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 WE CAN HURT TOGETHER (ANTON)

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MessageSujet: WE CAN HURT TOGETHER (ANTON)   Jeu 16 Fév - 15:13

ANTON
&
SOFIA

SO HURT WITH ME, I'LL HURT WITH YOU, BABY YOU KNOW WE CAN HURT TOGETHER.

La plaine s'étendait à perte de vue, horizon de verdure, paradis sur Terre. Elle est belle mon île, se disait Sofia en contemplant le champ de fleurs qui existait sous un soleil rayonnant. L'odeur fraîche de la nature et le son du courant de la rivière non loin lui rappelait sa maison, avant qu'elle ne lui soit arrachée. Regret d'un temps où l'insouciance régnait puissante et où les rires d'enfants se joignaient aux sons de la nature, au lieu d'une impression d'être dans le tort. Un temps où ils pouvaient marcher librement sans se soucier de franchir une frontière imaginaire, de se mettre en danger d'une quelconque façon. La trêve n'était plus, Sofia avait naïvement pensé qu'ils pourraient reprendre leur île, mais les survivants parasites aimaient trop les confiner dans un petit coin de la jungle. Elle regrettait sa maison. La probabilité de tomber sur l'un des leurs était conséquente, mais la native n'avait pas peur, la main de son fiancé dans la sienne lui apportant une sensation de sécurité sereine. « Nous étions prêt d'ici. » murmura-t-elle, et elle sentit une pression sur ses doigts. Anton avait resserré son emprise, lui arrachant un sourire. Flashback à quelques jours plus tôt, une simple tâche que Naomi et elle s'étaient confiées. Une cueillette tournant à la catastrophe, une silhouette menaçante s'élevant des hautes herbes, laissant sur le cou de Naomi une marque écarlate. Et puis la brume, épaisse et aveuglante, qui leur avait dissimulé le chemin de la maison.

Lukazs les emmenaient souvent ici quand ils étaient plus jeunes. Et pendant que les enfants jouaient dans les fleurs, son grand-frère les recueillait pour en faire des couronnes. D’innombrables pétales avaient fanées sur sa chevelure auburn, et elle regrettait l'innocence ingénue de ces lieux. Mais même les survivants n'étaient pas parvenus à souiller cet endroit, si tant qu'elle prit elle-même les choses en main. Ses doigts délicats frôlant la terre, volant les bouquets qui la peuplait. Ses doigts s'activaient silencieusement, avec un naturel étonnant. Un art presque oublié, mais elle avait toujours été plutôt habile. Ça ne valait pas les créations de son grand-frère, mais elle était plutôt heureuse du résultat. Toutefois, elle refusa de se couronner elle-même, préférant faire d'Anton son roi. Candide, elle posa les pétales arrangées sur ses cheveux bruns, et ne put s'empêcher de se moquer du résultat. Trop petite, inégale, sa médiocre création n'avait pas sa place sur cette beauté de la nature. Il était bel homme Anton, plus beau encore quand il ne portait pas le poids de son nom sur ses épaules. Les temps étaient compliqués, l'atmosphère lourde du village n'épargnait personne. Mais ici, lui, elle et personne d'autre, ils pouvaient se permettre d'être eux-mêmes un petit instant, s'autoriser un peu d'innocence. Le temps leur avait échappé, les événements les avaient éloignés. Ils avaient besoin de temps pour se retrouver, et avec Liesel disparue, elle avait plus besoin de lui que jamais. Les choses s'arrangeraient, pensa-t-elle. Elle s'accrochait fermement à l'hypothèse que sa sœur était avec Aaron, et le conseil venait d'approuver l'échange avec le médecin. Toutefois, rien n'était certain.

Et en ces temps confus, lui et elle sur la plaine semblait comme une évidence rassurante.

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MessageSujet: Re: WE CAN HURT TOGETHER (ANTON)   Mar 7 Mar - 0:15

WE CAN HURT TOGETHER.
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Des deux, tu voulais être celui-là. Le favori. L’élu. Mais la nature en avait voulu autrement, et tu n’avais été que le second. Celui qui vivait dans l’ombre d’un père. Dans l’ombre d’un frère. L’enfant sage. Celui qui plie sous les ordres. Celui qui suit les règles. Le docile. Le réfléchi. Celui qui marchait dans le sillage, pour lui, tracé. Mais Aleksey était celui qui brillait sous les projecteurs. Celui que votre père mettait, sans cesse en avant. Celui qui se tenait à ses côtés, qui prenait les ordres, qui menait la danse. Tu avais beau tenir ce rôle qui était le tiens, tu ne serais jamais l’ainé. Tu ne serais toujours que le second. Le second fils. Le second dans son estime.

Le second. Pour elle aussi. Pour toujours, tu ne serais que le second choix. L’autre. Tu n’étais pas Cole. Tu n’étais pas Aleksey. Tu n’étais que toi, le second. Celui qui essai, de son mieux, mais sans succès. Celui qui garde le silence. Celui qui écoute. Celui qui se tait. Celui qui essai. Sans broncher.

Alors, ton regard se pose sur elle alors que tu marches à ses côtés. Sa main dans la tienne. Une pression de tes doigts sur les siens. Tu te surprends encore à te demander pourquoi elle t’a choisi, toi. Pourquoi avoir pris le second choix. Tu la regardes. Le soleil donne un éclat insoupçonné à sa chevelure sombre. Sa beauté est plus éclatante que jamais. Le son de sa voix, une mélodie. Ton cœur qui bat alors qu’elle se remémore les moments vécus, plus tôt, avec Naomi. Julian. Un prénom sans visage. L’ennemi. Un autre que tu aimerais éliminer, plus que tout au monde. Pour avoir osé poser la main sur l’une d’entre vous. Pour avoir menacé la vie de Sofia, d’une façon ou d’une autre.

Tu la regardes ramasser quelques fleurs, sans vraiment y prêter attention. Tu la regardes elle, ce bonheur qui semble émaner d’elle. Et tu te surprends, une fois encore, à réaliser la joie qui est tienne de partager ces moments avec elle. Elle deviendrait ta femme un jour. Bientôt. Tu n’en doutais pas. Tu n’en doutais plus. Parce que Cole s’effaçait, chaque jour d’avantage, du tableau de sa vie. Parce que tu aimais l’idée qu’elle t’avait choisi toi, après toutes ces années. Elle t’avait choisi. Contre toute attente. Alors que tu avais perdu tout espoir. Alors que tu avais cessé d’y croire. Elle avait choisi de faire de toi le plus heureux des hommes. Parce qu’elle t’avait choisi. Parce qu’elle avait fait de toi, le numéro un, d’une certaine façon. Et que, par conséquent, tu n’avais plus cette sensation de n’être rien d’autre que celui qui vit dans l’ombre de l’autre, dans l’ombre de Cole…

Lentement, la jeune femme se redressa, un sourire mutin aux lèvres, pour s’avancer vers toi. Ses doigts qui enlacent une couronne de fleurs. Ses mains qui viennent déposer le tout au sommet de ton crane. Douceur et candeur. Parenthèse de bonheur au milieu de l’incertitude. Parce que cette promesse de mariage, parce que son sourire, c’était la promesse d’un bonheur plus puissant que tout le reste. Plus puissant que ces étrangers sur vos terres. Plus puissant que les menaces, la maladie, et les rancœurs. Parce qu’en cet instant, tout cela n’existait plus. En cet instant, c’était juste elle et toi. Juste vous. Au milieu des fleurs. Juste un couple heureux et amoureux. Loin de tout tourment.

Elle s’écarte de toi. Fière, rieuse. Elle éclate d’un rire sincère. Moqueur. Ses yeux, posés sur toi, pétillent d’une douce innocence. Ton cœur bat, plus vite que d’accoutumée. Ta main qui saisit son poignet, pour l’attirer vers toi. Jusqu’à toi. Ton autre main qui vient se poser au creux de son dos. Ton regard qui plonge dans le siens. « Ils reviendront. Aaron et Liesel. Ils reviendront… Je te le promets ! »

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MessageSujet: Re: WE CAN HURT TOGETHER (ANTON)   Mar 7 Mar - 12:53

ANTON
&
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SO HURT WITH ME, I'LL HURT WITH YOU, BABY YOU KNOW WE CAN HURT TOGETHER.

Il y avait un temps avant tout ça. Avant les disparitions, les trêves, les échanges. Où les retraites dans la plaine étaient plus fréquentes, où Anton n'avait pas à lui faire des promesses qu'il ne pourrait peut-être pas tenir. Une envie d'y croire accablante, mais qui s'accompagnait à toute heure d'un pessimisme sournois. Une ombre qui s'abattait sur son être, sur son cœur, qui assombrit son regard et la poussa à baisser les yeux vers la couronne de pétales qui était tombée sur le sol, victime de la légère brise qui soufflait sur la plaine. De belles paroles, une assurance rassurante, mais en définitive : juste des mots dans le vent. Car ils savaient tous les deux qu'ils n'avaient plus de contrôle sur rien, qu'ils étaient au pieds du mur. Que l'échange pourrait ne pas se passer comme prévu, qu'ils n'en respectaient pas les termes et que, par conséquent, ce Julian pourrait refuser de leur rendre Aaron et Liesel, si cette dernière se trouvait seulement parmi eux. Mais elle le prendrait au mot, parce qu'en cette journée, elle en avait besoin. Parce que ce moment de tendresse semblait trop parfait pour être gâché de la sorte. Parce qu'elle avait besoin de s'accrocher à cet espoir tout comme elle s'accrochait à lui.

Parce qu'il y avait un temps avant tout ça, et qu'elle avait désespérément besoin qu'il y ait un temps après.

Alors elle releva le regard et s'autorisa un sourire. « Et quand ils seront là, nous nous marierons enfin. » Une fuite facile, un changement de sujet presque grossier, pour éviter d'envisager le pire et de se concentrer sur le meilleur, qui, dans ses pensées naïves et bien trop optimistes, restait à venir. Des mots étranges à prononcer après tant d'années. Une idée qui lui semblait presque insolente, à se faufiler dans son esprit en des temps aussi critique, mais dont l'innocence l'amusa presque. Par leurs standards, ils devraient déjà être mariés depuis longtemps, mais le temps n'avait jamais été le bon. Ils en avait eu l'occasion durant la trêve, mais célébrer leur union pendant que Dorian souffrait dans sa solitude sur la plage lui avait semblé trop cruel. « Nous avons attendu trop longtemps. » Sa pauvre mère devait s'en retourner dans sa tombe. Sûrement seraient-ils déjà mariés de force, aurait-elle fait encore partie de ce monde. Elle sourit de plus belle à cette idée, tandis que son bras vint enlacer le cou de son fiancé. Faire des plans rendait les choses plus facile à supporter. Une fuite, mais vers un futur plus réjouissant, qui ne comportait pas de disparus et de malheur, mais un peu de joie et de bonheur, ce dont ils avaient tous désespérément besoin. Avec grâce et douceur, elle se détacha de son futur époux, lui laissant avant la trace d'un baiser sur sa joue. Récupérant sa timide création, elle entreprit de libérer une à une les pétales prisonnières de sa couronne, les laissant voler avec légèreté au gré de la brise. « Je pense que ça fera du bien à tout le monde. De se réunir, laisser de côté nos différents et juste célébrer. Les récents événements nous ont divisés. Ça m’attriste. » Une tristesse qui lui semblait regrettablement illégitime, étant donné qu'elle n'avait pas hésité à se dresser contre Dorian et Ava. Culpabilité hypocrite. Allégeance pénible mais également trop facile. Ce piège dans lequel elle était si aisément tombée et ses sentiments chamboulés. Une certaine amertume envers ceux qu'elle considérait comme des amis précieux, mais également beaucoup de compassion. Elle aimait l'idée de son mariage comme terrain de réconciliation. Un rappel de ce qu'ils étaient. De qui ils étaient.

De ce que certains avaient perdu de vue.

Ses tiges entremêlées désormais dénudées de couleurs, les doigts de Sofia s'en allèrent retrouver ceux d'Anton, permettant ainsi à leur maîtres de reprendre leur chemin. « Pour être honnête, je ne pensais pas que ton père prendrait le parti de Cole. Bien que j'imagine qu'une telle décision n'a pas été facile à prendre. » Autant pour décider de la marche à suivre que pour accorder son soutient aux deux membres qui avaient le plus défié son autorité. Quel que soit le nom qu'il avait décidé de prononcer à la fin, sa seule mention avait dû lui écorcher la bouche. En outre, elle ignorait ce qui avait poussé l'Ancien à prendre cette décision, tout comme elle ignorait la position de son fils à ce sujet. Elle savait qu'il souhaitait le retour de Liesel et d'Aaron tout autant que n'importe qui, mais elle avait remarqué son silence quant à l'échange et tout ce qui en résulterait. Une partie d'elle en était intriguée, mais elle résista à l'envie de lui demander. Par peur de ne pas aimer ce qu'il lui donnerait comme réponse.

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MessageSujet: Re: WE CAN HURT TOGETHER (ANTON)   Sam 8 Avr - 19:13

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« Et quand ils seront là, nous nous marierons enfin. » Aussi loin que tu pouvais t’en souvenir, c’était tout ce que tu avais toujours souhaité. Passer le reste de tes jours à ses côtés. Qu’elle te choisisse toi, plutôt que lui, qu’elle t’aime comme tu l’avais toujours aimée. Qu’elle devienne ta femme, ta moitié, la mère de tes enfants. Là avait toujours été ton plus grand souhait. Elle te sourit, vision idyllique, mais le sourire que tu lui rends sonne faux. Parce que tu sais que ce jour n’arriverait surement jamais. Parce que tu sais qu’elle te parle d’une utopie à laquelle tu ne gouteras jamais. Pourtant, tu veux y croire, parce que c’est tout ce que tu as toujours voulu. Alors tu souries. Tu espères. Mais tu sais que la vérité n’est pas aussi belle qu’elle souhaiterait la peindre. « Nous avons attendu trop longtemps. » Cette fois, ton sourire est bien plus sincère. Le choix des mots y étaient pour beaucoup. Trop longtemps. Beaucoup trop. Ton regard s’assombrit alors qu’elle se défait de ton étreinte, après avoir déposé un baiser sur ta joue. « Je pense que ça fera du bien à tout le monde. De se réunir, laisser de côté nos différents et juste célébrer. Les récents événements nous ont divisés. Ça m’attriste. » Tu repenses aux dits récents événements. A Dorian. A Liesel. A Cole. Aux divisions au sein des vôtres. Les querelles. Les disputes. Les rébellions. Liesel et Cole auraient dû être punis pour avoir désobéis au conseil des anciens, mais il n’en avait rien été. Ils s’en étaient sortis. Avec quelques petites brimades. Ce avec quoi tu n’étais pas d’accord. Ton père devenait plus tendre avec l’âge, moins exigent. Ils cesseraient de le respecter, tous. Petit à petit. Ils ne croiraient plus en ses capacités à diriger le conseil, pas s’il continuait à fermer les yeux sur les agissements des uns et des autres. Cole et Liesel auraient dû être punis, enfermés. Pour quelques jours, au moins. Peut-être cela aurait même permit à Liesel de rester parmi vous.

Tu détournes le regard, pour cacher combien tu es en désaccord avec la décision de ton père de ne pas sévir, de laisser faire, de vous laisser vous désunir de la sorte. « Je ne pense pas qu’un mariage soit suffisant pour fermer les yeux sur les agissements de certains. » Tes yeux reviennent se poser sur elle, sur sa silhouette agile qui s’affaire à jouer avec les pétales de la petite couronne de fleurs. Tu l’observes silencieusement alors que tu réalises l’importance de ce moment passé avec elle. Loin des autres. Loin des conflits. Loin du Conseil. Loin des responsabilités. Alors ton regard croise le tiens, et tu peux sentir un poids peser sur ton cœur. Ses doigts viennent s’enlacer aux tiens alors que tu es bien incapable de détourner tes yeux de son visage angélique « Pour être honnête, je ne pensais pas que ton père prendrait le parti de Cole. Bien que j'imagine qu'une telle décision n'a pas été facile à prendre. » Tu ne pensais pas être capable de détourner le regard, et pourtant, c’est ce que tu viens de faire, ne supportant pas de l’entendre prononcer ce prénom. Tu esquisses un mouvement en arrière. Léger. Quasi-imperceptible. Et pourtant. Un léger mouvement de la tête, réprobation des choix de ton paternel. Non pas que tu sois un fervent défenseur des idées de Dorian, mais tu ne pouvais que lui donner raison quant à la cause qu’il défendait. Cole n’était rien de moins qu’un fauteur de troubles, le genre d’homme qui cherchait le conflit, la violence, le genre d’homme qui pouvait mettre en péril la gouvernance de ton père. Là était la seule raison pour laquelle ton père avait pris le parti de Cole, pour se le mettre dans la poche, pour court-circuiter Dorian. Choix judicieux, et pourtant, un choix que tu n’approuvais pas le moins de monde. « Mon père se fait vieux, il ne sait plus vraiment ce qu’il fait. Mais, je suppose qu’à deux maux, il a choisi le moindre… » pour lui. Pour son bien-être, à lui.
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