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Sujet: TOPIC COMMUN ◉ Lilibeth a disparu. Sam 29 Oct - 17:06
TOPIC COMMUN
Au beau milieu de la nuit, un cri déchire le campement. Si certains continue de dormir sur leur deux oreilles, indifférents du drame qui se déroule à quelques mètres de leur tente, d'autres prennent leur courage à deux mains et s'enfoncent dans la jungle, flambeaux à la fin. A moins d'un kilomètre du campement, au beau milieu de la clairière, l'herbe est maculée de goutelettes de sang et on peut apercevoir de nombreuses traces de lutte. Il est évident qu'il y avait quelqu'un ici, mais qui ? Et où est cette personne à présent ? Un sac, à moitié éventré et donc le contenu est renversé par terre, attire immédiatement l'attention car il est parfaitement reconnaissable. La sentence tombe alors, glaciale : Lilibeth a disparu, cette jeune fille d'une vingtaine d'années, bien connue sur le campement à cause de sa topophobie.
Mais que faisait-elle dans la jungle, seule, à une heure pareille ? A-t-elle été attaquée et enlevée ou est-elle seulement en train de faire une crise de panique ? Auquel cas, il est impératif de la retrouver rapidement avant qu'il ne lui arrive quelque chose... C'est aux survivants présents, les plus courageux de tous, que revient le droit de prendre une telle décision... Mais à cette heure de la nuit, la jungle n'est pas sûre et si l'on tend l'oreille, on peut presque entendre, au loin, le ronronnement métallique et avide de chair fraîche du monstre.
Il s'agit d'un topic commun libre. Pas besoin de vous inscrire quelque part, vous n'avez qu'à poster lorsque vous le désirez. Le sujet est ouvert à tous les Skywest mais les Strangers peuvent aussi intervenir. Bon jeu à tous
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Sujet: Re: TOPIC COMMUN ◉ Lilibeth a disparu. Dim 30 Oct - 21:27
Dormir. C’était dans ses rêves que chaque survivant connaissait un moment de répit. Même si certains se transformaient vite en cauchemar, tout ceci n’était que fiction et imaginaire. Même si un sursaut mettait fin au sommeil, le danger ne rôdait pas dans les tentes. La jeune institutrice ne disait jamais non à la fatigue, et se laissait chaque soir emportée rapidement par Morphée. Elle ne luttait plus, et appréciait le moment où ses paupières devenaient bien trop lourdes pour les garder ouvertes. Plus le temps passé, plus Pursy perdait petit à petit l’espoir de rentrer un jour chez elle. La mort de certains de ses compagnons, les blessures bien trop graves qu’il était difficile de soigner, la carcasse de l’avion au loin, les cris dans la jungle qui paralysaient de peur… tant de choses qui rendaient la vie au campement de plus en plus dur à affronter. Mais Pursy tâchait de rester forte. Si un jour, son fiancé pouvait à nouveau la serrer dans ses bras, alors il ne faudrait pas qu’elle ait trop changé. La crainte qu’il ne la reconnaisse plus ou ne l’aime plus à cause de cette différence était bien plus forte que tout le reste. Plus forte que ces événements tragiques qui faisaient obstacle à une vie en communauté paisible. Ainsi, dormir était devenu l’une de ses activités préférées. Elle ne délaissait pas pour autant la recherche de nourriture, la pêche et tout ce qui lui permettait de se rendre utile sur le campement, mais elle savait apprécier le repos. Il était pour elle une sorte d’échappatoire nécessaire à sa survie.
Cette nuit-là, c’était son fiancé qu’elle avait retrouvé dans ses rêves. Alors qu’elle revivait le moment où il l’avait demandé en fiançailles, un cri la ramena brutalement à la réalité. Sursautant dans son lit d’infortune, Pursy laissa perler une larme sur sa joue. L’homme de sa vie était en train de poser ses lèvres sur les siennes, et voilà que quelque chose venait de l’arracher une nouvelle fois à l’amour, au bonheur. Ce rêve se répétait inlassablement, et cela lui faisait du bien. Mais, malheureusement, souvent les hurlements d’une bête sauvage l’empêchaient de parvenir jusqu’à son vœu le plus cher : un mariage. Se redressant péniblement dans son lit, Pursy se frotta les yeux dans le but de se réveiller davantage mais aussi de calmer ses pleurs. Une agitation se faisait entendre sur le campement, et la jeune institutrice dut se résoudre à rejoindre ses compagnons. Quelque chose de grave semblait être arrivé, il était temps d’affronter la terrible réalité et de quitter sa bulle enchantée. Ce n’était pas ce soir qu’elle trouverait la paix, il fallait qu’elle se rende à l’évidence. Encore endormie, elle se traîna jusqu’au petit groupe qui s’était formé près du feu. Très vite, elle saisit quelques mots de la conversation : « agression » », « cri », « sang jusqu’à la clairière ». Sans plus attendre et sans demander une quelconque permission, elle vola le flambeau allumé d’un survivant, le fusillant du regard pour le défier de le lui reprendre, puis s’élança avec le petit groupe jusqu’à la clairière. Un mauvais pressentiment la forçait à admettre que l’enlèvement serait une bien tragique nouvelle pour elle. Il fallait donc qu’elle ait le cœur net.
Sur le sol, un sac. Aussitôt, elle le reconnut. « Lilibeth… » lâcha-t-elle, dévoilant ainsi l’identité de la victime à tout le petit groupe. Aussitôt, comme prise d’une force soudaine, Pursy s’agita totalement. Prise de panique, elle comprit que Lilibeth, sa seule véritable amie sur cette île, s’était faite enlevée à son tour. Et que le sang qui les avait mené jusqu’à cet endroit était le sien. « LILIBETH. Pourquoi ? Mais pourquoi ? Je n’ai jamais vu une fille aussi gentille, aussi généreuse, aussi facile à vivre que Lili. Pourquoi elle ? Pourquoi pas moi ? Pourquoi cette putain d’île est-elle aussi cruelle avec nous ? Pourquoi putain ? » commença-t-elle à dire, tout d’une traître, complètement paniquée et dévastée. Il était rare que la jeune femme se mette à jurer, elle qui devait montrer l’exemple dans sa salle de classe. Se rendant compte de son erreur, elle s’empressa de mettre la main sur sa bouche. Elle s’en voulait de se laisser aller de la sorte devant les survivants. Elle s’en voulait de leur imposer une telle vulgarité. C’était inadmissible, à ses yeux. « Je suis désolée, je ne voulais pas… » fit-elle, aussitôt, baissant la tête vers le sol, les larmes lui montant aux yeux. Non seulement les survivants devaient faire face à un nouvel enlévement, mais en plus voilà que Pursy semblait péter les plombs, rendant cette nuit là plus difficile qu’autre chose.
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Sujet: Re: TOPIC COMMUN ◉ Lilibeth a disparu. Dim 6 Nov - 18:46
Les cordes enserrent mes poignets, rongeant ma peau désormais à vif. Tirer dessus ne mène à rien, si ce n'est à empirer la douleur. La pièce est plongée dans l'obscurité la plus totale. Mon monde ne se résume plus qu'à un océan de ténèbres. Une peur sans nom me tord l'estomac. Pas un son ne vient troubler le silence quasi sépulcral régnant en ces lieux. J'ignore combien de temps s'écoule avant que la porte ne s'ouvre enfin. Une poignée de secondes ? Une éternité ? Toute notion temporelle semble avoir déserté mon esprit, n'y laissant qu'un vide sinistre. Une lumière aveuglante, comme sortie de nulle part, inonde la pièce, me forçant bien malgré moi à détourner le regard, fermant à demi les yeux. J'ignore pourquoi je suis ici, tout comme j'ignore qui m'y retient prisonnière. Tout ce que je sais, c'est que rien de bon ne peut franchir cette porte, et que cette lumière, n'est que synonyme de souffrance. Comment suis-je au courant de cette information ? Encore une question à laquelle je ne peux répondre. La lumière s'atténue enfin, et je peux à nouveau faire face à la porte désormais ouverte. Une silhouette humaine se tient là, debout près de l'unique sortie. Une impression de déjà vu traverse mon esprit embrouillé d'une foule de sentiments contradictoires. Je suis déjà venue ici. Et cette personne, c'est... - Dean ?! Je voudrais sauter de joie, lui dire à quel point je suis heureuse de le retrouver, laisser exploser mon bonheur de le revoir. Mais je n'en fais rien. J'ai la désagréable impression que mes actes me sont dictés par une autre personne, comme si je ne pouvais plus rien contrôler. Et quelque chose, dans l'attitude de Dean, ou peut-être dans sa façon de me regarder, me retient de pleinement manifester mes émotions. - Dean ? Tu m'entends ? Eh, c'est moi ! Mais il demeure muet, comme insensible à mes appels. - Dean, qu'est-ce que... Je ne termine pas ma phrase, constatant qu'il semble enfin réagir. Sans que j'en comprenne la raison, une sourde angoisse m'étreint, tandis que Dean avance vers moi d'une lenteur terrifiante. Enfin, son visage m’apparaît aussi clairement qu'en plein jour, m'offrant une vision de cauchemar : ses joues, pâles et creusées, sont parcourues de plaies béantes, et de ses yeux d'un noir d'encre s'écoulent des larmes de sang. - C'est ta faute, Swann. Je suis mort à cause de toi. Des flopées de liquide carmât émergent de sa bouche tandis qu'il prononce ses mots. Je tente de me débattre, m'acharnant sur mes liens pour tenter de m'en libérer, mais il continue à se rapprocher, inexorablement. Alors, je hurle. Je hurle de toute la force de mes poumons.
Je me redressai brutalement sur mon lit de fortune , le visage baigné de larmes, le front perlé de sueur. Tentant de calmer les battements effrénés de mon coeur, je baissai les yeux sur mes poignets : nulle trace de cordes, ni de chair à vif. Combien de temps avais-je dormi ? Une heure ? Peut-être deux ? Aussitôt, quelque chose m'interloqua : le cri, loin de s'interrompre au moment de mon réveil, se prolongeait, lointain et glaçant, déchirant le silence nocturne. Quand on souffre d’insomnie, on n’est jamais vraiment endormi et on n’est jamais vraiment éveillé. Qu'en était-il, à cet instant présent ? Ce hurlement, au dehors, était-il bien réel ? Ou n'était-ce que la prolongation de mon rêve, un songe enchâssé dans un autre ? Prenant quelques secondes afin de me remettre de mes émotions, j'essuyai furieusement mes larmes, puis me relevai lentement, désireuse d'obtenir une réponse à mes interrogations. J'émergeai lentement de ma tente, me dirigeant d'un pas mal assuré en direction du petit groupe de survivants rassemblé autour du feu. Quelques-uns s'enfonçaient déjà à travers les premières rangées d'arbres bordant la plage, en direction de la clairière. Sans même prendre le temps de questionner mes compagnons de galère sur les évènements, je m'emparai d'un morceau de bois, le plongeant dans les flammes. Puis, armée de ma torche de fortune, je me précipitai à la suite des autres rescapés, curieuse de découvrir de quoi il retournait.
A première vue, la clairière semblait vide. Mais une jeune femme du campement eut tôt fait de dénicher un sac, dont le contenu était répandu sur le sol. Pursy. Je ne la connaissais que peu, et ne lui avais adressé la parole qu'à une ou deux reprises, bien qu'elle semblait être une fille adorable et pleine de vie. La jeune femme, totalement hystérique, ne cessait de répéter un prénom, visiblement celui de la disparue : Lilibeth. Je ne me rappelais que très vaguement de cette fille, une très jeune femme blonde sujette à une étrange phobie, si mes souvenirs s'avéraient exacts. Mais quelle qu'en fut la nature, la blondinette avait très vraisemblablement été victime d'un enlèvement. Encore un coup des strangers ? Tout concordait pour me donner raison quant à cette hypothèse.
Tandis que la brunette pleurait la disparition de son amie, je me baissai, examinant le sol piétiné par les multiples passages à la lueur de ma torche. Aussitôt, quelques tâches couleur vermeil attirèrent mon regard. A n'en pas douter, il s'agissait-là de sang. Celui de Lilibeth ? Probablement. Auquel cas, la jeune femme devait se trouver en fâcheuse posture. Ne trouvant pas d'autre indice valable, je me redressai, les traits soucieux.
A l'entente des jurons et des plaintes de la brunette ne cessant de s'agiter, je lui lançai d'une voix acerbe : - Tu vas la fermer, oui ? C'est pas en agissant comme ça qu'on risque de la retrouver ! Je me tus brusquement, réalisant que le ton employé pour la faire taire n'avait pas été des plus aimables. J'étais à bout de nerfs, et il était clair que le manque de sommeil n'était pas pour arranger les choses.
Mais la pauvre Pursy n'y était pour rien, et il était après tout normal qu'elle craque en de pareilles circonstances, son amie ayant disparu. Aussi, tentai-je de calmer le jeu, murmurant un : - Désolée... Je ne savais guère faire mieux en matière d'excuses, et ne m'étendis donc pas sur ce sujet, enchaînant par la véritable raison de notre présence ici : - Vous croyez que ce sont les strangers ? Tout en prononçant ces mots, je désignai d'un signe de tête le sac de la victime, afin de ramener l'attention des troupes sur notre affaire. - Qui que ce soit qui l'ait enlevée, il faut partir à sa recherche maintenant. Si elle est en danger, on ne peut pas se permettre d'attendre le lever du jour. Moi qui n'avais guère l'habitude de prendre des décisions pour le reste du groupe, j'ignorai pourquoi je m'imposais en tant que leader en cet instant. D'ordinaire, le sort des autres ne me préoccupait pas outre mesure. J'agissais probablement ainsi parce que cette tâche m'aiderait à fuir la solitude, m'empêchant de ressasser mes cauchemars.
Tandis que plusieurs rescapés discutaient sur la manière de procéder afin de retrouver la trace de la disparue, je m'approchai de Pursy, demeurée à l'écart. Légèrement gênée, je cherchai le regard de la brune, lui adressant un rapide sourire. - Pardon pour tout à l'heure. J'étais... Je ne terminai pas ma phrase, ne sachant que dire pour tenter de me justifier ou de remonter le moral de la jeune femme. - Ne t'inquiète pas, je suis sûre qu'on va la retrouver. C'est promis. Mon regard se reporta sur les gouttelettes de sang à mes pieds, maculant le sol herbeux de la clairière. Encore une promesse qu'il me serait difficile de tenir...
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Sujet: Re: TOPIC COMMUN ◉ Lilibeth a disparu. Mar 20 Déc - 12:31
La force de survie de Pursy était son espoir et sa naïveté. Ce soir cependant, la jeune institutrice prit conscience que cela était fragile et non suffisant sur cette île. S’il arrivait malheur à sa seule amie Lilibeth, elle ne s’en remettrait sans doute jamais. Elle connaissait la jeune femme depuis peu, mais elles avaient tant vécu de moments marquants ensemble que c’était comme si elles avaient grandi chacune aux côtés de l’autre. Cette sensation réconfortait souvent Pursy, dans ses moments de doute. Si Lilibeth disparaissait, jamais il lui serait possible d’avancer. A son tour, elle tomberait et se laisserait vivre comme un vulgaire jouet pour cette jungle. Pursy ne pouvait vivre seule, elle était l’une de ses personnes qui avaient besoin d’être entourée pour être heureuse mais aussi pour se sentir vivante. Lilibeth avait été la première personne à qui elle s’était confiée, avec qui elle s’était entendue. Les souvenirs gravitaient à l’heure actuelle dans l’esprit de la jeune institutrice et ses yeux ne tardèrent pas à s’embrumer. Cela ne pouvait pas être possible. Pas Lilibeth, la personne la plus attachante de tout le campement. La vie était si cruelle et pour la première fois de son existence, Pursy en prenait conscience.
Lorsqu’une grande blonde qu’elle ne connaissait que de vue l’invita fermement à se taire, Pursy fut prise d’un hoquet et s’empressa de porter sa main à sa bouche puis sur ses yeux qui pleuraient définitivement. Elle tourna aussitôt le dos et commença à s’isoler du petit groupe qui s’était formé dans le but de retrouver Lilibeth. La sensation de ne servir à rien et d’être un poids pour son campement s’empara aussitôt de Pursy. L’envie de rentrer au campement pour se cacher dans son abri se fit forte mais celle de retrouver son amie la surpassa encore plus. Ne bougeant pas d’un poil, Pursy laissa son regard gambader sur la clairière à la recherche d’un indice lorsque les larmes furent passées. C’est alors qu’elle entendit la grande blonde reprendre la parole pour questionner ses camarades d’infortune ainsi que pour les inviter à partir à la recherche de Lilibeth. Ainsi donc, malgré la dureté de ses précédents propos, elle avait un cœur et était prête à prendre des risques pour l’amie de Pursy. Un sourire se dessina sur les lèvres de cette dernière, qui retrouva aussitôt un semblant d’énergie. Marchant hâtivement vers le petit groupe, elle s’imposa en prenant la parole, leur rappelant ainsi sa présence, aussi minime soit-elle. « La personne qui a touché à Lilibeth est idiote et ne mérite même pas de vivre. » Elle se voulut aussi dure que l’avait été Swann quelques minutes plus tôt à son égard mais elle n’avait pas la même allure et prestance. Se mordant les lèvres, elle enchaîna. « Tu as raison. Il faut y aller maintenant. Je ne supporterais pas qu’il lui soit arrivé quelque chose. Lilibeth ne le mérite pas. »
Pursy adressa un regard plein d’énergie à Swann, ainsi qu’un sourire pour la remercier de cette décision. C’est alors que la blonde en profita pour s’approcher d’elle et lui parler doucement. Arquant un sourcil, la jeune institutrice écouta attentivement ses propos avant de répondre. « Ce n’est pas grave, c’est déjà oublié. C’est moi qui suis honteuse de vous imposer de telles grossièretés. » Effectivement, Pursy n’admettait toujours pas avoir juré devant ses camarades, et même jurer tout court. Ce n’était pas dans ses habitudes et elle s’en sentait plus qu’honteuse. Ainsi donc, les durs propos de Swann avaient été rapidement chassés de son esprit par cette sensation de mal être. « Et on ne brise jamais une promesse. » ajouta-t-elle, baissant les yeux vers le sol, se rappelant ainsi de toutes les promesses qu’on lui avait dites dans sa vie, toutes celles que l’on n’avait tenues. A nouveau, les larmes lui montèrent au visage et elle détourna la tête pour ne pas imposer cette vision à Swann. Passant finalement une main sur ses yeux, pour sécher ses larmes, elle reporta son regard sur la grande blonde avant de reprendre la parole. « Allons-y maintenant. S'il te plaît. »
THE ISLAND DARKISLAND ▲ the island gives you what you need.
MESSAGES: 57 INSCRIT(E) LE: 12/10/2008 AGE: L'île n'a pas d'âge, elle existe depuis toujours. MÉTIER: Faire de la vie des survivants un enfer ?
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Sujet: Re: TOPIC COMMUN ◉ Lilibeth a disparu. Jeu 22 Déc - 15:59
Comme si l'île s'opposait à la décision de Pursy de partir à la recherche de Lilibeth, la pluie se mit alors à tomber soudainement, rappelant ainsi aux pauvres survivants qu'ils étaient à la merci totale de son climat tropical. La nuit était d'un noir d'encre et très vite, la vision devint presque nulle pour nos quelques courageux. Alors que certains faisaient mine de faire demi-tour en lançant des : « On reviendra demain matin... On ne peut pas rien faire par ce temps-là ! », un horrible bruit métallique retentit dans toute la jungle. Durant quelques secondes, plus personne n'osa prononcer le moindre mot, pétrifié par la peur. En effet, tout le monde sait très bien d'où provient ce bruit et quel est le risque encouru lorsque l'on se trouve dans la jungle à ce moment-là : le monstre rôde, le monstre n'est pas loin, le monstre se rapproche. Mais pour sauver une amie, n'est-on pas prêt à affronter ses peurs et à affronter le danger ? « C'est de la folie, dit finalement une jeune femme d'une voix tremblante. On va tous se faire déchiqueter ! Il faut rentrer. » Mais si cette dernière semble avoir pris sa décision rapidement et sans aucune hésitation, ce ne sera probablement pas le cas de tout le monde...
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Sujet: Re: TOPIC COMMUN ◉ Lilibeth a disparu. Sam 31 Déc - 18:08
Depuis mon arrivée ici, j'avais du mal à dormir. En même temps, je crois que c'était le cas pour tout le monde. Après tout qui pourrait dormir comme un bébé sur une île déserte où on risquait notre vie tous les jours, avec des bruits non identifiables, un lit (ou quelque chose ressemblant à un lit) totalement inconfortable et un abri pas totalement imperméable les jours de pluie? C'était mission impossible de trouver quelqu'un comme ça! Certains pour se rassurer avaient choisi l'option de partager leur abri avec quelqu'un d'autre, moi il ne valait mieux pas que je choisisse cette option car il ne fallait surtout pas que quelqu'un tombe sur mon passeport au fond de ma valise car sur ce passeport ce n'était pas le nom de Samantha Wells qui apparaissait mais celui de Megan O'Brian et mieux valait que je sois la seule au courant de ce secret... Chaque jour je craignais que mon secret soit découvert car j'avais peur de la réaction de mes camarades. Après tout ça faisait deux mois que je leur faisait croire que j'étais ma soeur, et bien que je sache que je ne pourrais pas éternellement cacher ma véritable identité je m'étais fait avoir à mon propre piège et les dégâts allaient être considérables le jour où on saura que j'ai menti pendant tout ce temps sur qui j'étais vraiment. Cette nuit-là je n'arrêtais pas de me tourner allongée pour trouver une position dans laquelle j'arriverais à m'endormir mais impossible d'y arriver. Je n'arrêtais pas de penser à mon secret, à Nathan, à Morgan qui semblait approcher de la vérité sur moi et qui était donc un danger, au fait que j'en avais marre de me faire passer pour une fille qui préférait passer son temps à bronzer sur la plage comme l'était ma soeur plutôt que d'être dans le feu de l'action. Et puis soudain j'entendis un cri perçant le semi-silence de la nuit. Ce cri avait rien de rassurant et mon sang se glaça en l'entendant. Qui était l'auteur de ce cri? Un des nôtres était-il en danger? Et si il y avait eu un nouveau mort? Ou une nouvelle disparition? Ma fausse identité me poussait à rester au lit pour continuer à jouer la Samantha qui est égoïste. Seulement ce n'était pas moi et je ne pouvais m'empêcher de savoir ce qui se passe, sûrement mon côté fouineuse qui ressortait là. En sortant de ma tente je vis donc un regroupement de gens auquel je me joignit. Bizarrement Nathan n'y était pas alors qu'il était dans les leaders mais il devait sûrement dormir et donc ne pas être au courant de la situation. Nous gagnâmes alors la jungle pour essayer de trouver ne serait-ce qu'un indice pour savoir ce qui s'était passé et qui en était la victime. En arrivant à la clairière, Pursy était déjà là et paniquait toute seule. Je ne comprenais pas tout ce qu'elle disait mais un prénom revenait, celui de Lilibeth. Mon coeur fit alors un bond. Lilibeth n'avait jamais rien fait de mal alors pourquoi elle? Et si c'était de ma faute? Je n'essayais pas de calmer Pursy parce qu'elle devait encore m'en vouloir par rapport à la dispute que j'avais eu avec Lilibeth. Je laissais donc Swann intervenir. Quand soudain, la pluie commença à tomber à torrents. Et alors que beaucoup se mettaient à pester et rager contre la pluie. Un étrange bruit métallique se fit entendre. Nous savions ce que ça voulait dire. Cet étrange monstre qui ressemblait à de la fumée noire n'était pas loin. Avant d'arriver sur cette île je ne croyais pas à ce genre de phénomène mais maintenant que j'y avais été confrontée, j'y croyais et je les éviter. Plusieurs de ceux qui étaient présents avaient alors l'air vraiment apeurés. « C'est de la folie, dit finalement une jeune femme d'une voix tremblante. On va tous se faire déchiqueter ! Il faut rentrer. ». C'était de la folie certes, mais de toute façon je suis plutôt folle moi. Alors je n'allais pas rentrer. « On ne va pas abandonner Lilibeth quand même! Moi je m'en fous je vais la chercher! »
You only see what your eyes want to see How can life be what you want it to be You're frozen When your heart's not open. You're so consumed with how much you get You waste your time with hate and regret You're broken When your heart's not open Frozen by Madonna
Dernière édition par Samantha N. Wells le Mer 22 Fév - 15:23, édité 1 fois
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Sujet: Re: TOPIC COMMUN ◉ Lilibeth a disparu. Ven 13 Jan - 15:26
La vue était toujours magnifique à cette heure-ci. La nuit rendait la mer plus belle et il n’y avait qu’à cette heure-ci que Whitney avait envie de se mouiller les pieds, et elle ne se gênait jamais. Pendant que la plupart des rescapés s’étaient endormis ou y songeaient fortement, la jeune femme s’éclipsait de sous l’abri et se dirigeais vers l’océan. Et elle restait là, pendant plusieurs minutes, à jouer avec le liquide et à observer la lune, un sourire sur les lèvres. Parfois, elle avait l’impression d’être la seule à sourire. Le visage de la plupart des gens sur l’île s’était figé dans un état de tristesse. De son point de vue, et malgré tout ce qui avait pu lui arriver, Whitney tenait absolument à relativiser. Même si il n’y avait pas grand-chose de positif, elle se disait simplement que si un jour, elle devait mourir sur ces terres, elle ne voulait pas le faire dans la misère et la tristesse. Alors, elle souriait autant qu’elle le pouvait. Ce soir, ce paysage réussit à la ravir. Tout était calme, paisible, comme si l’île s’était endormie en même temps que la plupart des rescapés, alors la jeune femme en profitait pleinement, profitant de l’absence du regard des autres pour tourner sur elle-même et même rire un peu. Quand rien n’allait, il fallait se donner les moyens d’aller mieux. Tout est une question de volonté, c’était sa philosophie de la vie.
Finalement, Whitney avait rejoint sa place. Elle s’était couchée et avait fermé les yeux sans réussir à s’endormir. Ça lui arrivait souvent, ne pas pouvoir se laisser porter par ses rêves. Ce n’était pas qu’elle n’était pas fatiguée, au contraire, c’était juste qu’elle n’y arrivait pas. L’atmosphère ne lui convenait pas. Mais elle se forçait, s’empêcher de bouger ou d’ouvrir ses paupières, convaincue que le sommeil allait bien finir par arriver, mais en vain. Les mains posées sur son ventre, la jeune femme était apaisée par le mouvement de son ventre. Quand tout à coup, un bruit vint la faire sursauter. Ré ouvrant les yeux, son cœur se mit à battre à vive allure. Qu’est-ce que c’était que ça ? D’où venait ce bruit ? De qui venait-il ? Brusquement paniquée, Whitney se leva et fit quelques pas en arrière, essayant de détecter l’endroit d’où le cri venait. La jungle … Tournant sur elle-même, elle vit le camp s’agiter, tout le monde s’était réveillé et Whitney ne savait plus où donner de la tête. Ca semblait grave. Reprenant ses respirations, elle finit par rejoindre un petit groupe de survivants qui s’apprêtaient à pénétrer dans la jungle, torche à la main. Bien sûr, elle aurait très bien pû rester au camp, mais rester assise avec comme seul passe-temps l’inquiétude, non merci.
Citation:
« LILIBETH. Pourquoi ? Mais pourquoi ? Je n’ai jamais vu une fille aussi gentille, aussi généreuse, aussi facile à vivre que Lili. Pourquoi elle ? Pourquoi pas moi ? Pourquoi cette putain d’île est-elle aussi cruelle avec nous ? Pourquoi putain ? »
Elle n’en savait pas plus. Pursy, une jeune femme rencontrée sur le camp mais avec qui Whitney n’avait jamais pris le temps de discuter semblait morte d’inquiétude. Afin de la soutenir un minimum, la jeune adulte s’était approchée d’elle et lui avait tapoté l’épaule, sans savoir quoi dire. Lilibeth, elle la connaissait, mais seulement de nom et de vue. Elle ne lui avait pas souvent parlé mais une disparition était toujours dure à accepter. Passant sa main devant son visage, Whitney resta à l’écart, à regarder la scène sans rien dire. Finalement, Pursy, aidée par d’autres survivants, décida de partir à la recherche de cette jeune disparue. N’ayant rien à redire, Whitney les suivit. Malheureusement, et comme si on nous empêchait de faire un pas de plus, le temps calme et paisible se transforma en pluie. Les torches mouillées et donc éteinte, on ne voyait presque plus rien. Non rassurée, Whitney posa son derrière sur un rocher et observa une fois de plus la scène quand un gros bruit de métal vint résonner dans toute l’île. Les poils dressés, la jeune femme laissa couler quelques larmes tandis que son cœur se mit à battre à cent à l’heure.
Citation:
« C'est de la folie, dit finalement une jeune femme d'une voix tremblante. On va tous se faire déchiqueter ! Il faut rentrer. »
Whitney ne savait pas quoi penser. Un côté lui disait de rentrer. Marcher dans la jungle par ce temps et surtout avec ce monstre qui en avait fait son habitat était tout ce qu’il y avait de moins raisonnable. Mais Lilibeth courait peut-être un réel danger. Comme à son habitude, Whitney ne dit rien et laissa les autres prendre cette décision à sa place. Quoi qu’ils choisissent, elle les suivrait.
Citation:
« On ne va pas abandonner Lilibeth quand même! Moi je m'en fous je vais la chercher! »
« Je viens avec toi ! » dit Whitney en se levant d’un bond. Visiblement, cette femme semblait déterminée, et on savait tous que courir dans cette jungle seule était encore plus dangereux que d’y courir à plusieurs. C’était son rôle sur cette île : aider les autres. La solidarité était quelque chose de très important pour elle.
TOPIC COMMUN ◉ Lilibeth a disparu.
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