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 WHAT THEY DIED FOR ✏ sujet express.

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THE ISLAND
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MessageSujet: WHAT THEY DIED FOR ✏ sujet express.   Ven 3 Fév - 18:12

WHAT THEY DIED FOR.
PARTICIPANTS : Whitney Berry-Seinfield, C. Johakym Hemingway et Arthur Wellington.
Voici votre mise en situation, à vous d'inventer à partir de cela, la suite de l'histoire. N'oubliez surtout pas que le plus important est de faire avancer votre sujet : pour cela, n'hésitez pas à faire des posts plus courts, afin que l'action avance plus rapidement et soit plus dynamique. Bon jeu à tous les trois !
Il était nécessaire, afin de conserver une réserve de nourriture correctement remplie, d'aller de temps en temps dans la jungle pour y ramasser des fruits, des baies ou des racines. Cette tâche, simple en apparence, devint plus compliquée lorsque les arbres autour du campement furent vides de tout fruit. Bientôt, il fallut s'enfoncer au plus profond de la jungle pour récolter de la nourriture et après les multiples enlèvements et les attaques de la fumée noire, certains survivants refusaient tout net de s'éloigner trop loin de la plage.
Ceux qui acceptaient cependant de partir à l'aventure étaient obligés de se déplacer en petit groupe de trois ou quatre afin de limiter les incidents. C'est pourquoi ce jour-là, Johakym, Whitney et Arthur, trois survivants volontaires, s'enfoncèrent dans la jungle bien décidés à ramener de quoi manger aux autres rescapés.

Ils marchaient dans la jungle depuis deux bonnes heures, les sacs déjà chargés de fruits, lorsqu'ils s'aventurèrent sur un chemin étrange et sinueux. Ils hésitèrent un moment avant de s'y engager mais la perspective de trouver au bout de leur route de quoi manger finit par les décider. Ils n'avaient pas fait un pas que le sol se fendit sous leurs pieds et ils s'écroulèrent dans un fossé boueux, haut de plusieurs mètres. Ils ne le comprirent pas tout de suite mais ce trou était en fait un piège tendu par leurs véritables ennemis : une fois les survivants coincés dans le fossé, il leur était presque impossible de sortir à cause de la terre marécageuse et il leur suffisait alors de venir les récupérer.

Nos trois survivants sont-ils condamnés à connaître le même sort ou parviendront-ils à s'enfuir avant que les traqueurs ne viennent les chercher ?
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Whitney Berry-Seinfield
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MessageSujet: Re: WHAT THEY DIED FOR ✏ sujet express.   Ven 3 Fév - 18:47

Avançant à pas de loups vers la réserve de nourriture histoire de piquer un ou deux fruits, Whitney longeaient les abris des rescapés, aussi discrètement qu’elle le pouvait (c’est-à-dire pas du tout). En effet, son ventre gargouillait depuis désormais de longues (secondes) minutes et quelque chose à se mettre sous la dent n’était pas de refus. Ce qu’il fallait savoir, c’est que Whitney n’a pas un grand appétit, mais qu’elle est très gourmande. Sur terre ferme, elle passait son temps à manger, n’importe quoi et en petite quantité : une pomme, des céréales, un carré de chocolat, elle avait toujours quelque chose dans la bouche. Bien sûr, après le crash, il avait fallu qu’elle se calme et qu’elle contrôle cette envie de manger. Mais là, c’en était trop, elle n’en pouvait plus. Et puis bon, ce n’était pas deux framboises en moins qui allait manquer. Alors, se glissant doucement à l’intérieur de la réserve, elle ouvrit la corbeille où on mettait tout ce qu’on trouvait dans la forêt et … là c’est le drame. Presque plus rien, juste un fond, ce qui suffirait à alimenter le camp pendant encore … m’ouais, deux jours tout au plus. Horrifié par cette vision, Whitney abandonna son idée et se mit à crier « La réserve est presque vide. »Très vite rejoint par quelques rescapés qui crevaient eux aussi la dalle, Whitney fut envoyée dans la forêt avec deux autres survivants pour aller en chercher. Pourquoi elle ? Elle n’en savait rien, elle n’avait pas compris non plus. Dans son esprit, c’était comme si elle s’était téléportée dans le temps, mais peu importe, la voilà, un sac sur les dos, marchant dans la jungle, tremblant légèrement, en compagnie de Arthur, un ami à elle et Johakym, un rescapé avec qui elle n’avait jamais vraiment parlé. Oui, elle n’était pas vraiment rassurée, elle n’aimait pas cet endroit. Les strangers rôdaient et il y avait des trucs bizarre, en plus de ça, les arbres près du camp complètement dénudés de nourriture, ils avaient été obligés de s’enfoncer dans la jungle.

Deux bonnes heures après leur départ et les sacs remplis de bonne nourriture forestière, Whitney posa le sien sur le sol avant d’entreprendre une série d’étirements. « Qu’est qu’on fait ? On continue ? » Devant eux se dressaient un chemin qui semblait … bizarre, pas comme les autres, et qui n’inspirait rien de bon à Whitney qui n’avait d’ailleurs pas envie de s’y aventurer. D’après elle, ils avaient assez de nourriture pour un petit moment, mais, en minorité numérique face aux deux garçons qui eux, voulaient (stupides garçons) y aller, elle fut obligée de les suivre. Bien sûr, elle aurait pu rentrer seule au camp, mais elle avait trop peur puis, elle n’avait pas le sens de l’orientation. Alors, avançant dans le silence total, la jeune artiste sentit soudain le sol s’écrouler sous ses pieds. Sans comprendre de quoi il s’agissait, elle tomba dans le vide et atterrit juste sur les fesses, ce qui lui soutira une grimace de douleur. La bouche grande ouverte, elle fit un effort considérable pour ne pas crier. Se relevant péniblement, elle observa la profondeur du trou dans lequel ils étaient tombés sans rien dire. Que se passait-il ? Etais-ce un piège ? Quelqu’un les avait-il piégés ? En moins de temps qu’il n’en fallut pour le dire, la paniqua s’empara de la jeune femme qui se mit à gesticuler nerveusement « Vous allez bien ? » réussit-elle à dire en aidant les deux jeunes hommes qui l’accompagnait à se relever.
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Arthur Wellington
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MessageSujet: Re: WHAT THEY DIED FOR ✏ sujet express.   Sam 4 Fév - 20:14

« On aurait besoin de volontaires pour aller chercher de la... » Arthur n'eut pas besoin d'en entendre davantage : il bondit sur ses pieds, alla chercher le sac à dos dans sa tente et courut jusqu'à la réserve de nourriture où se tenait la femme qui venait de prononcer ces paroles ainsi que quelques autres survivants. Dans la précipitation, il heurta de plein fouet un homme dont il ne connaissait pas le prénom mais qui était particulièrement désagréable et qui lui jeta un regard meurtrier. « Regarde où tu vas, gamin ! » En d'autres circonstances, Arthur se serait excusé puis aurait insisté sur le fait que non, il n'était plus un gamin mais un homme de 21 ans, bientôt 22 s'il vous plaît, et qu'il n'appréciait pas du tout d'être traité de la sorte. Le type l'aurait regardé avec de grands yeux et serait rentré dans son jeu ou bien aurait estimé qu'il était tombé sur un fou et aurait lâché prise. Mais peu importe puisque comme dit précédemment, Arthur se contenta de rougir légèrement avant de se sauver et de rejoindre le petit groupe qui s'était formé autour de la réserve. « Je suis volontaire ! » lâcha-t-il immédiatement de peur que quelqu'un ne décide de lui voler la place. Mais apparemment, depuis que la jungle était devenu le lieu de rites vaudou (enfin, c'était comme cela que certains nommaient la fumée noire) et d'étranges enlèvements, les volontaires se faisaient de plus en plus rares, une chance pour Arthur à qui l'on refusait souvent les expéditions dans la jungle parce qu'il était trop jeune. Et certainement aussi parce qu'une fois, il avait réussi à se perdre dans la clairière. Mais oublions cet épisode honteux et concentrons-nous sur le moment présent : comme par magie, on accepta sa candidature et il se retrouva rapidement à l'entrée de la jungle en compagnie de la jolie Whitney, l'une de ses amies et d'un certain Johakym qui avait probablement une dizaine d'années de plus que lui mais qui semblait plutôt sympathique.
Arthur se sentait réellement fier de participer à une telle expédition ; bien sûr, elle n'était pas aussi importante que celle où un groupe de survivants étaient allés chercher de la dynamite jusqu'au village abandonné mais tout de même, nourrir le campement restait une tâche primordiale et il était bien décidé pour une fois à ne pas faillir à la mission qui lui avait été confiée. Après tout, il suffisait de ramasser des fruits, cela n'était pas trop difficile, n'est-ce pas ?

Au bout de deux heures, ils avaient bien avancé et leurs sacs étaient nettement plus lourds qu'à leur départ. Malgré l'ombre que leur apportait les arbres, il faisait très chaud dans la jungle et Arthur ne rêvait que d'une seule chose : se baigner dans la cascade pour se débarrasser de la transpiration qui lui collait de manière désagréable à la peau. C'est ce qu'il faillit répondre à Whitney lorsqu'elle leur demanda s'ils devaient continuer : il fit bien de tourner sa langue sept fois dans sa bouche car la jeune femme demandait en fait s'ils devaient continuer sur le chemin qui se dressait devant eux. Étroit, recouvert de feuilles et de boue, il semblait plus qu'étrange mais au loin, on pouvait apercevoir des dizaines d'arbres fruitiers : il sembla donc logique à Arthur de continuer, même s'il n'arrivait pas à chasser une drôle d'impression. Ce fut également l'avis de Johakym ; seule Whitney semblait réticente mais elle fut obligée de les suivre, à contrecoeur cependant.
Il avait à peine fait une dizaine de pas qu'Arthur sentit le sol s'écrouler sous ses pieds : le temps s’accéléra brutalement et il eut à peine le temps de comprendre ce qui était en train de lui arriver qu'il tombait tête la première dans un trou à la fois humide et boueux.

Lentement, il parvint à se mettre en position assise et mit une main sur ses yeux : même s'ils étaient au fond d'un large fossé, la lumière l'éblouissait énormément, bien plus que lorsqu'il était encore à l'air libre. Lorsqu'il retira sa main, il remarqua qu'il y avait un peu de sang dessus, son sang, mais il était tellement confus et désorienté qu'il n'y prêta pas attention. En fait, la seule chose qui l'interpellait pour le moment était la personne qui se tenait à côté de lui : grande, blonde et masculine, elle ressemblait en tout point à sa tante Martha qu'il n'avait pas vu depuis près de quatre ans. Mais que faisait donc sa tante sur l'île ? Cela n'avait pas de sens, tout comme le fait qu'il était recouvert de boue de la tête au pied.
« Je vais bien, enfin, je crois... Et toi ? » répondit-il à la question de Withney, avant d'interpeller Johakym d'une voix hésitante. « Tante Martha ? Mais... Qu'est-ce que tu fais là ? »

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C. Johakym Hemingway
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MessageSujet: Re: WHAT THEY DIED FOR ✏ sujet express.   Mar 7 Fév - 6:50

Une réserve de nourriture vide et peut-être la chance pour Johakym de montrer aux autres qu’ils pouvaient s’aventurer en jungle sans aventures stupides; le blond sauta sur cette opportunité. Deux autres survivants rejoignirent le petit groupe des volontaires, beaucoup plus jeunes et sûrement moins expérimentés. Merde. Jouer à George de la jungle ne figurait déjà pas parmi ses loisirs préférés et il fallait qu’il joue au vieux Tarzan leader du groupe. Oh, ils paraissaient bien sympathiques les jeunes, il devait l’admettre. Armé d’une boussole nouvellement acquise, Johakym, une femme avec un nom qui ressemblait à Winnie et Arthur se mirent en route afin d’amasser des provisions pour le camp. Au moins, le camp avait déjà un lieu de prédilection pour la nourriture, ce qui leur sauverait le problème d’errer au hasard dans la jungle, à la recherche de petits fruits.

Les trois joyeux lurons avaient avancé avec prudence dans la jungle jusqu’à cette fameuse réserve. Peu de mots avaient été échangés, les survivants se contentant de mettre tous leurs sens en alerte, au cas-où. Ce ne fut qu’une fois à destination qu’ils se figèrent dans un mouvement pratiquement identique, en plein désarroi. Re-merde. À croire qu’ils avaient une malédiction dans les pattes, un nuage noir qui ne leur apportait que de la malchance. La réserve était déserte, comme si toute la nourriture qui y était avait été dévorée par des animaux voraces. Ces animaux étant eux. Son estomac broyé par la faim autant que par la peur émit un bruit de protestation. La peur de mourir de faim si loin de chez lui, de ceux qu’il aimait. Poussé par le besoin de nourriture solide dans ce milieu sauvage, le blond s’efforça à sortir de sa stupéfaction et, bientôt, les trois survivants se remirent en route. L’île n’avait pourtant pas terminé de leur poser des obstacles à éviter, à traverser. Ils n’avaient parcourut que quelques autres kilomètres quand ils s’arrêtèrent de nouveau, un air inquiet s’imprégnant sur chacun de leurs visages. Un autre chemin s’étirait devant eux, étrange, mystérieux. L’atmosphère y semblait lourde et Jo savait que ce n’était pas dû à la chaleur qui régnait ici. Un frisson glissa sur sa peau couverte de sueur par l’effort physique et, malgré la température, il s’aperçu qu’il avait la chair de poule. Étrange endroit tout de même, qui ressemblait presque à une de ces allées sombres utilisées dans les films à suspense. LE moment du film où il arrivait un malheur aux personnages principaux. Ne restait plus à Jo que se convaincre qu’ils n’étaient pas dans une scène d’horreur, malgré les catastrophes qui avaient suivies leur arrivée sur l’île.

Ils ne prononcèrent d’abord aucun mot, chacun laissé au dilemme de continuer ou de retourner au camp, armé seulement de leurs quelques sacs de récoltes. Whitney fut celle qui émis la question à voix haute et les deux hommes se tournèrent vers elle, sursautèrent presque à cause du silence qui s’était inconsciemment installé. Ils se mirent d’accord pour continuer; ils ignoraient quand serait la prochaine disette de nourriture et, si cela advenait, ils seraient mieux équipés avec plus de provisions que moins. La prévoyance était la clé de la survie ici, Johakym l’avait appris bien assez tôt. Par contre, l’orientation en forêt et le maniement des armes semblaient également plutôt utiles, ce qui n’empêchait pas le blond d’éprouver plusieurs difficultés avec ces derniers. Johakym avait donc ouvert le chemin en marchant d’un pas qu’il voulait déterminé. Non pas qu’il avait besoin de jouer au stupide courageux. Bon, peut-être un peu, parce qu’il n’en pouvait plus de cette réputation de maladroit perdu qui le suivait au camp. Il était un homme, un vrai et c’était le moment de le prouver. Le blond n’avait pourtant parcourut que quelques pas que le sol sembla disparaître sous ses pieds. Un hoquet de surprise transperça l’air alors que l’air sifflait sur chacun de ses côtés et que son cœur tombait en chute libre dans sa poitrine. Poumons vidés, écrasés sous la pression de l’air et le monde qui défilait en images floues. Avant qu’il ne puisse réellement se rendre compte de ce qui se passait, Jo sentait son corps heurter de nouveau du solide. L’air s’infiltra dans ses poumons en un seul coup et il reprit son souffle. Étourdit, il dut demeurer allongé, ses yeux bleus fermés sur la presque noirceur qui l’entourait pour se terrer dans son noir. Aucun son alentour, sauf son cœur qui palpitait dans sa poitrine, son cœur autant sous le choc que le reste de son corps. Sa respiration sifflait telle l’air lors de sa chute libre et une voix parvenait à ses oreilles, étouffée par la terre les entourant. Il se rendit compte qu’il avait, sous le coup de l’émotion, presque oublié ses compagnons de voyage. Jo cligna des yeux; ceux-ci mirent un moment à s’habituer à la nouvelle pénombre, ainsi qu’au brouillard de poussière qui colorait le monde d’une couleur grise. « Vous allez bien? » venait de demander une voix résonnant à ses côtés, une silhouette qu’il ne pouvait qu’à peine distinguer. Jo avait ouvert la bouche pour répondre au même instant qu’un bras l’empoignait pour l’aider à se relever. Une bouffée fraîche et sale de poussière s’engouffra dans sa bouche et il toussa un temps, ne retrouvant pas son sac à dos à travers le chaos. Whitney semblait être repartie du côté de l’autre rigolo d’Arthur, qui commença aussitôt à radoter un discours sur une certaine tante Martha, une femme à laquelle il ressemblait, selon lui. Jo haussa les sourcils et jeta un regard sur le jeune homme à l’air tout aussi hésitant que confus, qui avait une tête de silhouette. Sérieusement? Ce petit était en train de le confondre avec une femme où il rêvait? Il grogna, mécontent de cet autre coup dur à son orgueil masculin. Ses yeux bleus retombèrent sur ce qu’il devenait être Whitney. « Oh, je vais bien, t’inquiète pas pour moi Winnie. Par contre, on dirait que ton petit ami a mangé un coup sur la tête. Ou il y avait des fruits hallucinogènes dans un de nos paniers. » Jo s’appuya sur la paroi, dans une tentative pour solidifier ses jambes encore vacillantes après la chute. Il leva les yeux afin d’estimer à quelle hauteur du sol ils se trouvaient et grimaça, exaspéré, avant de les rabaisser vers ses compagnons. « Non mais, on est tombés dans une sorte de trou de boue perdu en pleine jungle, sur un chemin que probablement personne ne connaît et tout ce que tu trouves à dire c’est que je ressemble à une femme? Revoit tes priorités, mon vieux. Et pour information, tu peux pas avoir plus homme que moi. T’a qu’à demander à n’importe qui sur le camp, le kid. »

Jo ouvrit la bouche de nouveau, porté par son discours, quand il aperçut finalement du coin de l’œil son sac à dos. Porté par un grognement de satisfaction, le blond s’en approcha tout en ne lâchant qu’à moitié la paroi qu’il avait auparavant agrippée. Sa bouche désertique ne souhaitait qu’une chose; une inondation pour la soulager de sa soif intense. Il empoigna l’objet du bout des doigts alors que ses lèvres s’étirèrent en une légère grimace de douleur. « Au lieu de se la jouer retrouvailles familiales, on devrait essayer de sortir de ce foutu trou à rats avant que les animaux viennent voir ce qu’ils ont pêché. À moins que vous ne préfèriez jouer dans la boue. »

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Whitney Berry-Seinfield
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MessageSujet: Re: WHAT THEY DIED FOR ✏ sujet express.   Mar 7 Fév - 13:20

« Oh, je vais bien, t’inquiète pas pour moi Winnie. Par contre, on dirait que ton petit ami a mangé un coup sur la tête. Ou il y avait des fruits hallucinogènes dans un de nos paniers. » Se tournant alors pour que Johakym ne la voie pas se moquer de lui, elle se retint d’exploser de rire. En effet, sous l’effet du choc, ce pauvre Arthur n’avait rien trouvé de mieux à dire que « Tante Martha ? Mais... Qu'est-ce que tu fais là ? » Se retournant vers les deux hommes, la jeune femme adopta un air faussement sérieux avant de regarder Johakym. « Whi-t-ney ! avec un T, Whitney ! » À vrai dire, le faux nom que l’homme avait employé aurait très bien pu énerver la belle si seulement son ami n’avait pas sorti sa connerie. C’était quand même fou ça, deux mois qu’ils étaient coincés sur cette île de malheur et il ne connaissait toujours pas son nom ? Croisant ses bras, elle ne s’énerva pas pour autant, après tout, ils n’avaient pas le temps pour ça. Ils étaient quand même piégés, et s’ils ne trouvaient pas une solution très vite, ça pourrait très mal se terminer.

Il fallait toujours que ça lui tombe dessus ces choses-là. Elle ne plaisantait pas, elle allait vraiment finir par croire que cette île lui en voulait, qu’elle était maudite, car à chaque fois qu’elle faisait quelque chose pour aider les autres, pour enfin se faire prendre au sérieux, autre chose qu’aider à porter des caisses, ça tournait toujours mal. Au fond de son trou, Whitney avait posé ses mains sur ses hanches et levé la tête après avoir aidé ses eux compagnons de voyage. Éblouie par le soleil, elle se tourna bien vite avant de passer ses mains sur son corps pour retirer toutes la poussière et la boue de ses vêtements. Les voilà piégés, et plus les secondes passaient, plus la panique prenait le contrôle du corps de cette pauvre jeune femme. Faisant tout son possible pour rester calme, elle tenta en premier de grimper jusqu’en haut … Ce qui s’avéra vain. À peine avait elle retiré ses pieds du sol qu’elle était tombée sur les fesses … Encore une fois. « Au lieu de se la jouer retrouvailles familiales, on devrait essayer de sortir de ce foutu trou à rats avant que les animaux viennent voir ce qu’ils ont pêché. À moins que vous ne préfèriez jouer dans la boue. » Qu’il était désagréable ! Le dos tourné, Whitney soupira légèrement avant de se tourner, toujours sur le derrière, vers les deux hommes avant de tendre sa main vers Johakym. « Eh l’homme ! commença-t-elle en faisant références à ce qu’il avait dit un peu plus tôt (« Non mais, on est tombés dans une sorte de trou de boue perdu en pleine jungle, sur un chemin que probablement personne ne connaît et tout ce que tu trouves à dire c’est que je ressemble à une femme? Revoit tes priorités, mon vieux. Et pour information, tu peux pas avoir plus homme que moi. T’a qu’à demander à n’importe qui sur le camp, le kid. ») sois galant et aide la dame ! » dit-elle donc, ne pouvant se relever seule à cause de la douleur causée par ces malheureuses chutes à répétition. « Vous croyez que ce sont les Strangers qui ont fait ce piège ? » enchaina-t-elle ensuite tandis qu’une mine inquiète avait envahit son beau visage.

« Qui me fait la courte échelle ? » Ridicule ? Ça l’était peut-être. Il fallait dire que le trou était assez profond tout de même, et ce n’était pas un vulgaire courte échelle qui allait les aider à se sortir de là, MAIS, Whitney avait l’espoir qu’avec un peu de chance, et si elle s’en donnait les peine, elle réussirait à s’élancer suffisamment haut pour s’accrocher à quelque chose. De toute façon, comme on disait souvent : qui ne tente rien n’a rien. Puis personne ne semblait avoir de meilleures idées donc …
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Arthur Wellington
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MessageSujet: Re: WHAT THEY DIED FOR ✏ sujet express.   Mar 7 Fév - 22:04

Vraiment, il se passait des choses étranges ici. Tout d'abord, Arthur avait du mal à comprendre pourquoi il se trouvait dans un large trou boueux, perdu au milieu de nulle part. Il se souvenait vaguement avoir marché dans la jungle avant d'arriver ici mais pour quelle raison ? Ne pas réussir à se rappeler de quelque chose d'aussi évident aurait du l'inquiéter mais étrangement, Arthur était très calme, comme s'il n'arrivait pas à prendre conscience de la gravité de la situation. En réalité, ce qui lui importait, et c'était la deuxième chose qui lui faisait penser que décidément, cette île était sacrément étrange, c'était de trouver pourquoi sa tante Martha se tenait à ses côtés alors qu'elle aurait du être à des kilomètres de l'île, dans sa petite maison de la banlieue londonienne.
Arthur fronça les sourcils et essaya de s'attarder sur le visage de celle qu'il croyait être sa tante. En réalité, sa vision était floue et hasardeuse et ne lui permettait pas de deviner s'il s'agissait oui ou non de Martha mais son cerveau embrumé ne parvenait pas à s'en rendre compte. Lorsqu'il était tombé, sa tête avait violemment heurté le sol et il était à présent probablement condamné à délirer et divaguer pendant des heures jusqu'à ce que la commotion se résorbe. En attendant, il était en train de perdre toute crédibilité auprès de Johakym et Whitney mais il était bien sûr trop étourdi pour s'en rendre compte. Des images du salon tiré à quatre épingles de Martha se confondaient avec la scène qu'il était réellement en train de vivre et bientôt, il perdit totalement pied avec la réalité.

Faisant face à Johakym, une main sur son front pour cacher la lumière qui l'éblouissait, il lui adressa un sourire complètement naïf, loin de s'imaginer que ce dernier se moquait de lui, vexé d'être comparé à une femme.
« Des fruits hallucinogènes ? J'ai toujours su que ce que tu mettais dans ta tarte aux pommes n'était pas toujours très net... Sans vouloir t'offenser bien sûr ! J'veux dire, elles sont très bonnes tes tartes mais parfois, enfin... Parfois, elles ont un goût bizarre, voilà. Et je suis pas le seul à le penser ! » Il eut un sourire gêné en voyant les deux autres le regarder avec des yeux ronds. N'avaient-ils jamais mangé de tartes aux pommes de leur vie ? « Oui, enfin... Ahem, peu importe. » La vérité, c'était qu'il avait un peu peur de la tante Martha et qu'il n'était pas rassuré à l'idée qu'elle soit avec lui dans ce drôle d'endroit. Heureusement, il y avait Winnie... Non, Woody... Willy, c'était bien ça, Willy. Arthur haussa les épaules en remarquant que tante Martha semblait être aussi douée que lui pour se rappeler des prénoms et il s'apprêtait à lui sourire d'un air complice lorsqu'elle s'adressa directement à lui pour la première fois. Son air était plus menaçant que jamais et ses cheveux blonds, légèrement salis par la boue, la faisaient ressembler à un épouvantail. Il se garda bien évidemment de lui faire remarquer, il tenait à la vie, après tout.
Arthur fronça les sourcils lorsqu'il comprit que sa tante ne le reconnaissait pas.
« Mais tante Martha, c'est moi ! Tu sais, Arthur, le fils de ta soeur. Et évidemment que tu ressembles à une femme, t'en es une ! Même si je me souvenais pas que tu... Non, oublie ça, après, ça fait longtemps qu'on s'est pas vu, alors... » Il voyait qu'elle avait du mal à tenir sur ses jambes et il était prêt à lui offrir son aide mais il n'aimait pas du tout les regards qu'elle lui lançait et il préféra se tourner vers Woody, non Winnie, qui essayait par tous les moyens de sortir de ce trou. Bonne idée, peut-être qu'une fois sorti d'ici, il finirait par comprendre ce qui se passait réellement.

Willy semblait aussi avoir remarqué la mauvaise humeur de Martha et Arthur se précipita pour l'aider lorsqu'elle tomba sur les fesses après avoir essayé de grimper. Immédiatement, le paysage se mit à tourner et une violente nausée s'empara de lui, si forte qu'il eut du mal à ne pas vomir sur les chaussures de Woody. Heureusement, son estomac lui laissa quelques instants de répit et il adressa un sourire forcé à son amie.
« Pourquoi les Strangers feraient une chose pareille ? Ils ne mangent que des écureuils et ce trou est trop grand pour un écureuil. Mais... c'est peut-être un piège pour attraper plein d'écureuils d'un coup ! Et alors, ils risquent de nous confondre avec eux parce que sans vouloir te vexer Willy, avec tes cheveux, tu ressembles vaguement à un écureuil. »

Il passa une main sur son front qui s'était remis à lui faire mal et dans un brusque sursaut de conscience, réalisa qu'il était en train de raconter n'importe quoi. Mais attention, pas un simple n'importe quoi, non. Le n'importe quoi qui allait probablement lui valoir la palme du boulet de l'année et qui le poursuivrait pendant des années. Mais son mal de crâne devenait tellement fort qu'il était difficile de lutter contre le tissu d'inepties que sa bouche débitait à toute vitesse. « Laisse... Laissez-tomber, marmonna-t-il finalement avec une certaine irritation dans la voix. Alors que quelques minutes plus tôt, il se sentait presque de bonne humeur, il avait à présent l'impression qu'il portait tout le poids du monde sur ses épaules. Mais quelque chose lui disait que Woody, non, Whitney, avait peut-être une idée pour les sortir de là. Luttant contre la nausée qui lui soulevait le coeur, il s'agenouilla et offrit une fois encore son aide à la jeune femme, même s'il ne comprenait pas bien où elle voulait en venir. Une simple courte échelle ne suffirait pas à les faire remonter de ce trou. « Ou sinon, on pourrait faire un grappin... Avec des fruits... » Sa voix lui apparaissait étrangement lente et il avait l'impression de raconter une fois encore des bêtises mais pourtant, même s'il n'arrivait pas à exprimer correctement son idée à cause de la confusion et de la fatigue, elle lui semblait plutôt bonne. Il ne lui restait plus qu'à espérer que Willy et la tante Martha seraient du même avis.

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MessageSujet: Re: WHAT THEY DIED FOR ✏ sujet express.   Jeu 9 Fév - 6:31

Johakym grimaçait quand perçait dans sa jambe une lueur de douleur. Bon sang. Il fallait qu’il se blesse au cours de cette escapade en plus? Quand toutes les aventures imaginables lors d’une excursion dans la jungle allaient-elles cesser de lui tomber sur la tête? La poussière brillait toujours dans la noirceur de l’air confiné du piège, mais il pouvait quand même apercevoir des silhouettes familières dans la pénombre. Celle de Whitney était à demi tournée de côté, si bien qu’on ne voyait que son profil, mais le blond pouvait ressentir son agacement sans aucune difficulté. Les bras croisés sur sa poitrine alors qu’elle corrigeait sa prononciation de son nom, elle semblait bouder comme un enfant. La terre rude glissait un peu sous ses doigts, mais Johakym ne put s’empêcher de lever les yeux en l’air. « Winnie, Whitney, ça revient au même. Tu vas quand même pas commencer à te la jouer princesse de l’île? Parce que bien sûr, le moment où on risque de se faire bouffer est le timing PARFAIT pour le faire » commença Johakym, exaspéré et rendu impatient par son apparente blessure à la jambe. Non, mais même les hommes comme lui avaient leurs limites. D’abord, ce petit blond à l’allure de fée clochette fragile qui s’était assommé dans sa chute et qui le prenait pour une tante quelconque (comme s’il avait des allures de femmes…) et cette Winnie qui faisait un plat parce qu’il ne connaissait pas encore exactement son nom. Charmante équipe qu’ils étaient. « Foutue jungle de malheur qui m’apporte que des foutus problèmes » marmonna-t-il alors qu’il tentait de faire quelques pas parmi la terre. Il s’était résolu à ne pas se perdre, ni se faire tirer dessus, ni rencontrer quelqu’un qui voulait comme par hasard le tuer. Et voilà que, dans sa chance, il se retrouvait dans le fond d’un trou comme un buffet de roi tout prêt à se faire dévorer (repas nourrissant en seulement deux minutes, vous n’aurez qu’à repêcher votre prise, faire chauffer le tout et prendre une bonne bouchée!).

Whitney l’avait déjà aidé à se relever et, selon ce qu’il pouvait apercevoir, elle faisait la même chose avec l’autre blondinet, son petit ami. Charmant. La jeune femme semblait chercher un vain un moyen de sortir d’ici, tentant de grimper sur les parois et retombant sur le sol, les quatre fers en l’air. Le blond la regarda agir pendant quelques minutes, sans réagir, jusqu’à ce que celle-ci, apparemment plus agacée qu’auparavant, ne lui ordonne de venir l’aider. « Princesse un jour, princesse toujours. Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, je ne suis, de un, ni ton esclave, ni en état d’aller sauver les dames en détresse. Demande à ton petit ami. » Johakym était habituellement du style heureux et bout-en-train…sauf quand il était blessé et enfermé au fond d’un trou avec un cinglé et la princesse de l’île. Déjà près de la jeune femme, il soupira, puis étira un bras pour l'aider à se relever. Il était vraiment galant, finalement.

Et voilà que l’autre continuait avec son délire sur sa tante Martha. Apparemment, Johakym était devenu, en l’espace de quelques minutes, la cuisinières officielles de l’île. « Ah bon sang Arthur au pays des merveilles, tu pourrais pas essayer de nous aider à trouver un moyen de sortir d’ici au lieu de délirer? Peut-être que ça nous éviterait de devenir les tartes aux pommes dans la tarte de ceux qui l’ont fait. » Petit à petit, au fur et à mesure que se déroulait la scène, Johakym avait tenté de s’avancer vers son sac à dos. Il était maintenant assez près pour l’empoigner, ce qu’il fit sur le champ. Il relâcha un moment la paroi pour farfouiller dans le sac et en ressortit une bouteille d’eau à demi pleine. Enfin, il pourrait calmer la soif qui le dévorait depuis tout à l’heure. Le blond entreprit de déboucher la bouteille, avant d’ajouter, dans un grognement « Si je voulais faire bouffer quelque chose à goût bizarre, je n’utiliserais pas de fruits hallucinogènes. Pas besoin avec mes talents culinaires. » Ironique, le blond mais, pour être honnête, aucune de ses connaissances ne viendraient dénigrer ce fait. Au cours des premières années où il avait habité seul, loin de chez lui, il avait fait diverses expériences culinaires, se prenant pour le prochain chef de l’Australie. Le tout s’était avéré plus que désastreux et, après qu’il ait manqué brûler sa cuisine (et son appartement entier) pour la cinquième fois, il avait dû laisser tomber sa carrière de cuisinier. Ses pensées se dirigèrent vers la première fois où il avait préparé un repas pour une soirée prévue avec Léonie. Il avait passé à deux poils d’appeler la ligne anti-poison après qu’elle ait goûté à la sorte de bouillie qu’il avait cuisinée. Mais la situation n’était guère à la discussion de leurs talents culinaires. Même que, si les choses continuaient ainsi, ils pourraient bientôt échanger des recettes avec ceux qui les avaient capturés, afin de leur proposer la préparation idéale pour trois beaux survivants bien cuits.

Le blond manqua s’étouffer lorsque, en plein milieu d’une gorgée d’eau, le petit insista sur le fait qu’il était une femme. Non, mais il allait finir par lui étamper son poing de femme dans la figure s’il continuait ainsi. Et voilà que le délire recommençait, porté, cette fois, sur des supposés écureuils qui les avaient capturés, qui étaient les strangers et qui ressemblaient aussi à Winnie. Johakym fronça les sourcils, résistant à l’envie de lever de nouveau ses yeux au ciel. Il espérait seulement que ce délire se terminerait dans peu de temps, parce qu’il ignorait combien de temps, justement, il pourrait résister. « Ah, super. Maintenant Alvin et les Chipmunks sont aussi sur l’île. De mieux en mieux. Tu trouves pas Winnie? » Cette fois, il leva pour de bon les yeux au ciel, s’accordant un temps de réflexion pour répondre à la question de Winnie. Pincement au cœur qui le prit d’assaut, puisque la pensée des strangers le ramenait inévitablement vers Léonie. Il savait qu’elle n’était plus parmi eux depuis l’incendie, mais il était tout simplement incapable d’éprouver la même haine que ses semblables avaient pour les Strangers. Peut-être était-il trop biaisé. Nostalgique, Johakym leva les yeux vers le dernier morceau de ciel qu’ils pouvaient entrevoir. Il ne pouvait quand même pas mourir ici, non? Un soupir franchit ses lèvres juste avant les mots. « Aucune idée Winnie, c’est soit les strangers, soit des écureuils carnivores qui voulaient prendre leur revanche sur nous ou un autre groupe de personnes que l’on ne connait pas. Je parierais pas sur les strangers. »

Le petit proposa une autre idée qui le fit sourciller, mais qui n’était pas complètement délirante. « Un grappin avec des fruits? Et tu veux dire? Je vote pour tenter la courte échelle, y’a aucune autre solution toute façon » termina-t-il sur un autre soupir. Il préférait agir et ne pas se laisser mourir plutôt que de perdre trop de temps à réfléchir. Il faisait un mouvement, lent mais régulier, pour se diriger vers la jeune femme alors qu’il s’arrêta soudain, se retournant vers le petit. « Alors Alice, tu penses pouvoir nous aider ou bien tu vas encore nous sortir des délires sur les écureuils? Faut pas compter sur eux pour nous aider. »
Il fallait voir le bon côté des choses; ils avaient une solution, quoique bancale.

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Whitney Berry-Seinfield
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MessageSujet: Re: WHAT THEY DIED FOR ✏ sujet express.   Jeu 9 Fév - 18:16

« Winnie, Whitney, ça revient au même. Tu vas quand même pas commencer à te la jouer princesse de l’île? Parce que bien sûr, le moment où on risque de se faire bouffer est le timing PARFAIT pour le faire » Mais c’était quoi son problème à celui là ? Etait-il obligé d’être si désagréable ? C’est la bagarre qu’il voulait ? dommage car il ne l’aurait pas. Croisant ses bras en montrant tout son mépris à Johakym, Whitney ne releva cependant pas cette remarque. Bien sûr, elle aurait très bien pu lui répondre que c’était un enfoiré et d’aller se faire foutre par un sanglier, mais elle retint ses jurons, consciente que ça ne les aiderait pas à se sortir de là. Jojo avait raison d’une certaine manière, le temps n’était pas aux plaintes, la priorité était de trouver une façon de se tirer de ce trou en limitant les dégâts. Qui sait ce qu’il pourrait leur arriver si jamais ils tardaient. Il n’y avait pas de temps à perdre.

C’était pourquoi la jeune artiste avait tenté, vainement, de se hisser jusqu’en haut à l’aide de la pauvre force de ses bras avant de tomber au sol, incapable de bouger, une grosse douleur au niveau du fessier dû aux chutes à répétitions à cet endroit-là, à croire que ce dernier était maudit. Alors, plus ou moins gentiment, elle avait tendu sa main et avait demandé de l’aide à Johakym, se moquant ouvertement au passage de lui en basant sa demande sur une phrase qu’il avait lui-même sorti quelques instants auparavant. « Princesse un jour, princesse toujours. Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, je ne suis, de un, ni ton esclave, ni en état d’aller sauver les dames en détresse. Demande à ton petit ami. » Voilà, c’est tout ce qu’il répondait. Une pauvre femme avec une douleur aux fesses lui demandait gentiment son aide et lui n’était même pas capable. Le fusillant du regard, il le fit quand même et grâce aux deux hommes présents, elle réussi à tenir sur ses deux pieds sans trop de douleur. Mais, agacée par le comportement de Johakym, elle retira la poussière de ses vêtements avant de poser ses mains sur ses hanches et de se tourner vers le garçon en question. « De un, ce n’est pas mon petit ami, et de deux, la princesse t’emmerde ! » Ok, ce n’était peut-être pas super sympa, mais après tout, il l’avait cherché. Sans même attendre de réponses, la jeune femme, fière d’elle, sourit bêtement à l’insulté avant de lui tapoter l’épaule et de se tourner vers Arthur qui, pendant ce temps, était toujours en train de délirer à propos d’une Tante Martha qu’il confondait avec l’Homme, avec un grand H, qu’était Jojo. Bien sûr, la jeune femme ne réussit pas à retenir son rire plus longtemps devant l’affrontement qui avait lieu devant ses yeux. Entre Arthur qui était complètement sonné et Johakym qui semblait très susceptible, il y avait de quoi s’amuser.

« Pourquoi les Strangers feraient une chose pareille ? Ils ne mangent que des écureuils et ce trou est trop grand pour un écureuil. Mais... c'est peut-être un piège pour attraper plein d'écureuils d'un coup ! Et alors, ils risquent de nous confondre avec eux parce que sans vouloir te vexer Willy, avec tes cheveux, tu ressembles vaguement à un écureuil. » Là par contre, ca ne la faisait plus trop rire. Haussant légèrement un sourcil avant de tourner la tête vers Arthur, sans être vexée, elle plongea son regard dans ses yeux avant de décroiser ses bras. « Ok Arthur, il est temps de se réveiller maintenant ! » dit-elle d’un ton déterminé en se plantant devant lui. Délicatement, elle empoigna le col du garçon avant de lui foutre deux-trois allers-retours histoire de le faire atterrir. « C’est bon, tu es avec nous ? » dit-elle ensuite d’une voix forte pour être sûre que son ami l’entende. C’était qu’il s’est pris un sacré coup tout de même. « Ah, super. Maintenant Alvin et les Chipmunks sont aussi sur l’île. De mieux en mieux. Tu trouves pas Winnie? » Et voilà, il fallait s’y attendre, la petite remarque de Jojo n’avait pas tardé à arriver. Serrant la mâchoire, Whitney posa de nouveau ses mains sur ses hanches avant de se tourner vers l’homme en question. « Tu le fais exprès ? » lui demande-t-elle en bougeant la tête, d’un ton agacé et sérieux. « Whi-t-ney ! WHITNEY ! C’est pas difficile à retenir bon sang de bon soir ! » C’était pourtant facile à retenir Whitney, il n’y avait rien de compliqué dans ce prénom. C’était décidé, la prochaine fois qu’il écorchait volontairement son prénom, elle l’appellerait Martha, ça lui fera les pieds.

« Aucune idée Winnie, c’est soit les strangers, soit des écureuils carnivores qui voulaient prendre leur revanche sur nous ou un autre groupe de personnes que l’on ne connait pas. Je parierais pas sur les strangers. » Avait-elle bien entendue ? Johakym avait-il bien mentionné un autre groupe ? Y aurait-il trois camps sur cette île ? C’était impossible, ils l’auraient sans doute su si ca aurait été le cas. Posant sa main sur son front, épuisée, Whitney répondit dans un soupir : « Il n’y a que nos deux groupes sur cette île Johakym … » Ca ne pouvait être que les strangers, qui d’autres auraient pu faire ça, les animaux n’étaient pas capables de faire de telles choses et les Skywest n’auraient sûrement pas construit ce piège aussi loin du camp. « Peut-être qu’on se rapprochait de leur nouveau camp sans le savoir, et qu’ils ont construit ce piège pour nous empêcher d’y accéder … » Dans son esprit, c’était l’explication la plus logique.

« Ou sinon, on pourrait faire un grappin... Avec des fruits... » Fronçant les sourcils tandis qu’elle prenait place grâce à l’aide de ses deux compagnons de voyage, Whitney tourna la tête pour regarder Arthur. Etait-il encore sonné ? Ou essayait-il de nous faire passer un message ? « Hummm … Explique ! » dit-elle, pas vraiment sûre de comprendre ce qu’il essayait de dire. Quoi qu’il en soit, la jeune femme termina bien vite les pieds au-dessus du sol grâce à Arthur et à Johakym qui s’étaient mis à genoux pour l’aider, ce qui bien sûr, était plus simple pour elle. Maintenant, elles pouvaient mettre un pied sur chaque main et donc se garantir d’un meilleur équilibre. S’accrochant à quelques morceaux de terre dépassant, elle prit quelques secondes à se stabiliser. Dégageant ses cheveux de son visage, elle leva la tête vers le haut du trou et prit sa respiration. C’était trop haut, elle n’était pas sûre d’y arriver, mais elle devait quand même essayer. Fermant les yeux quelques instants, elle fit le vide dans son esprit et se concentra. Ré-ouvrant les yeux, elle plia ses jambes pour prendre de l’élan et dans un cri d’effort, sauta aussi haut qu’elle le pouvait. Aidé par les deux garçons, elle réussit à mettre les mains hors du trou mais malheureusement, n’ayant aucun point d’accroche, celles-ci ne mirent pas longtemps à glisser. Emportée, Whitney tomba à la renverse et atterrit sur le sol dur sur le dos, son dos qui souffrait depuis plusieurs jours maintenant. Bloquée au sol, elle lâcha un cri de douleur qu’elle ne pouvait pas contenir. Elle n’arrivait plus à bouger. « Zut ! » dit-elle en grimaçant avant de cacher ses yeux à l’aide de ses mains pleines de boue.
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Arthur Wellington
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MessageSujet: Re: WHAT THEY DIED FOR ✏ sujet express.   Mar 14 Fév - 15:18

Peu à peu, Arthur commençait à recouvrir ses esprits mais son cerveau était toujours embrumé et l'empêchait de réfléchir correctement. C'était très étrange car il était partagé entre deux états d'esprit très différents : le premier l'incitait à arrêter de s'inquiéter pour une situation qui n'en valait pas la peine tandis que le second essayait de le réveiller désespérément pour qu'il se rende compte de la réelle gravité de la situation. Plus simplement, il hésitait à chaque seconde entre éclater de rire ou paniquer. La douleur qui pulsait lourdement à l'intérieur de son crâne ne l'aidait pas vraiment, sans parler de la dispute entre ses deux compagnons d'infortune. Ces derniers ne cessaient de se chamailler à propos d'une histoire de nom et de princesse qui échappait complètement à Arthur. Et quelque lui disait que s'il risquait à leur demander ce qui se passait, il n'obtiendrait que des haussements d'épaules agacés, au mieux des grognements signifiant que ce n'était pas ses affaires. Mais pouvait-il réellement leur en vouloir pour cette mauvaise humeur ambiante ? Même s'il se sentait toujours étourdi, il commençait à réaliser qu'il s'était rendu ridicule et avait raconté n'importe quoi.
En silence, il observa ses deux co-équipiers. Tandis que le premier était en train de boire de longues gorgées d'eau, apparemment épuisé et assoiffé, Winnie tentait de faire de son mieux pour les sortir de là, quitte à s’agripper comme un singe aux parois du trou. Cette technique était loin d'être idiote mais elle était risquée et difficile : en effet, les parois possédaient peu de points d'accroche et à moins d'être un professionnel de l'escalade, ils auraient énormément de mal à sortir du fossé dans lequel ils étaient coincés depuis déjà une dizaine de minutes. Mais Arthur ne pensait pas au danger que pouvait constituer le fait d'être à la merci d'éventuels ennemis : il était de plus en plus agacé par le comportement de sa tante envers Winnie, bien que, inconsciemment, il était surtout énervé envers lui-même pour ne pas réussir à comprendre quelque chose qui était sensé lui sauter aux yeux. La bonne humeur qui l'avait conduit à parler de tartes aux pommes et d'écureuil s'évanouit complètement et il lança un regard noir à Martha.
« Je ne délire pas, c'est toi qui ne comprends rien du tout ! Mais bon, puisque tu es décidée à faire semblant de m'ignorer, j'abandonne. Enfin, au moins, tu reconnais que tu ne sais pas du tout cuisiner. J'espère juste qu'à l'avenir, t'arrêteras de nous empoisonner avec tes ragoûts de mouton ! » Il aurait pu continuer encore longtemps ainsi si Woody ne s'était pas approchée de lui, une expression presque grave et sérieuse sur son visage. Arthur s'apprêtait à lui dire qu'il était désolé, qu'il n'avait pas voulu être aussi désagréable et qu'il voulait seulement la défendre face à Martha mais il n'eut même pas le temps d'ouvrir la bouche : la main de la jeune fille s'abattit sur sa joue plusieurs fois et lorsqu'il comprit ce qu'elle venait de faire, il était déjà trop tard pour se dégager de l'emprise de Whitney. Whitney. Il en était certain à présent, celle qui venait de le frapper s'appelait Whitney, et pas autrement. Lorsqu'elle lui demanda s'il était enfin avec eux, il hocha la tête frénétiquement sans réellement savoir si c'était la vérité. Il avait l'impression d'y voir plus claire qu'auparavant mais il avait toujours extrêmement mal au crâne et le coeur au bord des lèvres. « Désolé... Désolé, je sais pas ce que j'ai... » bredouilla-t-il en rougissant et en essuyant nerveusement le sang qui coulait le le long de sa tempe. En réalité, il commençait à comprendre. En tombant, il avait du se cogner si fort la tête qu'il avait, le temps de quelques minutes, perdu la tête et eut un certain nombre d'hallucinations, comme par exemple, confondre Johakym, qui avait au moins deux tête de plus que lui, avec sa tante Martha. Dépité, Arthur mit sa tête entre ses mains pendant que le combat de coqs continuait.

Il avait envie de demander à Whitney de baisser d'un ton car à chaque fois qu'elle criait sur Johakym, la douleur dans sa tête s'intensifiait. Mais il préféra rester silencieux, écoutant les deux autres débattre sur l'identité de ceux qui avaient creusé le trou. Visiblement, Johakym semblait en savoir bien plus qu'eux sur la question et Arthur se promit, s'il survivait à cette journée, de l'interroger sur ce qu'il savait. Il n'était pas sûr que ce dernier accepte de répondre à ses questions après l'humiliation qu'Arthur lui avait fait subir mais cela ne coûtait jamais rien d'essayer et Johakym n'était pas assez rancunier pour lui en vouloir éternellement, n'est-ce pas ? Puis Arthur se souvint qu'il avait mentionné les tartes aux pommes de sa tante et tous ses espoirs s'envolèrent. Nom d'un chien, il était définitivement passé de statut de "boulet officiel du campement" à "super-boulet officiel du campement et de la jungle". Au moins, se dit-il avec amertume, il ne pouvait pas tomber plus bas qu'il n'était déjà.
Au moment où il aidait Whitney à grimper à nouveau sur la paroi, un semblant d'idée dépassa tout de même ses lèvres. Il crut d'abord que personne ne l'écouterait mais Whitney, bien que sceptique, semblait vouloir davantage d'explications. Quand à Johakym, qui l'avait rebaptisé Alice, était lui aussi intéressé. Arthur respira profondément, prêt à se lancer dans une explication lorsque Whitney prit une légère impulsion et commença à grimper. Hélas, elle venait seulement d'atteindre le rebord du trou lorsque ses mains dérapèrent : l'instant d'après, elle retombait violemment sur le sol dur et Arthur grimaça avant d'aller l'aider à se redresser.
« Ça va ? » lui demanda-t-il en se penchant au-dessus d'elle, avant d'ajouter précipitamment. « Non, bien sûr que non, ça ne va pas... Tu peux te relever ? » Il se tourna alors vers Johakym qui semblait lui aussi mal en point, mais Arthur ne le remarqua que maintenant. Voilà sûrement ce qui le rendait d'aussi mauvais poil depuis le début de leur aventure. « J'ai un morceau de corde dans mon sac. Il n'est pas très long, mais si on y attache un fruit au bout, quelque chose de lourd en fait, ça devrait nous aider à remonter plus facilement et à éviter ce genre d'accident. » Il s'agissait probablement de la première chose sensée qu'il disait depuis de nombreuses minutes et il se sentit immédiatement soulagé : il était peut-être sonné mais les dommages n'étaient pas irréversibles, il était encore capable de réfléchir.

Joignant le geste à la parole, il se dirigea vers son sac en luttant toujours contre la nausée qui l'assaillait, avant d'en sortir une corde et une noix de coco. Il espérait de tout coeur que son idée marcherait et qu'il ne se rendrait pas ridicule une fois encore. Avec la chance qu'il avait, il était parfaitement capable de s'assommer avec la noix de coco... Lorsque le "grappin" fut prêt, il le montra à ses coéquipiers, plutôt fier de sa trouvaille.
« On dirait que Alice a de meilleures idées que monsieur ronchon, lança-t-il à Johakym d'un ton moqueur mais qui n'avait rien de méchant. Mais euh... Désolé pour tout à l'heure, ajouta-t-il rapidement en se relevant avant de lancer son grappin de fortune contre les parois du fossé. Il essaya de nombreuses fois jusqu'à ce que la noix de coco ne se brise finalement contre une des parois. Apparemment, il avait peut-être parlé un peu trop vite. « Mais en grimpant sur les épaules de Johakym, je peux sûrement réussir à atteindre le rebord du trou. Et ensuite, je me servirais de la corde pour vous aider à grimper ! Il jeta un coup d'oeil à la jambe de Johakym. « Enfin, si c'est ok pour toi, bien sûr. » Même si la tante Martha avait définitivement disparu, Arthur ne pouvait pas s'empêcher d'éprouver une certaine crainte envers Johakym, comme s'il retrouvait dans ses yeux le regard dur et sévère de sa tante. Et quelque chose lui disait que grimper sur ses épaules ne serait certainement pas une partie de plaisir...

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: WHAT THEY DIED FOR ✏ sujet express.   Ven 2 Mar - 4:44

La princesse aux petits pois était furax; après s’être décidée à se relever par ses propres moyens et avoir époussetée la poussière qui s’était glissée sur ses vêtements, elle lui avait lancé une réplique bien sentie. Johakym n’en fut pas plus impressionnée pour autant et se contenta d’arquer les sourcils dans un air semi-moqueur. Il tentait, en fait, de dissimuler son espièglerie pour ne pas (trop) s’attirer la fureur de la jeune femme. Après tout, ils étaient dans une solution délicate et s’il continuait à la provoquer ainsi, ils finiraient par s’entretuer avant de réussir à sortir d’ici. L’homme aux tartes parti dans un énième délire, criant presque après le blond mécontent. Bon sang, quand tout allait-il s’arrêter. Johakym avait ouvert la bouche pour réplique, mais Winnie fut plus rapide que lui. Cette fois, ce n’était plus drôle, il avait levé les yeux en l’air, irrité, alors que sa nouvelle ennemie arborait un air inquiet. Elle tenta de le secouer un peu, mais sans beaucoup de succès, toutefois. Jusqu’à ce que Winnie fasse ce que le blond voulait faire depuis longtemps; le gifler. Ce geste de dernier recours eut l’avantage d’éveiller l’autre bonhomme, qui sembla sortir de sa torpeur aussi brusquement que s’il s’était éveillé en sursaut.

Malgré ses résolutions précédentes, Johakym ne put s’empêcher de lancer une réplique, ce qui, encore une fois, n’attira que les foudres de Winnie. Encore une fois, il s’était trompé de nom et, à la correction qu’elle tentait de lui entrer dans le crâne, il haussa les épaules d’un air indifférent. Il y avait, maintenant, beaucoup d’autres priorités que celle de mentionner le bon nom. Sortir d’ici vivant, par exemple. Johakym se figea pourtant brusquement lorsque Winnie lui affirmant qu’il n’y avait que deux groupes sur l’île. Ses yeux bleus se posèrent dans ceux, méfiants, de la jeune femme et il sut qu’il en avait trop dit sur les Strangers. Merde. Maintenant, ils allaient le soupçonner de trahison, alors que son seul crime avait été de fréquenter Léonie et d’avoir quelques discussions sur leurs groupes respectifs, de temps à autre. Laisser planer le doute sur sa position, vu les précédentes violences entre les camps, n’était pas la meilleure des idées. Loin de là. Merde de merde. Il ne lui restait plus qu’à renier ce qu’il venait d’affirmer, dans l’espoir que cela suffirait pour les autres. Bon acteur, Johakym se contenta de rouler les yeux vers Withney. « Bon sang, la princesse, t’es donc incapable de faire la différence entre le sérieux et une plaisanterie? Bien sûr qu’il y a deux camps sur l’île. Est-ce que tu crois aussi que les écureuils pourrait nous envahir t’a qu’à y être? » Il haussa les épaules de nouveau sur son explication. « Bah qui sait l’éclair d’idée parano qui leur a passé par la tête. C’est possible, mais on ne sait même pas où est leur camp. » Faux. Enfin, pour lui. Et pas complètement. Il savait vaguement où était le nouveau camp à cause de Léonie, mais avec les explications très peu détaillées et son sens de l’orientation qui avait les mêmes caractéristiques, il n’avait que de minces chances de trouver le coin.

Malgré la discussion, Winnie fut têtue et sut amener les deux hommes à l’aider pour réaliser son plan de fuite. Encore une fois, cela fut sans succès et la jeune femme se retrouva les quatre fers en l’air. Johakym soupira; plus le temps passait, plus il devenait clair qu’ils n’allaient pas sortir d’ici aussi tôt. Et plus il semblait clair que Johakym allait se vider de son sang avant que cela ne s’accomplisse. Comme s’il avait besoin de plus de douleur, un éclair aigui transperça sa jambe, le faisant grimacer. Merde. Il détestait la jungle. Il fit des efforts pour se concentrer sur ce que le petiot disait, remarquant que celui-ci avait ouvert la bouche dans une tentative d’expliquer son idée précédente. Johakym cligna des yeux, abasourdi par le fait que ce petit-là venait de sortir quelque chose qui n’avait de lien ni avec les écureuils, ni avec les tartes ou pommes ou les tantes nommées Martha. « Wow, le télétubbies blond vient de dire quelque chose de sensé. Tu as entendu ça, Winnie? La fin du monde est proche. On pourrait même finir par sortir d’ici en vie. » Bien sûr, avec l’orgueil de celui qui n’avait rien proposé de constructif jusque-là, il n’allait certainement pas avouer que l’idée était bonne. Oh que non. L’autre blond en question, après avoir magiquement sorti de son sac une noix de coco et une corde (non mais, il avait vraiment une corde dans son sac depuis tout ce temps sans n’avoir rien dit? Bon sang, le boulet), mis au point son idée. La remarque moqueuse qu’il lui glissa fut pourtant de trop. Un grognement agacé franchit sa gorge irritée par la poussière ambiante. « Si j’étais toi, Alice, je me la fermerais avant que je décide de te couper en morceaux et de te lancer en appât aux écureuils », marmonna-t-il, empruntant néanmoins un ton ferme, menaçant et sans réplique possibles. Comme prévu, le plan d’Arthur ne fonctionna pas; la noix de coco se brisa contre la paroi. Gêné, Arthur se retourna vers Johakym et proposa rapidement que celui-ci lui fasse la courte échelle. L’envie de l’envoyer promener était forte, mais son instinct de survie t’était davantage. Peut-être ce serait le plan ultime, qui les propulserait hors de ce trou. Il grogna pour manifester son accord et, s’appuyant sur le rebord de la paroi, il se baissa pour permettre à l’autre de monter sur ses épaules. Il espérait seulement que la douleur dans sa jambe ne se réveillerait pas trop. Et que le plan réussisse.
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Whitney Berry-Seinfield
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MessageSujet: Re: WHAT THEY DIED FOR ✏ sujet express.   Dim 4 Mar - 13:48

Si ceux qui avaient faits ce piège étaient en train de les regarder, ils devaient sûrement se fendre la poire comme jamais. Il fallait dire que le divertissement était de taille. Entre la démence d’Arthur, la mauvaise humeur de Johakym et la maladresse de Whitney, il y avait de quoi rire. Néanmoins, au fond du trou, le tout était beaucoup moins amusant. Les nerfs mis à dur épreuve, Whitney ne savait plus vraiment où donner de la tête. Il faisait chaud, sombre, elle était pleine de boue, toute sale, elle suait comme un bœuf et elle ne pouvait s’empêcher de guetter le haut du trou, peureuse de voir à tout moment des gens arriver pour les prendre et les emmener elle ne savait où pour les tuer. Tout était possible selon elle. Alors, sur le point d’exploser, elle préféra faire quelques pas, s’éloigner des deux hommes qui se chamaillaient, puis fermer les yeux et vider sa tête, son cœur. Laisser les tensions s’évader afin de pouvoir agir efficacement. Parce que depuis tout à l’heure, ils faisaient n’importe quoi. Elle avait tentée de grimper à la paroi mais s’était retrouvée les fesses dans la boue. Passant sa main sur son visage, elle chercha autour de son short, dans l’espoir de mettre la main sur sa gourde que, visiblement, elle n’avait pas pensé à prendre. La gorge déshydratée, elle soupira et supporta ensuite un nerveux frisson qui parcourut son corps.

Gifler Arthur n’était pas la chose dont elle était le plus fière, mais ça avait eu le mérite de marcher, de le ramener sur terre. Un sourire timide sur le visage, Whitney lui tapota amicalement l’épaule en plongeant son regard dans le sien. « Ça va ? » A vrai dire, un sentiment de culpabilité s’empara de son esprit quand elle remarqua la blessure de son ami. Trop occupé à vouloir sortir d’ici, elle n’avait pas prise le temps de contempler l’ampleur des dégâts et n’avait rien fait pour soigner la douleur que leur infligeait leur blessure. Malheureusement, la jeune femme n’avait pas de connaissances médicales, alors, tournant le regard, elle porta celui-ci vers le haut du trou, jugeant que les deux hommes qui l’accompagnaient seraient mieux soignés une fois de retour au camp … mais pour ça, il fallait déjà sortir d’ici. Ne voyant aucune autre solution, la jeune femme était montée sur les deux hommes qui l’accompagnaient et avait sauté dans l’espoir de pouvoir prendre appui à l’extérieur du trou. Malheureusement, son plan échoua, et elle se retrouva une fois de plus dans la boue. « Ça va ? » Hochant de la tête de façon très peu convaincante, elle réussit à se lever avec l’aide d’Arthur, mais pas sans souffrances. Une fois sur ses deux pieds, elle plaqua ses deux mains contre sa colonne vertébrale et entreprit une série d’étirements. Il faudra sérieusement qu’elle pense à aller voir quelqu’un qui s’y connaisse en médecine.

Leur première tentative d’évasion du trou étant vaine, Arthur eut soudain une autre idée qui ne semblait pas idiote. S’étant assise sur le sol, Whitney était exténuée. Les kilomètres qu’ils avaient parcourus l’avaient littéralement tué. Suivant difficilement son ami du regard, il l’observa sortir une corde et une noix de coco de son sac. « J'ai un morceau de corde dans mon sac. Il n'est pas très long, mais si on y attache un fruit au bout, quelque chose de lourd en fait, ça devrait nous aider à remonter plus facilement et à éviter ce genre d'accident. » Elle ne pensait pas qu’une noix de coco serait assez lourde, mais pour l’instant, c’était la seule solution qu’ils avaient, alors elle ne rechigna pas, contrairement à Johakym qui, visiblement ne pouvait pas s’empêcher de faire des remarques inutiles et stupides. « Wow, le télétubbies blond vient de dire quelque chose de sensé. Tu as entendu ça, Winnie? La fin du monde est proche. On pourrait même finir par sortir d’ici en vie. » La mâchoire serrée, elle tourna la tête vers ce dernier et lui lança un regard noir. « Et toi tu n’as toujours rien dit d’utile, crois-moi, la fin du monde est pas prête d’arriver. » Jusqu’à maintenant, elle n’avait pas remarqué la blessure de l’homme, ne cachant pas sa surprise quand elle baissa le regard, son cœur se mit à battre. Il perdait beaucoup de sang, il fallait soigner ça au plus vite avant que ça s’infecte. Lançant un regard désespéré à Arthur, elle l’observa attentivement lancer le grappin en l’air, comme si leur vie en dépendait. Malheureusement, la noix de coco n’avait pas attendu d’être hors du trou pour s’exploser sur la paroi. Baissant la tête, Whitney soupira. « On peut toujours se servir de la corde pour se pendre … » ricanement bêtement à sa propre bêtise, elle daigna enfin se lever. « Mais en grimpant sur les épaules de Johakym, je peux sûrement réussir à atteindre le rebord du trou. Et ensuite, je me servirais de la corde pour vous aider à grimper ! » Fronçant les sourcils, elle lança un regard inquiet avant de s’interposer entre les deux hommes. « Heu, tu es sûr que ta jambe pourra supporter ça Johakym ? » Se baissant pour faire farce à celle-ci, elle l’observa attentivement sans toucher. « Je ne m’y connais pas du tout en médecine, mais je crois qu’il faut couvrir la blessure pour pas que tu perdes trop de sang. » Se redressant, elle se décida à prendre les choses en main. Malheureusement, elle n’avait pas d’alcool sur elle, donc, rien pour cicatriser. La chose qui lui faudrait, c’est un t-shirt, ou quelque chose du style qu’on pourrait entourer autour de la blessure. Se plantant face à Johakym, elle posa une main sur ses hanches et laissa l’autre en suspens. « Retire ton t-shirt ! »
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Arthur Wellington
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MessageSujet: Re: WHAT THEY DIED FOR ✏ sujet express.   Lun 2 Avr - 21:14

Arthur avait toujours admiré Indiana Jones et sa capacité à se sortir des ennuis lorsqu'il était pris au piège dans la jungle tropicale. Lorsqu'il était gamin, il ne rêvait que d'une seule chose : partir en exploration à son tour et explorer des endroits encore inconnus. Même s'il voulait quitter son Angleterre natale et aller en Australie pour s'inscrire dans une école des Arts de la scène, l'Australie lui apparaissait aussi comme un formidable pays d'aventures. Autant dire que lorsqu'il était arrivé sur l'île, malgré le danger que représentait la jungle, Arthur s'était tout de suite imaginé à la place de célèbre explorateur. Mais dans les films, Indy avait toujours LA solution magique et miraculeuse qui le sauvait juste à temps de la mort. Dans la vraie vie, c'était tout de suite beaucoup moins marrant, et surtout, beaucoup moins miraculeux. Dans la vraie vie, les noix de coco se brisaient et les plans géniaux s'avéraient être finalement complètement inutiles.
Il n'allait pas jusqu'à dire qu'il avait été heureux de se retrouver dans une situation digne d'un film d'aventure car il avait tout de même récolté un sacré coup sur la tête mais oui, il devait avouer que l'espace d'une seconde, il avait cru pouvoir enfin prendre la situation en main. Pour une fois, il n'y avait pas de leader plus expérimenté que lui pour le prendre de haut et lui indiquer gentiment que son idée était complètement nulle et qu'il fallait mieux écouter les grandes personnes. Cela dit, au final, le résultat était le même, il n'y avait juste personne pour lui faire remarquer que son idée était stupide. Bien sûr, Johakym ne s'était pas gêné pour le charrier mais Arthur avait deviné au ton de sa voix que tout comme Whitney, ils avaient eux aussi cru un instant que la noix de coco serait leur clé pour la liberté.

Tout n'était pas perdu cependant puisqu'une nouvelle idée venait de germer dans l'esprit d'Arthur mais il sentait bien au regard sceptique de ces deux compagnons qu'il allait avoir du mal à regagner leur confiance. Sans compter qu'il était tout de même celui qui avait mentionné l'existence d'écureuils et de tarte aux pommes avariées. Difficile de ne pas passer pour un imbécile fini après une telle intervention... Lorsque Whitney l'avait giflé pour lui remettre les idées en place, Arthur avait compris à quel point ses paroles avaient du être agaçantes pour ses deux compagnons. Il n'y a rien de plus énervant, lorsque l'on se retrouve coincé dans un trou boueux sans possibilité de s'en échapper, de tomber sur l'idiot du village qui passe son temps à babiller sur la vie sexuelle des oursins dans la toundra.
Arthur n'en voulait pas à Whitney de l'avoir frappé mais il avait tout de même apprécié qu'elle lui demande ensuite, sur un ton d'excuse, comment il allait, auquel il avait répondu par un bref hochement de tête et d'un sourire timide. Il avait vraiment honte de son comportement mais il gardait tout de même en tête qu'il n'était pas dans son état normal et que la plupart du temps, il arrivait à se maîtriser. Ce qui n'était pas le cas de Johakym en revanche, qui ne cessait de se chamailler avec Whitney depuis qu'ils étaient là. Arthur n'était pas bien sûr d'avoir compris le motif de leur dispute étant donné qu'il était encore dans les vapes mais cela concernait apparemment les Strangers. A l'air renfrogné de Johakym, Arthur devina que ce dernier était en désaccord avec Whitney, ce qui était plutôt étonnant. Récemment, tout le monde avait plus ou moins le même avis sur leurs ennemis : même si les degrés sur l'échelle de la haine variaient, les survivants s'accordaient tous à dire que les Strangers n'étaient pas des êtres recommandables. Mais Johakym, pour une raison inconnue, semblait prêt à les défendre... Plutôt étrange. Arthur se promit d'éclaircir ce point dès qu'il en aurait l'occasion, si Johakym acceptait d'en discuter avec lui, bien évidemment. Car quelque chose lui disait qu'après l'avoir traité de femme, ce dernier risquait de ne plus vouloir côtoyer Arthur pendant les dix prochaines années à venir, sauf si Arthur trouvait le moyen de les sortir d'ici.

Malheureusement, son nouveau plan semblait compromis car Johakym était blessé à la jungle et ne pourrait certainement pas supporter le poids d'Arthur sans faiblir. Ce dernier se sentit immédiatement honteux : il n'aimait pas la façon dont Johakym s'adressait à lui mais il n'avait jamais voulu proposer une idée qui puisse lui faire du mal.
« Désolé... » bredouilla-t-il d'une petite voix tandis que Whitney observait la blessure du jeune homme. Il était épaté par le calme de cette dernière : l'instant d'avant, elle faisait preuve d'un cynisme mordant en leur proposant de se servir de la corde pour se pendre et maintenant, elle s'improvisait en infirmière de fortune. « Sinon, si monsieur ne veut pas se retrouver torse-nu devant nous, j'ai un sweat-shirt dans mon sac qui pourrait peut-être faire l'affaire. » proposa-t-il habilement. Quelque chose lui disait que l'ordre de Whitney ne conviendrait pas à Johakym : autant calmer le jeu avant que ces deux-là ne s'étripent.
Si la situation pouvait, de ce point de vue-là, apparaître comme drôle, Arthur savait qu'il n'en était rien. Whitney s'était blessée au dos et Johakym était à moitié-estropié : s'ils ne trouvaient pas rapidement un moyen de sortir de ce trou, ils risquaient de finir par être à ramasser à la petite cuillère. Pour ne rien arranger, une pluie torrentielle s'abattit brusquement sur eux, comme si le karma avait définitivement décidé de s'acharner.
« On est dans la merde, les gars. » déclara finalement Arthur, avant de se rendre compte qu'il racontait une fois de plus n'importe quoi. Évidemment qu'ils étaient dans les ennuis mais cela ne servait à rien de le dire à voix haute ! Sans attendre une réponse de la part de ses co-équipiers, il s'avança à nouveau contre la paroi, attacha d'un noeud lâche la corde autour de son cou afin qu'elle ne glisse pas et essaya, comme Whitney l'avait fait auparavant, de grimper à main nue à la paroi. Il n'avait aucune compétence en médecine et ne voulait surtout pas prouver une nouvelle fois qu'il était un boulet en faisant plus de mal à Johakym que de bien. Mais il ne comptait pas rester inactif et malgré la pluie qui rendait l'ascension difficile et quelques chutes, il entreprit de grimper seul, en espérant pouvoir se rendre enfin utile.

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MessageSujet: Re: WHAT THEY DIED FOR ✏ sujet express.   Dim 15 Avr - 7:34

[désolée du retard, c'est pourri]


Bon sang que ça faisait mal.
Le temps passait et sa jambe, ayant auparavant dû supporter le poids de ses deux collègues de trou, était de plus en plus portée dans une vague de douleur lancinante. Chanceux comme Jo l’avait toujours été, il n’y avait aucun doute dans son esprit que sa blessure s’infecterait. Merde, peut-être même faudrait-il que le médecin improvisé de l’île lui coupe la jambe. Et après, il n’aurait qu’à se débrouiller en tant qu’unijambiste sur une île déserte. Très pratique, surtout quand les autres le percevaient déjà comme un boulet de première classe. Pour la millième fois depuis son arrivée sur l’île, Jo se maudit de ne savoir faire fi de cet orgueil trop gonflé et de continuer à s’aventurer dans la jungle malgré toutes les aventures qu’il subissait. Chaque fois, ou presque, ses excursions se terminaient mal, comme si une malédiction suivait son ombre. La malédiction de l’île qui avait choisit la meilleure victime du lot : le roi des boulets. Jo grimaça et serra des dents. Sa jambe élancée venait de crier de nouveau, renforçant les scénarios catastrophes qui se formaient dans son esprit. Si les choses continuaient de s’empirer, il n’aurait plus qu’à monter son propre cirque sur l’île. Un cirque avec un unijambiste clown comme vedette.

Ironique étant donné que Jo, malgré son sens de l’humour plutôt noire et son air fier, n’avait jamais aimé les clowns. Oh, il n’avait pas peur d’eux, bien sûre. Il ne les avait juste jamais aimés. Le blond baissa les yeux vers sa jambe blessée et remarqua dans quel état piteux elle se trouvait. Couverte de la poussière dans laquelle ils flottaient dans ce trou, du sang rouge clair s’échappait du morceau de chair. Merde. Il allait définitivement perdre sa jambe s’ils demeuraient dans ce trou plus longtemps. Jo reporta son attention sur ses deux copains Indiana Jones, porté par le son de la voix de Winnie. « Et toi tu n’as toujours rien dit d’utile, crois-moi, la fin du monde est pas prête d’arriver. » Fierté dans les jambes, Jo écarta un énième élancement de sa jambe pour laisser un vague sourire à fossettes s’étendre sur son visage sale. Il faut dire que cette petite-là était plutôt comique. Elle semblait s’énerver facilement, une qualité que Jo se faisait un plaisir d’exploiter par ses répliques bien senties. C’était beaucoup trop amusant de la voir perdre patience avec lui. Il y avait une sorte d’adrénaline qui le poussait et chacun des roulements de ses yeux l’encourageaient au lieu de le décourager. Énervant pour la personne moyenne. Extrêmement amusant pour les hommes comme Jo. « Et bien, Winnie, qu’est-ce que tu veux que je dise? Je suis un homme….de peu de mots. Et d’action. » Sa respiration était devenue irrégulière, son souffle quittant ses poumons de façon saccadée. Une pointe de moquerie s’était pourtant jointe à ses mots, comme pour titiller davantage Winnie. Oh, il ne savait que trop bien que le moment n’était pas approprié. Il ne pouvait pas passer outre une occasion comme celle-ci.

Il vit immédiatement le changement d’attitude de Winnie l’ourson envers lui, qui coincidait avec le moment où elle aperçut sa blessure. Un éclair de douleur venait de traverser sa jambe, cette fois si fort qu’il dut appuyer sa paume sur la paroi rocheuse. Les roches rugueuses glissaient sous sa paume moite et il dut lutter pour conserver un équilibre précaire. Merde, merde merde. Ses jointures devenaient blanchâtres à force de subir la pression du poids de son corps. Elle était la dernière béquille possible pour lui avant qu’il ne s’écroule sur le sol, sans aucune force. Il sentait l’énergie le quitter à vitesse grand V. La panique avait commencé à le gagner, à envahir son corps à travers ses veines et à l’empoisonner. Sa paume fourmillait. La jambe qui supportait le poids de son corps aussi. Faible, sous le point de s’effondrer face à la pression. Ne pas s’effondrer devant ces deux-là. Il devait rester fort, ne pas s’aider à la panique qui prenait la place de l’air dans ses poumons. Faire semblant que les choses n’étaient pas si terribles. Peu différent qu’à l’habitude, en fait. Tiens, pourquoi ne pas ajouter de nouveau ce demi-sourire moqueur sur ses lèvres, afin de leur montrer que, vous voyez, je suis un peu blessé, mais ce n’est rien du tout! Ce n’est pas une petite blessure qui va venir à bout d’un homme comme moi. Je suis boulet, mais endurant (mais pas endurable par certains des autres survivants). Allez. Un sourire un peu forcé étendu sur ses lèvres blêmes à travers la saleté. « Nah, t’inquiète pour moi Winnie l’ourson, j’ai pas besoin d’infirmière privée. J’suis pas une poupée en porcelaine, c’pa une petite égratignure qui va me tuer. » Il haussa les épaules devant l’insistance de Winnie à le soigner. Bof, qu’est-ce que ça changerait, de toute façon? Ils étaient piégés dans un trou à rat, au beau milieu de nulle part, couverts de boue et de poussière et avec seulement leurs sacs à dos comme ressources. Amusé par l’ordre de Winnie de retirer son t-shirt, Jo arqua l’un de ses sourcils. Décidemment, la petite était plus déterminée qu’il ne l’aurait pensé. « Mon t-shirt, vraiment? Écoute, Winnie, j’sais que j’suis irrésistible, mais tu sais, ce n’est peut-être pas le bon moment. Sauf si tu fantasmais sur moi couvert de boue, alors là, ça peut s’arranger. » Il s’interrompit, fier de la façon avec laquelle il avait dédramatisé la situation, avec son ironie et son sens des répliques habituels. Il avait toujours eu un sens parfait pour taquiner les autres ou même les amener à être irrités envers lui. En ajouter, encore plus. Pour leur montrer que, après tout, ce n’était pas si grave. Il posa ses yeux bleus sur Arthur, qui regardait la scène à quelques pas d’eux. Un clin d’œil empli de sous-entendus et des mots qui choqueraient probablement les jeunes oreilles auprès de lui. Probablement? Non, sans aucun doute, plutôt. « Peut-être que mister tartes aux pommes sera intéressé à nous joindre. » Ils étaient dans une situation où ils ne pouvaient que survivre, où chaque minute était essentielles pour vivre et s’en sortir. Il pouvait bien s’amuser un peu et cracher quelques blagues pourries, non? Le mister tartes aux pommes en question semblait avoir plutôt peur de lui, en fait, puisqu’il s’empressa d’ajouter qu’il avait des vêtements en réserve si jamais il ne voulait pas être torse nu devant eux. La lueur de moquerie dans ses yeux, pâles eux aussi et hantés par la douleur qui le secouait toujours, brillait. Il y avait une sorte de satisfaction, de sentiment de pouvoir délicieux qui accompagnait la sensation de susciter de la peur chez une autre personne. Pas que Jo aimait susciter la peur chez les autres, mais disons qu’il n’y était que très peu habitué. La plupart du temps, il ne fallait que peu de temps avant que les autres se rendent compte qu’il n’était pas menaçant. Ou plutôt, qu’il était autant menaçant qu’un caniche. Cela n’avait de cesse de l’énerver. Quel homme aimerait être considéré comme un caniche par les autres? C’était très rare. Et pas le cas de Jo. Pourtant, les autres survivants le voyaient davantage en caniche qu’en bouledogue. Plusieurs fois, il avait tenté d’agir en dur en cuir qui savait exactement ce qu’il faisait mais on finissait presque toujours par rire de lui et s’attendre à ce qu’il lance une réplique piquante ou pleine d’humour noir. « Oh, je n’ai rien contre être torse nu devant vous. Et je pense que Winnie l’ourson est plus que d’accord. Tu veux que je mette mes mains devant tes petits yeux innocents pour les protéger de la vision divine diabolique que tu auras devant toi? » Il se payait sa gueule, ce n’était qu’évident vu son ton moqueur et son air de mon pauvre, n’essaie pas de t’en prendre à meilleur que toi, ça va seulement te retomber à la figure.

Comme pour le punir de ses mauvaises intentions, une pluie dégueulasse se mit à leur tomber dessus. Une pluie piquante qui les transperçait de toutes parts. La boue salissante devint liquide et ils eurent, en quelques minutes seulement, les deux pieds dans une piscine de merde. Bien, de mieux en mieux. Alors, ils allaient se noyer dans ce trou de boue liquide qui se remplissait un peu plus à chaque minute? Super. On se croyait presque dans le titanic, sauf qu’ils devaient s’échapper d’un trou à rat en train de s’enfoncer dans la boue et non pas un navire coulant dans l’eau glacée. Amusant. « Merde ! » s’écria-t-il, inutile (n’était-il pas supposé être un homme de peu de mots?). Ses yeux bleus quittèrent le fond du trou empli de boue brune dégoûtante pour remonter vers ses collègues. Winnie était toujours devant lui, trempée jusqu’aux os. Et Arthur, lui? Il s’était attaché à la corde utilisée plus tôt par Winnie et tentait une énième escalade de la paroi. Jo grogna et déposa ses yeux bleus vers le jeune homme qui montait avec peine la falaise glissante de boue à cause de la pluie. « Non, mais tu es stupide ou tu as mangé un autre coup sur la tête? Revient le p’tit, c’est glissant à cause de la boue, de la vraie glace! Tu réussiras pas à monter, même si t’étais champion de patinage artistique dans une autre vie! » Ils étaient déjà assez dans la merde, c’était une mauvaise idée que de provoquer davantage de blessures. Et puis, il devrait s’occuper d’eux et essayer de trouver un autre moyen de sortir d’ici, ce dont il était incapable. « Il faut trouver quelque chose d'autre, j'en sais rien moi, faire des signaux de fumée pour que quelqu'un nous trouve? » Superbe idée, Jo. Surtout lorsqu'ils étaient au fond d'un trou sans bois aucun et que si ce n'était ps la boue qui les noyait, ce serait la pluie.
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Whitney Berry-Seinfield
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MessageSujet: Re: WHAT THEY DIED FOR ✏ sujet express.   Dim 22 Avr - 16:22

« Nah, t’inquiète pour moi Winnie l’ourson, j’ai pas besoin d’infirmière privée. J’suis pas une poupée en porcelaine, c’pa une petite égratignure qui va me tuer. » Même s'il tentait de se faire passer pour une brute qui ne ressentait pas la douleur, il ne trompait personne, et sûrement pas la jeune femme qui posa ses mains sur ses hanches avant de lui lancer un regard du style 'tu t'fous d'ma gueule ?' C'est fou ce que les hommes pouvaient parfois se montrer têtu. A quoi bon faire semblant ? Qu'avait-il à prouver ? Pourquoi voulait-il absolument faire semblant que tout allait mal alors que sa jambe disait le contraire ? Ce genre de comportement, Whitney n'avait jamais pu les comprendre. Alors, fronçant les sourcils, elle leva les yeux au ciel, ignorant la remarque de Jo'. Qu'il le veuille ou non, elle allait l'aider, et même s'il fallait lui arracher son t-shirt de force. « Mon t-shirt, vraiment? Écoute, Winnie, j’sais que j’suis irrésistible, mais tu sais, ce n’est peut-être pas le bon moment. Sauf si tu fantasmais sur moi couvert de boue, alors là, ça peut s’arranger. » Elle s'y attendait, et elle ne put s'empêcher de sourire, amusée malgré la situation. Elle aurait très bien pu répondre quelque chose du style qu'il était ironiquement irrésistible et qu'elle rêvait de lui la nuit si seulement la situation n'était pas urgente. Il fallait empêcher cette plaie de saigner plus, Jo' pourrait mourir … « Sinon, si monsieur ne veut pas se retrouver torse-nu devant nous, j'ai un sweat-shirt dans mon sac qui pourrait peut-être faire l'affaire. » Un sourire sur les lèvres, Whitney se redressa et acquiesça avant de s’avancer vers Arthur afin de saisir ce qu'on venait de lui proposer, le remerciant du regard. « Oh, je n’ai rien contre être torse nu devant vous. Et je pense que Winnie l’ourson est plus que d’accord. Tu veux que je mette mes mains devant tes petits yeux innocents pour les protéger de la vision divine diabolique que tu auras devant toi? » Un soupir. Puisqu'elle avait le sweet-shirt, il n'avait plus à se donner cette peine. S'agenouillant devant Jo, elle approcha sa tête de la blessure et ne put éviter un haut de cœur. Prenant sur elle même et affichant une grimace dégoûtée, elle plia le t-shirt en rectangle avant de délicatement le poser sur la blessure, prenant soin à la cacher entièrement. Faisant le tour de la jambe elle finit par faire un nœud assez serré de manière à ce que le sang ne passe pas entre, sans vraiment faire attention à la douleur que devait ressentir Jo'. Bah, avec un peu de chance ca le fera taire.

C'était sans compter sur la pluie qui s'était subitement mise à tomber, comme si l'île voulait absolument qu'ils restent dans ce trou. « On est dans la merde, les gars. » Elle était d'accord, mais elle avait déjà été assez pessimiste pour toute une vie. Alors, se relevant, elle posa ses mains sur ses hanches et leva la tête. « Ne sois pas si négatif ... » soupira-t-il, ne réussissant même pas à se convaincre elle-même. Lâchant un soupir blasé, elle se laissa tomber sur le sol et se mit à réfléchir tandis que la terre sous ses fesses devenait boue. Plus le temps passait, et plus elle considérait l'idée d'utiliser la corde pour se pendre. « Bon, je crois qu'on a plus qu'a attendre qu'on vienne nous chercher et supplier pour qu'on nous laisse en vie ... » L'espoir l'avait quitté. Elle ne savait pas comment ils allaient finir mais elle n'avait sûrement pas peur pour rien. « Enfin, si on survit jusqu'au là ... » continua-t-elle en levant sa tête vers le ciel, frissonnant a chaque goutte de pluie qui atteignait son visage. « C'est quand même assez drôle vous ne trouvez pas ? J'ai toujours pensé que je mourrais de vieillesse, dans un chalet au coin d'un feu. C'est drôle parce que depuis toute petite, je programme ma vie pour qu'elle soit parfaite ! Il était convenu que je me marie, que j'ai des enfants, que je devienne illustratrice et que je vive heureuse. Et je suis atterri où ? SUR CETTE FOUTUE ÎLE ! Ca ne faisait pas parti du plan ... » Elle regardait un point invisible, elle était absorbée dans son propre discours, elle n'avait même pas fait attention à Arthur qui était en train de grimper. Gelée jusqu'aux os, elle ramena ses genoux vers sa poitrine. « Alors bon, après le crash, je me suis dit que c'était pas grave, que les secours allaient arriver, que j'allais retourner à San Fransisco et que je ne reprendrais plus jamais l'avion, que la vie allait continuer. Je me disais que ce n'était que temporaire, que c'était comme un séjour aux caraïbes … Alors je suis restée moi-même … j'ai fais mon possible pour tenir. Mais non ! Au final, les secours ne sont jamais venus et regardez où nous nous trouvons ? DANS UN PUTAIN DE TROU ! » Elle s'emportait, mais elle ne semblait pas s'en rendre compte. « Et puis c'est quoi cette île de toutes façons ? On dirait qu'elle est vivante, qu'elle joue avec nous et qu'elle fait tout pour nous foutre dans la merde. »


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Arthur Wellington
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MessageSujet: Re: WHAT THEY DIED FOR ✏ sujet express.   Sam 12 Mai - 16:33

Arthur savait qu'ils étaient dans un sacré pétrin, il venait d'ailleurs de le formuler à voix haute. A vrai dire, sacré pétrin n'était peut-être pas un mot assez fort pour exprimer la situation plus ou moins désespérée dans laquelle ils se trouvaient, même l'insulte qu'il avait employé quelques secondes plus tôt n'était qu'en bas de l'échelle de la vérité. Les secondes passaient et plus Arthur se disait que tout irait bien et qu'ils finiraient forcément par trouver une solution pour sortir de là, plus sa respiration s'accélérait. Son mal de crâne était insupportable désormais et à chaque fois qu'il bougeait un peu la tête, il avait l'impression que des milliers de lames de rasoir dansaient la samba dans sa tête. Ou à peu de chose près.
« Peut-être que mister tartes aux pommes sera intéressé à nous joindre. » Arthur essuya en vain l'eau qui ruisselait sur ses joues et se retourna vers Johakym : malgré la situation, en voilà un qui n'avait pas perdu le sens de l'humour, même s'ils ne devaient probablement pas en avoir la même définition. « Ha, ha, ha. » répondit-il en détachant chaque syllabe. « Je suis mort de dire. T'as avalé un clown ce matin, ou quoi ? » Quoiqu'avec ses cheveux, il ressemblait davantage à un épouvantail... Sur cette pensée hautement philosophique, Arthur laissa Whitney prendre soin de Johakym et continua ses tentatives d'escalade. Les parois étaient boueuses et glissantes à cause de la pluie et il chuta plusieurs fois, sans se faire mal cependant car il n'état pas parvenu à monter assez haut. Derrière lui, Whitney et Johakym continuait d'échanger des remarques moqueuses mais Arthur ne s'arrêta que lorsque l'une d'entre elles lui fut adressée. Ben tiens, il y avait longtemps. « Non, mais tu es stupide ou tu as mangé un autre coup sur la tête ? Revient le p’tit, c’est glissant à cause de la boue, de la vraie glace ! Tu réussiras pas à monter, même si t’étais champion de patinage artistique dans une autre vie ! » Arthur haussa les épaules et contempla la paroi avec un regard qui se voulait... optimiste. « Peut-être, mais au moins j'essaye quelque chose ! C'est pas en étant pessimiste qu'on va sortir de là je te signale, Tante Martha. » Il savait que ce n'était pas juste envers Johakym qui ne pouvait pas faire grand chose à cause de sa jambe blessée mais il n'aimait pas du tout la façon qu'avait l'homme de lui affirmer qu'il n'était pas capable d'y arriver. Arthur regarda ses mains égratignées et couvertes de terre et il comprit que Johakym avait certainement raison, même si c'était douloureux de se l'avouer. Néanmoins, il était hors de question de baisser les bras : rien que pour ne pas perdre la face aux yeux de Johakym, il était prêt à recommencer encore et encore jusqu'à ce que ses bras le supplient d'arrêter.

Sa nouvelle tentative fut un échec et il tomba durement sur le sol humide. Il avait l'impression que chaque parcelle de son corps était trempée et ses vêtements étaient recouverts de boue collante.
« Bien sûr, des signaux de fumée ! » lança-t-il tandis qu'il se relevait en grognant. « J'avais oublié qu'on vivait parmi une tribu d'indiens... » En réalité, il avait envie de rire mais le sourire disparut bien vite de son visage lorsque son regard se posa sur Whitney. Assise par terre, elle semblait complètement abattue et les paroles qui sortaient de sa bouche lui prouvèrent qu'elle était, sans mauvais jeu de mots, au fond du trou. « Whitney, tu ne... » Mais elle ne l'écoutait pas : recroquevillée sur elle, la jeune fille était au comble de la nervosité et de l'impatience. Elle s'énervait contre l'île, les secours qui ne venaient pas et tous les malheurs qui leur étaient tombés dessus depuis qu'ils étaient ici. Arthur sentit son coeur se serrer en réalisant qu'elle n'avait pas tort : il avait souvent idéalisé l'île car elle lui avait rendu l'usage de ses jambes et il avait parfois tendance à oublier qu'elle était avant tout un véritable cauchemar.
Lentement, il s'agenouilla près d'elle et posa ses deux mains sur les épaules de la jeune femme.
« On va trouver un moyen de sortir d'ici. Je ne sais pas encore lequel, mais on va en trouver un, c'est certain. Alors pas de panique, ok ? Il sourit faiblement. Et si ta vie était parfaite comme tu le dis, je suis certain que tu finirais par t'ennuyer. L'avantage de l'île, c'est qu'on est toujours surpris, pas vrai ? » Arthur, ou l'art de remonter le moral des gens avec des arguments complètement stupides. Si après cela, Whitney ne lui jetait pas des pierres à la figure, c'était qu'elle était réellement au plus mal. Sans attendre sa réponse, Arthur se redressa et entreprit de grimper à nouveau contre la paroi, plus déterminé que jamais. Ses tentatives étaient peut-être vaines mais ses co-équipiers étaient en train de perdre espoir et il n'aimait pas ça.

Soudain, alors qu'il était à quelques mètres du sol, sa main rencontra une pierre incrustée dans la paroi et qui lui permit de s'accrocher ainsi que de monter un peu plus haut. La pierre était glissante mais elle était beaucoup plus stable que la paroi lisse et savonneuse. Inspirant profondément, il fit usage de toutes ses forces pour se hisser à la force de ses bras et il finit, à force de tâtonner, par trouver un nouvel endroit où s'accrocher. Quelques minutes plus tard, il parvint à se glisser hors du trou, sans savoir réellement comment il y était parvenu. Ses bras tremblaient si fort qu'il lui fallut plusieurs secondes avant de parvenir à dénouer la corde et à la lancer dans le trou, afin d'aider les deux autres à remonter.
« Pour ce qui est de la surprise, là je crois que je suis servi... » murmura-t-il avant de s'adresser à Whitney et Johakym. « Attrapez-ça, vite ! » Après tout, la situation n'était peut-être pas si désespérée que cela.

Spoiler:
 

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THIS IS HOME, I'M FINALLY WHERE I BELONG

After all my searching, after all my questions, I'm gonna call it home. I got a brand new mindset, I can finally see the sunset. I'm gonna call it home...

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