui avouer qu’elle était toujours vierge, gênée. « Seuls les couples mariés ont des rapports sexuels... Il n’y a pas de procréation en dehors du mariage, vos derniers enfants sont tous issus d’un mariage.... Et vous êtes apairés par votre Conseil ? Une bande de vieux crouton façon sage de la jungle décide pour vous de vos épousailles ? (…) Je comprends mieux pourquoi votre taux de natalité est si bas, y’a peu de risques de le voir augmenter si seuls les couples font l’amour. Je ne vais pas pouvoir t’examiner et déterminer si tu pourrais ... ». Un rire franc franchit ses lèvres, pas quelque chose de pincé, de gêné, non elle riait de bon cœur. Elle riait face à leur différence de culture, leur différence de point de vue. Elle riait d’entendre quelqu’un parler de cette façon du Conseil sans craindre les représailles. Elle riait jusqu’à ce qu’elle commence à tousser, cette désagréable toux qui racle la gorge et soulève la cage thoracique. Sans s’en rendre compte, elle serra les doigts de Calvagh entre les siens, le temps que ça passe. Elle lâcha sa main, un peu gênée mais sans prendre ce petit côté espiègle qui s’était dessiné sur ses lèvres. À quand remontait la dernière fois qu’elle avait franchement rit avant aujourd’hui ? Elle se rappelait d’une époque où elle souriait chaque seconde, riait à chaque instant. Pourtant, une part d’elle ne voulait pas revenir à cela parce que cette Ava insouciante était aussi ignorante et soumise, bien dans les clous. Elle ne voulait pas renoncer à la femme qu’elle était devenue pour retrouver cette jeune femme, aussi légère était-elle. « La seule chose sur laquelle je peux me baser pour déterminer si tout semble en ordre, c’est le cycle de tes menstruations... Pour le côté « enfant » nous sommes dans une impasse avec toi. Mais je peux continuer a t’examiner pour écarter d’autres hypothèses de maladie... ». Elle hocha doucement la tête avant de se plonger avec sérieux dans ses prunelles. « Tu ne retiens pas de faire quelconque examen parce que je suis vierge, hein ? ». Elle demandait naturellement parce qu’elle ne voulait pas qu’il se l’interdise même si c’était gênant, si d’une manière ou d’une autre elle pouvait aider des femmes comme Bianca, elle le ferait. « Je ne devrais probablement pas dire ça mais, si tu m’apprenais que je n’étais pas fertile, ce ne serait pas un drame. ». Pour elle, elle ne pensait pas au bien de sa communauté en disant cela, elle pensait à elle qui ne voulait pas vraiment d’enfant dans ces conditions, elle qui ne rêvait ni mariage, ni famille. C’était égoïste, elle n’aurait jamais dû dire cela mais elle était face à Calvagh, il n’était pas l’un des leurs, il ne serait pas horrifié. Il n’aurait cette petit voix dans sa tête pour lui souffler à quel point c’était mal de penser ainsi. « Certains passent à l’acte avant le mariage mais c’est souvent secret, pas vraiment bien vu. Certains couples s’aiment sincèrement et se marient avec l’accord du Conseil. Le fait est que personne ne doit ou ne peut finir sa vie célibataire, cela ne ferait qu’apporter folie et instabilité… alors le Conseil essaye d’équilibrer les forces et les faiblesses de deux époux. ». Elle souffla un instant. « Par exemple, ils espèrent que Cole me respecte assez pour oublier son amour pour Sofia, ils savent que le jour où il aura une famille, elle passera en priorité. Ils pensent que le mariage fera de lui un homme plus sage. Et ils pensant sans doute qu’il est temps que je me montre plus présente au village, que je prenne le rôle d’épouse et de mère. » Mais ça lui retournait le ventre quand elle y pensait, elle avait toujours dans l’idée que cela n’arriverait pas, cela ne pouvait pas arriver. Et au vue de ses relations avec Cole en ce moment, cette fantaisie de mariage ne pouvait pas devenir réalité. « La vérité c’est que c’était plus simple avant que vous arriviez, parce que nous ne connaissions que la voie laissé par nos ancêtres, nous n’avions aucune raison de remettre en cause le Conseil. On était uni, soudé, on faisait tout pour la communauté. » Mais c’est de l’amertume qui pointant dans sa voix, pas de la nostalgie. « on s’est retrouvé face à quelque chose de nouveau et on a commencé à être en désaccord, à se révéler. C’est facile de s’entendre quand tout va bien, c’est plus difficile d’hocher la tête en silence quand on est pas d’accord. » Et toi Ava, tu l’as fait bien trop longtemps. « On vous blâmait, on disait que vous étiez égoïste, incapable de vous entre aider, de vous aimer les uns les autres. Je pense qu’on vous jalousait, qu’on vous jalouse. On jalouse vos connaissances, votre libre arbitre. Vous vous souciez de votre propre vie et de celle des autres et cela, c’est impensable pour nous. Il n’y a pas d’individu, il n’y a que la communauté qui doit primer. ». Était-ce encore le cas ? Probablement pas mais cela m’effrayait pas la blonde. « On a tous changé depuis votre arrivée. ». Cole, Sofia, Aaron, Dorian, personne n’avait échappé aux changements et certainement pas elle. « Comment les choses se passe, dans ton monde ? ». Et elle a le cœur qui bat la blondinette, parce qu’elle est curieuse, parce qu’elle veut croire qu’on peut écrire l’histoire autrement.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
★ Survivant ★
avatar
★ Born to run ★
~ MESSAGES : 443
~ PSEUDO : Pow
~ AVATAR : Henry Cavill
~ DC(S) : Sora/Amélia/Doherty/Clarke/Adrian
~ CRÉDITS : Stace
~ ÂGE : 37 ans
~ MÉTIER : Chirurgien Obstétrique/Pédiatrie
~ APTITUDES : Cal est chirurgien confirmé, spécialisé dans l'obstétrique, le néonatal et la pédiatrie. Sur l'île il a mit au service de tous ses compétences de médecin.
C'est un excellent lanceur de couteau, depuis le début de sa croisade contre les Natifs il s'est entraîné chaque jour.
~ HUMEUR : Torturé
★ ★ ★

MessageSujet: Re: Standing when i'm dying. (Calvagh)   Ven 25 Aoû - 20:25



We Both deserve what is coming now  

Son éclat de rire a quelque chose d’incongru. Comme si il n’avait envisagé que les natifs puissent rire. Puissent être autre chose que des sauvages avides de mort et de sang. Mais Blondie bouleversait tout ce qu’il avait pu penser des natifs, de Dorian, de Clarke, de la gamine qui avait assassiné Erin. Elle était désintéressée, altruiste, courageuse. Tout ce qu’il reprochait aux natives de ne pas être. Dans les comportements de Clarke, de Dorian il n’avait toujours vu que de l’égoïsme et de la haine. Blondie n’était pas comme cela. Tout du moins pas encore. Peut-être n’était-ce qu’une façade pour l’amadouer. Peut-être était-elle similaire aux siens ? Etait-ce la perspective que Marley puisse tomber malade à son tour comme Ruby ? Etait-ce cela qui laissait présager qu’il avait baissé sa garde un instant ? Ou bien devait-il cette baisse de ses barrières à la gêne, la timidité ou l’intérêt qu’elle lui témoignait ? Son rire se brisa sur une quinte de toux déchirante, qui la fit se crisper, se vouter, haleter pour reprendre son souffle entre deux toux sèches, sa main enserre la sienne, serre ses doigts avec force, comme pour se rattacher au monde des vivants le temps de la crise. Lorsqu’elle relâche sa main, un sourire un peu tremblant flotte de nouveau sur ses lèvres. Et soudainement la colère s’empare de lui. Brusque. Flamboyante. L’impuissance lui laboure le ventre. Il a envie de hurler, de tempêter face à ce mal pervers qui la terrasse alors qu’elle reste digne, sereine. Il imagine Marley à sa place. Erin. Liam. Livia. Poppy. Josslyn. Noah. La rage brûle dans son cœur comme au temps où il exerçait et se trouvait face à un cas impossible, une situation devant il se sentait impuissant. Sa main quitte celle de Calvagh et la colère enfle. Gonfle. L’injustice. Un sentiment complètement incongru, lui qui avait juré le jour de la mort d’Erin de ne jamais prendre les natifs en pitié. Lui qui s’était promit de chercher un remède pour les survivants mais qui ne comptait pas l’administrer aux natifs. « Tu ne retiens pas de faire quelconque examen parce que je suis vierge, hein ? » La réponse doit se lire sur son visage. Si, bien sûr qu’il ne l’examinera pas parce qu’elle est vierge. Aucune femme, qu’elle soit native ou non, ne devrait voir son hymen rompu par un médecin et non par un homme qui l’aimerait. « J’ai beau avoir conclu un marché avec toi, mon sadisme n’atteint pas encore le besoin de déflorer avec un spéculum une jeune femme encore vierge. » Réplique-t-il peut être un peu sèchement, il n’était pas confronté à des vierges dans son travail, au contraire il rencontrait des femmes qui cherchaient à procréer depuis des années sans résultats... Alors parler de son hymen, de sa virginité alors qu’elle était presque nue devant lui le mettait mal à l’aise. Peut-être parce qu’il n’était qu’un homme et que bien que native, elle était d’une beauté touchante. « Je ne devrais probablement pas dire ça mais, si tu m’apprenais que je n’étais pas fertile, ce ne serait pas un drame. » Tu n’es pas étonné, parce que si tu étais dans sa situation tu n’es pas certain que l’envie de te reproduire te tiraillerait. Qui aimerait concevoir un enfant dans le cadre d’un mariage organisé ou avec une épée de Damoclès au-dessus de sa tête. « Certains passent à l’acte avant le mariage mais c’est souvent secret, pas vraiment bien vu. Certains couples s’aiment sincèrement et se marient avec l’accord du Conseil. Le fait est que personne ne doit ou ne peut finir sa vie célibataire, cela ne ferait qu’apporter folie et instabilité… alors le Conseil essaye d’équilibrer les forces et les faiblesses de deux époux. ». Cela lui semble sortir tout droit d’une autre époque. Un mariage prévalait sur le bonheur des deux protagonistes. Avant de rencontrer Norah tu n’avais jamais envisagé de te marier, de devenir père. C’était Norah, sa chaleur, l’amour que tu avais pour elle, qui avait fait grandir en toi le désir de fonder une famille. « Par exemple, ils espèrent que Cole me respecte assez pour oublier son amour pour Sofia, ils savent que le jour où il aura une famille, elle passera en priorité. Ils pensent que le mariage fera de lui un homme plus sage. Et ils pensant sans doute qu’il est temps que je me montre plus présente au village, que je prenne le rôle d’épouse et de mère. La vérité c’est que c’était plus simple avant que vous arriviez, parce que nous ne connaissions que la voie laissée par nos ancêtres, nous n’avions aucune raison de remettre en cause le Conseil. On était uni, soudé, on faisait tout pour la communauté. On s’est retrouvé face à quelque chose de nouveau et on a commencé à être en désaccord, à se révéler. C’est facile de s’entendre quand tout va bien, c’est plus difficile d’hocher la tête en silence quand on est pas d’accord. On vous blâmait, on disait que vous étiez égoïste, incapable de vous entre aider, de vous aimer les uns les autres. Je pense qu’on vous jalousait, qu’on vous jalouse. On jalouse vos connaissances, votre libre arbitre. Vous vous souciez de votre propre vie et de celle des autres et cela, c’est impensable pour nous. Il n’y a pas d’individu, il n’y a que la communauté qui doit primer. On a tous changé depuis votre arrivée. » Un sourire effleure les lèvres de Calvagh, un mince sourire, qui a quelque chose d’étrange dans ce visage mangé par une barbe drue, épaisse, broussailleuse. « On se croirait en pleine révolution américaine. L’individu prime quoi qu’il se passe ... Vous n’aviez seulement jamais eu de raison de vous dresser contre votre Conseil. Nous aimons, nous vivons librement et pourtant nous sommes une communauté.... Enfin j’ai l’impression de ne plus en faire partie depuis un moment, la seule personne qui compte à mes yeux, c’est la fille d’Amelia. J’ai fait une promesse à sa mère, je la tiendrais. Les enfants sont innocents, chacun d’eux mérite que je me batte pour eux, pour leur assurer un avenir. Pourtant, je sais que je ne serai père. Alors je comprends que l’idée de ne pas être féconde ne soit pas un mal à tes yeux. Perdre un enfant, c’est ce qui peut arriver de pire. Alors devenir mère sans savoir si cet enfant ne mourra pas de ce mal... » Il lui glissa de nouveau le thermomètre sous l’aisselle. Puis tata sa gorge pour vérifier ses ganglions. « Comment les choses se passe, dans ton monde ? » Un petit rire cynique sort de sa gorge. « Tu n’aimerai pas vivre dans ce monde... Les gens sont égoïstes, ne pensent qu’à eux, il n’y plus d’entre aide entre les hommes. Il y a tellement de gens en détresse dans le monde. De mort, de malnutritions ... Alors qu’il suffirait d’un effort commun des pays « riches » pour sauver le monde... Mais il y a aussi des gens biens. Des gens pour lesquels il mérite de se battre. Ce crash a été une punition pour moi, une malédiction. Mais ici, je pensais avoir trouvé un but, un devoir. Protéger les plus petits, les femmes enceintes, aider à faire en sorte que la vie vienne au monde, perdure, s’enracine ici.... Mais lorsque vous avez commencé à frapper, l’entente, la coalition a éclaté au prix de ce que je blâmais chez moi avant. Nous nous sommes dressé les uns contre les autres. Vous nous enviez notre libre arbitre ? J’ai faillis être battu à mort pour avoir soigné l’un des vôtres. Parce qu’on me soupçonnait d’avoir tué une fille de notre campement... s’ils avaient su ce que j’avais fait, je serais mort pour de bon. Je crois qu’au fond de nous, nous envions cette solidarité, cet esprit de corps qui règne chez vous. Peut-être que votre problème ce n’est pas votre jalousie... C’est que vous n’avez pas évolué avec notre arrivée, que vos Anciens ne vous ont pas guidé sur le bon chemin.... Si vous n’êtes pas à l’origine de nos crashs... Vous auriez pu nous accueillir, nous aurions pu nous entraider. Peut être y aurait-il moins de morts.... »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://paulineskitchen.wordpress.com/
★ Survivant ★
avatar
★ Born to run ★
~ MESSAGES : 415
~ PSEUDO : Margot.
~ AVATAR : Blake lively
~ DC(S) : Maxyne, baby rebel
~ CRÉDITS : lux aeterna (avatar)
~ ÂGE : 30 ans
~ MÉTIER : Chasseuse
~ HUMEUR : sacrifiée
★ ★ ★

MessageSujet: Re: Standing when i'm dying. (Calvagh)   Sam 26 Aoû - 5:51



We Both deserve what is coming now


Et elle se perdait dans son regard brillant d’une lueur inconnue. Oh qu’elle regrettait que les choses ne soient pas différentes, elle aurait voulu découvrir cet homme dans d’autres circonstances. Elle lui avait livré sa confiance sans détour et il avait piqué son intérêt. Elle n’avait pour lui aucune haine, elle n’avait face à lui aucune crainte. Pourtant, elle le savait, il pouvait la trahir mais c’était un risque qu’elle avait accepté il y a longtemps, elle était en paix avec ça. Et, elle se retrouva troublée quand elle lu sur son visage les limites qu’il se posait. « J’ai beau avoir conclu un marché avec toi, mon sadisme n’atteint pas encore le besoin de déflorer avec un spéculum une jeune femme encore vierge. ». Sa voix était un peu sèche, flirtant avec le malaise mais cela ne jouait pas sur le cœur troublé d’Ava. Elle ne pouvait pas détacher son regard tendre de la carrure du médecin. Elle allait lui dire qu’elle allait probablement mourir vierge de toute façon, qu’il n’avait pas de raison de se sentir mal mais elle n’en fit rien. Elle se contenta de laisser une certaine gratitude étirer ses lèvres et le silence imposer le respect de sa décision.

Elle balaya le sujet en se livrant à lui, peut-être un disait-elle trop. Elle savait que les siens voulaient cacher certaines informations au médecin mais Ava, elle ne voulait pas se méfier. Ava, elle parlait à cœur ouvert. Un sourire naquît sur les lèvres de Calvagh, un sourire encerclé par sa barbe qui n’en charmait pas moins la blondinette. Elle avait envisagé que dans ce marché incongru qu’ils avaient conçu, seule la haine en ressorte mais, ce n’était pas le cas. Elle lui rendait son sourire et il n’y avait pas une pointe de haine. « On se croirait en pleine révolution américaine. L’individu prime quoi qu’il se passe ... Vous n’aviez seulement jamais eu de raison de vous dresser contre votre Conseil. Nous aimons, nous vivons librement et pourtant nous sommes une communauté.... Enfin j’ai l’impression de ne plus en faire partie depuis un moment, la seule personne qui compte à mes yeux, c’est la fille d’Amelia. J’ai fait une promesse à sa mère, je la tiendrais. Les enfants sont innocents, chacun d’eux mérite que je me batte pour eux, pour leur assurer un avenir. Pourtant, je sais que je ne serai père. Alors je comprends que l’idée de ne pas être féconde ne soit pas un mal à tes yeux. Perdre un enfant, c’est ce qui peut arriver de pire. Alors devenir mère sans savoir si cet enfant ne mourra pas de ce mal... ». Elle le laissa la manipuler physiquement alors que son regard effleurait les traits de cet homme. C’était un homme bon, un homme de parole et soudainement, elle en voulait au sien, elle en voulait à Liesel, elle en voulait à Cole. Elle était en colère pour ce qu’ils avaient fait, pour cette souffrance, cette déchirure qu’il ne pourrait jamais pardonner. Ce sang avait coulé pour rien et aujourd’hui, elle se trouvait face à un cœur qui peinait à cicatriser. Les choses auraient dû être différente.

Alors, elle posa la question, à quoi les choses pouvaient ressembler dans son monde. Un rire cynique se fit entendre surprenant quelque peu Ava qui était à l’écoute, curieuse. « Tu n’aimerai pas vivre dans ce monde... Les gens sont égoïstes, ne pensent qu’à eux, il n’y plus d’entre aide entre les hommes. Il y a tellement de gens en détresse dans le monde. De mort, de malnutritions ... Alors qu’il suffirait d’un effort commun des pays « riches » pour sauver le monde... Mais il y a aussi des gens biens. Des gens pour lesquels il mérite de se battre. Ce crash a été une punition pour moi, une malédiction. Mais ici, je pensais avoir trouvé un but, un devoir. Protéger les plus petits, les femmes enceintes, aider à faire en sorte que la vie vienne au monde, perdure, s’enracine ici.... Mais lorsque vous avez commencé à frapper, l’entente, la coalition a éclaté au prix de ce que je blâmais chez moi avant. Nous nous sommes dressé les uns contre les autres. Vous nous enviez notre libre arbitre ? J’ai faillis être battu à mort pour avoir soigné l’un des vôtres. Parce qu’on me soupçonnait d’avoir tué une fille de notre campement... s’ils avaient su ce que j’avais fait, je serais mort pour de bon. Je crois qu’au fond de nous, nous envions cette solidarité, cet esprit de corps qui règne chez vous. Peut-être que votre problème ce n’est pas votre jalousie... C’est que vous n’avez pas évolué avec notre arrivée, que vos Anciens ne vous ont pas guidé sur le bon chemin.... Si vous n’êtes pas à l’origine de nos crashs... Vous auriez pu nous accueillir, nous aurions pu nous entraider. Peut être y aurait-il moins de morts.... ». Au début de son récit, elle grimaçait, horrifiée à cet idée parce qu’elle était le genre de personne qui voulait aider, le genre de personne qui se souciait des autres. Et son cœur se serra au fil de ses mots, de ce crash, du rôle qu’ils avaient joué. Elle aurait voulu faire entendre sa voix, elle aurait dû se battre pour eux, pour ce qu’elle croyait juste. Elle avait tant de regrets, de remords et le fait de savoir qu’elle ne pouvait pas revenir en arrière ne la faisait pas se sentir mieux. « Les choses auraient pu être différentes… c’est certain. » Et dans ces paroles soufflées, elle ne cachait même pas sa tristesse, sa déception. Les choses auraient pu être différentes, elles auraient pu être meilleures. « Mais tu dois continuer de te battre, pour les enfants, les femmes enceintes parce que la vie prendra racine ici. Certains enfants sont nés sur l’île et il y en aura d’autres, ils ont besoin de quelqu’un qui se batte pour eux, pour leur chez eux. Et puis peut-être que comme ça, tu retrouveras une place auprès des siens. ». Parce qu’Ava en était persuadée, la nouvelle génération allait grandir sur l’île. Il y aurait ou non une nouvelle génération de natives mais dans tous les cas, il fallait construire des ponts solides pour l’avenir. Et elle posa ses yeux brillant de fièvre et d’espoir dans les prunelles du brun. Elle croyait en lui, elle croyait en toutes les choses qu’il pouvait accomplir.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
★ Survivant ★
avatar
★ Born to run ★
~ MESSAGES : 443
~ PSEUDO : Pow
~ AVATAR : Henry Cavill
~ DC(S) : Sora/Amélia/Doherty/Clarke/Adrian
~ CRÉDITS : Stace
~ ÂGE : 37 ans
~ MÉTIER : Chirurgien Obstétrique/Pédiatrie
~ APTITUDES : Cal est chirurgien confirmé, spécialisé dans l'obstétrique, le néonatal et la pédiatrie. Sur l'île il a mit au service de tous ses compétences de médecin.
C'est un excellent lanceur de couteau, depuis le début de sa croisade contre les Natifs il s'est entraîné chaque jour.
~ HUMEUR : Torturé
★ ★ ★

MessageSujet: Re: Standing when i'm dying. (Calvagh)   Dim 3 Sep - 12:11



We Both deserve what is coming now  


C’était très étrange de te confier à elle. De lui dire ce qui effleurait ton âme depuis des années, de mettre des mots sur ce qui avait produit ce malaise en toi, qui t’avais fait t’isoler du groupe que tu défendais autrefois. Tu n’oubliais pas que tout ce qui s’était produit dans le passé, tout ce qui avait entraîné ton passage à tabac, la mort d’Amelia, tout cela s’était produit à cause des natifs. Pourtant, elle était très différente de ceux que tu avais côtoyés jusque-là et l’entendre parler des dissensions qui existaient dans leur rang bouleversait ta conception de leur groupe et te laissais aussi entrevoir des failles dans lesquelles tu pourrais te faufiler ensuite. Car bien qu’elle t’émeuve et que tu ne sois insensible à sa plastique, tu restais un homme chaste depuis trois années tu étais presque redevenu aussi vierge qu’elle, elle devait rester une native à tes yeux. Quand bien même tu la trouvais différentes des autres. Tu ne devais pas l’oublier. Jamais. Parce qu’il t’était facile d’imaginer créer un lien avec elle, facile d’espérer trouver un allier en elle, d’arriver à la convaincre. Mais tu savais comment fonctionnait les natives, Marley t’avais suffisamment confiée ce qu’ils avaient fait, comment ils semblaient s’entendre entre eux, pour comprendre qu’ils ne se rallieraient jamais pleinement à ta cause, qu’ils étaient endoctrinés dès la naissance pour ne penser qu’en terme d’unité, de groupe. Leurs intérêts personnels s’effaçaient face aux collectifs. N’en était-elle pas la preuve ? Prête à se livrer comme cobaye aux mains d’un ennemi pour sauver les siens ? L’abnégation dont ils faisaient preuve aurait pu forcer ton respect s’ils n’étaient pas des assassins. Il ne te fallait pas oublier Norah et votre fils, Sarah, Amelia, Erin ... Ceux qui étaient morts par la faute des natifs. Tous ces enfants qui avaient disparus et qui n’étaient pas revenue avec Marley le jour de la Trêve. La solitude, l’isolement, l’enfermement dans cette grotte sombre ne devaient pas te faire oublier pourquoi tu étais là, pourquoi tu ne devais jamais faire confiance à personne, pourquoi tu devais rester un loup déguisé en agneau. Même si tu étais conscient de ton isolement, il ne fallait pas que tu te laisses aller au sentimentalisme. Elle devait rester une native, même si tu « feignais » de te rapprocher d’elle... Tu devais garder ton esprit à l’écart de ce qu’elle pouvait t’inspirer. Les natifs t’avaient enlevés, ils avaient tués la femme – les femmes – que tu avais aimé. Norah, Amélia, Erin. Il ne te fallait pas oublier pourquoi tu étais ici. Peut être .... Peut-être devrais tu séduire Ava, devenir un prisonnier modèle, faire oublier le monstre que tu pouvais être, pour arriver à ton objectif. Alors il te faudrait préserver ton cœur et jouer avec ta tête. Car tu savais que tu pouvais être faible quand il s’agissait de protéger une femme vulnérable à la volonté de fer et à l’entêtement d’une mule. Il y avait un schéma persistant quand tu pensais aux femmes que tu avais aimé, chacune à leur façon. Et tu ne pouvais te laisser attendrir ou séduire par les charmes de Blondie. Elle était ce genre de femme qui faisait oublier le sens des réalités à un homme. « Les choses auraient pu être différentes… c’est certain. » Elle semble triste, avoir des regrets. Elle te l’a dit, ils n’étaient pas tous d’accord sur la politique à mener vis-à-vis des survivants des crashs. Mais le Conseil avait parlé et les opposants avaient été muselés. Elle devait en faire partie.. « Mais tu dois continuer de te battre, pour les enfants, les femmes enceintes parce que la vie prendra racine ici. Certains enfants sont nés sur l’île et il y en aura d’autres, ils ont besoin de quelqu’un qui se batte pour eux, pour leur chez eux. Et puis peut-être que comme ça, tu retrouveras une place auprès des tiens. ». Tu soupires. « Il y a bien longtemps que je n’ai plus ma place auprès d’eux. Mais peut être devais-je endurer toutes ses épreuves... Peut-être suis-je ici pour les sauver de ce qui vous tue depuis des années. Oui, peut-être il y a t-il encore de l’espoir sur cette île. » Tu retires le thermomètre de sous son bras, la sonde indique une fièvre montée à 40,5 degrés Celsius. Elle est brûlante de fièvre, la peau que tu as touchée irradie. Son dos et sa gorge sont recouvertes d’une pellicule de transpiration moite. « Tu ne pourras pas cacher ton état bien longtemps. J’ai l’impression que plus tu luttes pour que cela reste un secret plus ton corps réagit violement à la maladie.... Ta gorge est enflée, ta température crève le plafond. Il te faut du repos, un traitement adapté.... » Tu passes une main nerveuse dans ta barbe, lissant le poil dru de tes doigts calleux. « Rhabilles toi, je ne vais pas pousser les tests plus loin pour ce soir. Je vais essayer de trouver de quoi te confection un traitement pour repousser la fièvre. Tu tousses encore beaucoup ? Pas de sang dans les expectorations ? »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://paulineskitchen.wordpress.com/
★ Survivant ★
avatar
★ Born to run ★
~ MESSAGES : 415
~ PSEUDO : Margot.
~ AVATAR : Blake lively
~ DC(S) : Maxyne, baby rebel
~ CRÉDITS : lux aeterna (avatar)
~ ÂGE : 30 ans
~ MÉTIER : Chasseuse
~ HUMEUR : sacrifiée
★ ★ ★

MessageSujet: Re: Standing when i'm dying. (Calvagh)   Mer 6 Sep - 6:32



We Both deserve what is coming now


Elle aurait dû se préserver Ava, faire preuve de méfiance seulement elle n’était ni Cole, ni Dorian. Elle se laissait guider par son cœur et son esprit bohème, cette envie de faire mieux et ce qu’elle ressentait pour cet homme. Ce n’était pas de la pitié qu’elle ressentait pour lui en dépit de toutes les horreurs que les siens lui avait infligé. Il y avait une part d’admiration, beaucoup d’espoir évidemment mais aussi une envie de le connaître, un désir qui impliquait une confiance. Elle s’était sans doute laissé aveugler la jolie blonde mais, elle y croyait au point que le doute n’était pas permis. « Il y a bien longtemps que je n’ai plus ma place auprès d’eux. Mais peut être devais-je endurer toutes ses épreuves... Peut-être suis-je ici pour les sauver de ce qui vous tue depuis des années. Oui, peut-être il y a t-il encore de l’espoir sur cette île. ». Elle plongea son regard dans l’azur de ses yeux, un regard bienveillant, confiant, amical, un regard plein d’espoir. « Je n’ai aucun doute là-dessus, tu as un rôle à jouer. » Et pas un petit rôle, aux yeux d’Ava, Calvagh était l’un de ceux qui devait transmettre ses connaissances aux jeunes qu’ils avaient parmi les survivants, à ceux qui n’avaient jamais connu d’autres terres que cette île. Oui, elle était mourante ou en tout cas, trop malade pour être optimiste mais rien ne l’empêchait d’envisager l’avenir.

Il retira le thermomètre et elle le savait, ça ne faisait que grimper. « Tu ne pourras pas cacher ton état bien longtemps. J’ai l’impression que plus tu luttes pour que cela reste un secret plus ton corps réagit violemment à la maladie.... Ta gorge est enflée, ta température crève le plafond. Il te faut du repos, un traitement adapté.... ». Elle lui souriait sans montrer le moindre signe d’inquiétude, non, elle lui souriait tendrement. Ce sourire qui conjure à chacun de ne pas s’inquiéter, qui voudrait vous faire croire que tout ira bien quand rien ne peut bien se passer. « Ils ne peuvent pas savoir, tu le sais. Pour ton bien comme pour le mien, mon corps devra faire avec. ». Et elle était si calme, trop calme parce que ce secret comptait bien plus que tout le reste pour elle. Elle ne voulait pas voir l’impuissance dans leurs yeux, elle ne voulait pas les voir souffrir. Elle ne voulait pas agoniser, inondée de leur peine. « Rhabilles toi, je ne vais pas pousser les tests plus loin pour ce soir. Je vais essayer de trouver de quoi te confection un traitement pour repousser la fièvre. Tu tousses encore beaucoup ? Pas de sang dans les expectorations ? ». Elle remit rapidement son haut sans pour autant se lever, ne voulait pas prendre le risque de se montrer vaseuse. « aujourd’hui, non, je ne tousse pas trop mais ça dépend des jours. ». Parce qu’il y avait des jours pires que d’autres, parce que c’était pire que la météo. « Mais… parfois, il y a du sang, enfin, rarement. ».





Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
★ Survivant ★
avatar
★ Born to run ★
~ MESSAGES : 443
~ PSEUDO : Pow
~ AVATAR : Henry Cavill
~ DC(S) : Sora/Amélia/Doherty/Clarke/Adrian
~ CRÉDITS : Stace
~ ÂGE : 37 ans
~ MÉTIER : Chirurgien Obstétrique/Pédiatrie
~ APTITUDES : Cal est chirurgien confirmé, spécialisé dans l'obstétrique, le néonatal et la pédiatrie. Sur l'île il a mit au service de tous ses compétences de médecin.
C'est un excellent lanceur de couteau, depuis le début de sa croisade contre les Natifs il s'est entraîné chaque jour.
~ HUMEUR : Torturé
★ ★ ★

MessageSujet: Re: Standing when i'm dying. (Calvagh)   Dim 17 Sep - 17:42



We Both deserve what is coming now  


Elle semblait sensible à son charme ou à son histoire. Il n’aurait été capable de dire ce qu’elle pouvait trouver de plaisant chez lui, pas après tout ce qu’ils avaient vécu ensemble. Le pacte qu’ils avaient scellé, la hargne dont il avait fait preuve dans sa cellule. Mais elle semblait voir au-delà et quelque part elle lui rappelait énormément Norah. Norah aussi avait semblé voir en lui quelque chose qu’elle seule semblait voir. « Je n’ai aucun doute là-dessus, tu as un rôle à jouer. » Peut-être avait-elle simplement besoin de croire qu’il trouverait un remède à ce qui était en train de la tuer à petits feux. Peut-être espérait-elle que son aide convaincrait les autres membres de son peuple de se rallier à eux pour combattre ce mal insidieux qui semblait ne plus épargner les différentes communautés. « Si je suis sûre de quelque chose c’est qu’on ne s’est pas craché ici par hasard. Certains évènements me laissent à penser que le Destin ou une puissance supérieure est à l’œuvre ici. Il y a eu trop de coïncidences pour que tout ne soit que hasard. » Elle est brûlante de fièvre, depuis son entrée dans ton « cabinet » il semble que son état s’est détérioré. Peut-être parce qu’en sa présence, elle n’est plus obligée de feindre d’aller bien. Les symptômes prennent alors une ampleur démesurée. « Ils ne peuvent pas savoir, tu le sais. Pour ton bien comme pour le mien, mon corps devra faire avec. ». Calvagh n’est pas certain de cela, que ce soit pour son bien et le sien. Non, il pense simplement qu’elle refuse d’être vue comme une malade, comme un poids pour sa communauté, elle veut continuer d’être considérée comme une femme, un être à part entière. Une part de Cal c’est aussi qu’elle fait cela pour son frère, il a lu les dossiers de Clarke, il sait ce qui est arrivé à son frère. Il sait qu’elle veut le protéger. « aujourd’hui, non, je ne tousse pas trop mais ça dépend des jours. Mais… parfois, il y a du sang, enfin, rarement. » Il fouille dans les étagères de la Rouquine, il regarde les herbes, les étiquettes, l’écriture fine et féminine. Il trouve ce qu’il cherche, mélange des herbes séchées entre elle, ajoute un peu de ceci, un peu de cela. Doucement il verse de l’eau chaude, une bouilloire couve toujours dans l’âtre sur le fond d’herbe qu’il a déposé dans une tasse. Il ajoute de l’agave au fort pouvoir sucrant mais aussi hydratant pour apaiser sa gorge et ses muqueuses à vifs. Il lui tend la tasse avec douceur. Sa main trouve son front par réflexe, pour évaluer la chaleur qui embrase son front. « Il faut que tu te reposes. Je crois qu’ils ont renoncé à m’enfermer dans ma cellule tant que je reste ici sous bonne garde. Allonge-toi un moment sur la paillasse que la Rouquine doit utiliser quand elle veille les malades. Je veillerais sur toi, je te réveillerai pour te donner encore un peu de tisane, ça devrait faire baisser la fièvre et te faire un peu dormir. »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://paulineskitchen.wordpress.com/
★ Survivant ★
avatar
★ Born to run ★
~ MESSAGES : 415
~ PSEUDO : Margot.
~ AVATAR : Blake lively
~ DC(S) : Maxyne, baby rebel
~ CRÉDITS : lux aeterna (avatar)
~ ÂGE : 30 ans
~ MÉTIER : Chasseuse
~ HUMEUR : sacrifiée
★ ★ ★

MessageSujet: Re: Standing when i'm dying. (Calvagh)   Hier à 7:33



We Both deserve what is coming now


« Si je suis sûre de quelque chose c’est qu’on ne s’est pas craché ici par hasard. Certains évènements me laissent à penser que le Destin ou une puissance supérieure est à l’œuvre ici. Il y a eu trop de coïncidences pour que tout ne soit que hasard. ». Elle hocha doucement la tête jolie blonde malgré sa surprise d’entendre de telles paroles sortir de la bouche d’un survivant. Certains ne semblaient pas croire à la puissance de l’île, à son influence sur les évènements, sur leur vie à tous. Elle, elle avait grandi ici, elle avait appris à croire et à craindre l’île. Elle savait qu’il ne fallait pas l’énerver, qu’elle avait une volonté propre. Elle en était certaine, l’île l’avait fait tomber malade pour qu’elle accomplisse son destin, pour qu’elle suive son cœur, à ses yeux, l’île lui montrait le chemin à suivre. Pour y parvenir, elle était prête à cacher son état au sien, peu importe combien elle était épuisée. Le seul qui pouvait constater son état c’était Calvagh, en dépit de leur pacte, il était son gardien, en un sens, le seul qui pouvait veiller sur elle. Bien sûr, il y avait derrière la foi et l’espoir p, le désir égoïste de ne pas affronter la souffrance de ses proches, notamment celle d’Aaron. Alors, elle observa Calvagh préparer un remède ou plutôt quelque chose pour la soulager. Elle l’observait avec bien trop de tendresse parce qu’elle avait imaginé mille fois leurs premières confrontations dans cette salle, elle avait imaginé le pire. Pourtant, le pire était loin, Calvagh l’avait frappé un peu plus par son humanité et à chaque pas qu’ils faisaient ensemble, elle lui offrait sa confiance. Il avait été son allié dans cette bataille et de manière un peu inattendu, il était son allié dans cette bataille contre la maladie. Elle prit la tasse avec délicatesse alors que la main du médecin se posait sur son front, plongeant son regard dans le sien, murmurant un merci. « Il faut que tu te reposes. Je crois qu’ils ont renoncé à m’enfermer dans ma cellule tant que je reste ici sous bonne garde. Allonge-toi un moment sur la paillasse que la Rouquine doit utiliser quand elle veille les malades. Je veillerais sur toi, je te réveillerai pour te donner encore un peu de tisane, ça devrait faire baisser la fièvre et te faire un peu dormir. ». Elle ne pouvait pas dire non, elle rêvait d’un peu de repos sans craindre d’attirer l’attention, elle en avait besoin. « Blondie, la rouquine, on dirait que tu aimes les surnoms. ». Elle sourit, amusée. Pourtant, elle savait qu’il n’y avait pas de tendresse dans ces surnoms mais peu importe. Elle jeta un coup d’œil à la paillasse de Clarke, elle se doutait que beaucoup ne voudrait pas fermer l’œil aux côtés du brun mais Ava, elle se sentait en sécurité avec lui. Elle et son secret seraient bien gardés. Elle but sa tisane par petite gorgée avant d’aller s’allonger, reposer son corps fatigué. « Calvagh ? ». Elle attendit qu’il se tourne vers elle, de croiser ses yeux bleus. « Merci. ». Qu’elle glissa d’une voix douce avant de fermer ses paupières.





Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
★ Born to run ★
★ ★ ★

MessageSujet: Re: Standing when i'm dying. (Calvagh)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Standing when i'm dying. (Calvagh)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Last Man Standing Match
» dying to feel again ▬ Lexa
» Dying Light
» Barbaries pour crier d'indignation , JE ME SOUVIENS
» Couple à la KOF // John Cena Vs ??? // Last Man Standing // ++

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
LEGEND OF PACIFIC :: • This place is death • :: ☆ Le village des Natives-
Sauter vers: