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◢ MESSAGES: 13649 ◢ INSCRIT(E) LE: 22/02/2010 ◢ AGE: 32 ans. ◢ MÉTIER: ancien militaire. ◢ HUMEUR: fatigué, mais déterminé.
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Sujet: We are all guilty of something ☥ LYSSANDRA. Lun 6 Juin - 21:54
- You keep telling yourself what you know. But what do you believe ? What do you feel ? - Guilt.
« Je t'emmerde. » Ryan leva les yeux au ciel devant l'air agacé de Jack. « Je plaisante pas, vieux. Il est foireux ton plan, je te le dis tout de suite. On a déjà suffisamment de problèmes avec les deux débiles, pas besoin d'en rajouter un troisième ! » Sans même lui jeter un regard, Jack termina de ranger ses affaires dans son sac, qu'il mit ensuite sur son dos. « Personne ne sera au courant, à part toi, moi et l'enfoiré qui a tué Charlie. Dès que j'en ai fini avec elle, je la relâche, ça fait trente-six fois que je te le répète, bordel ! T'écoute quand je te parle ou tu fais semblant de pas comprendre ? » Ryan haussa les épaules et esquissa un sourire, habitué à l'humeur particulière de son ami. « Ça va, t'énerve pas. C'est juste que je comprends pas bien pourquoi tu t'acharnes à construire une telle mise en scène. Pourquoi tu te contentes pas de la buter ? Au final, ça reviendrait au même, non ? » Jack se leva et ignora royalement son interlocuteur en lui tournant le dos et commença à marcher. « Tu m'fatigues, Ryan. » Ce dernier se mit à le suivre, un sourire moqueur aux lèvres. « Tu disais pas ça quand t'avais besoin de moi, hein vieux ! »
Si, tu me fatigues depuis le début, espèce de tâche, pensa Jack à ce moment-là, littéralement épuisé par le discours que lui tenait Ryan depuis une heure. Pourquoi cet abruti avait-il été là le jour de la mort de Charlie ? Il avait bien pensé faire appel à Noya, mais il savait qu'elle désapprouverait son plan, tout bon petit soldat qu'elle était, et il ne voulait pas la décevoir une fois encore. Résultat des courses, il avait été obligé de se fier à Ryan Bolton, un pauvre type d'à peine 25 ans, qui savait à peine se servir d'une arme et qui n'osait pas s'aventurer tout seul dans la jungle. Comme coéquipier, on faisait mieux, mais il était l'un des seuls à avoir vu le visage de l'homme qui avait tué Charlie : il était donc indispensable. Heureusement, pour la partie du plan qu'il lui restait à faire, il n'avait plus besoin de Ryan, il avait désormais identifié le meurtrier de sa meilleure amie, un prénommé Morgan, tout comme sa victime. Le cœur de Jack se mit à battre un peu plus fort lorsque le visage de la jeune femme qu'il allait enlever apparut à son esprit : malgré toute son envie de vengeance, il était pleinement conscient de ce qu'il allait faire, de ce qu'il allait détruire en elle. Mais la haine qu'il ressentait envers Morgan le dépassait totalement et lui faisait perdre tout contrôle : alors, sa conduite ne lui semblait plus aussi immorale ou interdite. Non, elle lui semblait juste.
Il se tourna vers Ryan au moment de franchir le mur du campement, l'air sombre et sérieux. Il n'avait aucune confiance en ce gosse et espérait qu'il ne serait pas un obstacle à ce qu'il avait prévu. Déjà, il regrettait de l'avoir mis dans la confidence... « Bon, tu sais où me trouver si il y a un problème, d'accord ? Et tu sais aussi quoi dire si on me cherche. Personne, absolument personne ne doit être au courant, ou je serais brûlé vif sur la place publique. » Il sourit et ajouta avant de partir : « Cela dit, ça ferait un peu d'animation, au moins ! » Il entendit Ryan rire alors qu'il s'éloignait, et lui aussi ne put s'empêcher de rire intérieurement. Pourtant, ce qu'il avait dit était très sérieux : si on venait à apprendre sur le campement ce qu'il projetait de faire, il risquait d'avoir de gros ennuis. Les gens lui reprochaient énormément d'avoir enlevé Poppy et Aaron, il n'osait même pas imaginer ce qui se passerait s'ils apprenaient qu'il projetait d'enlever une troisième personne !
Le trajet se déroula comment prévu, sans accroche. Bientôt, il aperçut le campement sur la plage et alla rejoindre sa position habituelle dans la clairière, caché derrière un buisson plus touffu que les autres. Il savait qu'elle ne tarderait pas à venir, il l'avait observé pendant plusieurs jours, et il n'y avait pas une seule journée sans qu'elle ne vienne s'isoler quelques instants dans la clairière, à l'ombre de la chaleur étouffante de la plage. Il risquait d'attendre plusieurs heures, mais le jeu en valait largement la chandelle. La main crispée sur son fusil, il attendit.
[...]
Lorsqu'elle arriva, Jack était prêt. Sans un bruit, il se glissa derrière elle et au moment où il comprit qu'elle avait senti sa présence, il braqua son arme dans sa direction et se mit à parler d'un ton froid et sec, d'un ton qui ne présageait rien de bon. « Bouge plus et te retourne pas. » Il la vit tressaillir, mais elle lui obéit, jusqu'à ce que la fierté prenne le pas sur la peur. « Allez vous faire... » Elle ne termina pas sa phrase : Jack lui assena un coup violent à la tête avec la crosse de son arme et elle s'écroula comme un pantin inanimé dans ses bras. D'une main qui ne tremblait pas, Jack essuya le sang qui commençait déjà à couler dans ses longs cheveux bruns.
[...]
Il avait décidé qu'une caverne isolée dans la jungle serait l'endroit parfait pour avoir une petite discussion musclée avec la jeune femme. Seul Ryan était au courant de la cachette, il ne restait plus qu'à espérer qu'il ne le trahirait pas. Sa future victime ligotée dans les bras, Jack atteignit du mieux qu'il put, en prenant soin de ne croiser personne, la caverne qu'il avait choisi quelques jours auparavant. Il y faisait sombre, mais l'entrée de la grotte laissait entrer suffisamment de lumière pour distinguer ce qui se passait à l'intérieur. Jack déposa sans ménagement la jeune femme sur le sol accidenté, avant de se laisser lui-même glisser par terre. Un instant, il fut sur le point de tout laisser tomber et de s'enfuir, mais la douleur omniprésente dans la sa poitrine qui lui rappelait ce qu'il avait perdu l'obligeait à continuer. Il devait le faire, pour Charlie. Alors, sans un bruit, il sortit son couteau de sa poche et le fit tourner dans ses mains, tout en observant la jeune femme d'un œil attentif. Fine et élancée, elle possédait un visage aux traits doux et innocents. Lyssandra. Elle était entièrement à lui, désormais.
I’ve seen love go by my door, it’s never been this close before, never been so easy or so slow. 'Been shooting in the dark too long, when somethin’s not right, it’s wrong. You're gonna make me lonesome when you go.
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Sujet: Re: We are all guilty of something ☥ LYSSANDRA. Lun 13 Juin - 18:54
On the ground I lay, Motionless in pain. I can see my life flashing before my eyes.
La fatigue commençait peu à peu à s’accumuler. Il y a quelques jours de ça, Morgan m’avait fait une déclaration fracassante, en m’avouant qu’il avait tué quelqu’un. Évidemment, il n’avait pas vraiment eu besoin de le dire, puisque le sang sur ses mains avait été suffisamment explicite. Je ne pouvais retirer l’image de cet homme brisé, de cet homme qui avait commis un geste d’impulsivité, et qui serait obligé d’en payer les pots cassés, tout le restant de sa vie. Nous nous étions éloignés, et se rapprocher dans de telles circonstances, me semblait plutôt étrange. Je ne pouvais rien faire pour lui, sauf être à ses côtés, l’épauler, malgré la réalité de la situation. Cette île nous poussait tous à commettre des gestes déplacés, sur cette île, la nature humaine, et sauvage reprenait complètement le dessus, nous poussant à oublier ce qui faisait de nous des êtres humains plein de sympathie. Ici, nous n’étions que des bêtes, poussé à faire des choses à cause de notre instinct de survie. Ces derniers jours, j’avais eu un besoin urgent de me ressourcer à la clairière. Le seul endroit où mes questions, mes souffrances, me laissait en paix, pour pouvoir profiter de ce calme paradisiaque. Dans cet endroit, j’avais souvent la sensation de n’être qu’en vacances, de profiter du soleil, de la plage, mais la réalité était toute autre, bien plus violente, et brutale, et je me murais dans ce lieu qui était doucement devenu ma prison, mon enfer. Je m’éloignais du monde, quand je me rendais à la clairière, mais je ne me doutais pas que cet endroit deviendrait surement le dernier endroit agréable que je verrais dans ma triste vie.
J’avais à peine poussé les branches, et que je me retrouvais au centre de la clairière pour être prise par surprise. On m’avait souvent dit qu’il ne fallait pas que je traine trop souvent seule, mais j’avais toujours ri au nez de ceux qui avait pu me dire ça. J’étais suffisamment forte pour me débrouiller seule, en cas de confrontation. Sauf à cet instant. Quelques secondes, et je tombais dans un trou noir, persuadée que c’était la fin, cette fin que j’avais tant attendue. Ce n’est que quelques minutes, ou heures plus tard, que j’ouvrais à nouveau les yeux, prise d’un violent mal de crâne. Voulant porter ma main à ma tête, je me rendais finalement compte que mes mains étaient nouées, et qu’un homme se trouvait en face de moi, un couteau à la main. Je me redressais, tout en le dévisageant. « Vous êtes qui ? »
Évidemment, je n’étais pas idiote, il devait faire partie de l’autre groupe de survivants, puisque sa tête m’était complètement inconnue. J’essayais vainement de me détacher de la corde, mais c’était peine perdue, j’étais en totale infériorité, et à cette simple pensée, le sang montait à mon crâne pour taper contre mes tempes. J’étais incapable de penser clairement, et de façon cohérente, ma douleur derrière la tête était bien trop vive. La peur commençait peu à peu à monter en moi, une peur qui était peut-être plus forte que le mal que j’éprouvais. J’avais l’impression d’être coincée, que c’était sûrement le dernier visage que j’allais voir. Bien des personnes auraient suppliés pour qu’on les laisse partir, puisqu’il était clairement évident que le couteau qu’il tenait entre ses mains n’allaient pas servir à écrire mon nom et le sien dans un cœur, sur une roche. Et d’une voix rauque, presque mauvaise, mais à la fois tremblante, à cause de ma peur que je maitrisais difficilement, je dis simplement, sans ciller. « Si vous en avez après moi, autant en finir maintenant. » Ma vie n’avait pas vraiment de valeur en vérité. Et si il venait à me supprimer, il ne se douterait pas combien ce serait bénéfique à mes yeux, et aux yeux des autres.
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Sujet: Re: We are all guilty of something ☥ LYSSANDRA. Sam 25 Juin - 17:46
peace was never an option.
Enfin, après de longues minutes, Lyssandra commença à remuer. Ses paupières clignèrent d'abord faiblement, avant de s'ouvrir et de papillonner de manière confuse. Jack ne ressentit aucun plaisir lorsqu'il aperçut dans son regard qu'elle était nerveuse et angoissée. A partir du moment où il avait pris la décision de l'enlever, il n'avait plus rien ressenti, comme si cet acte était le dernier de sa vie et qu'à côté de cela, les sentiments n'étaient pas grand chose. Non, il ne devait rien ressentir, son travail n'en serait que meilleur et efficace. Lorsqu'elle réalisa qu'elle était attachée et qu'elle ne pouvait pas bouger, un sourire moqueur s'installa durant quelques secondes sur les lèvres de Jack, avant de s'évanouir à jamais. Elle était prisonnière, sa prisonnière et elle comprendrait bientôt ce que ces deux mots voulaient dire. Il espérait seulement qu'elle serait assez forte pour survivre à ce qu'il allait lui infliger et qu'elle pourrait ensuite se présenter à Morgan, afin que cet enfoiré réalise les conséquences de ces actes. Lorsqu'elle lui demanda qu'il était, il ne répondit pas tout de suite. Il préférait la fixer d'un regard calme et froid : il savait que c'était la meilleure façon de rendre nerveux quelqu'un, et une fois la jeune femme au comble de l'angoisse, il allait pouvoir en faire ce qu'il voulait.
Il savait très exactement ce qu'elle ressentait à ce moment précis, car quelques années auparavant, il s'était trouvé dans la même situation. Pas tout à fait cependant, étant donné qu'il était resté captif de nombreux mois, tandis qu'il comptait relâcher Lyssandra dans quelques heures. Le but n'était pas d'attirer l'attention sur une nouvelle disparition, mais de frapper un grand coup et de prouver au reste des survivants que les règles du jeu avaient changé. Œil pour œil, dent pour dent. Il ne cessait de remuer le couteau entre ses doigts, comme pour se rassurer. Il cherchait à la rendre nerveuse mais finalement, c'était lui qui était en train de paniquer. Il se devait de reprendre le contrôle de la situation et de ne pas le laisser s'attendrir : l'espace d'un instant, il regretta de ne pas avoir enlevé Morgan afin de lui coller directement une balle dans la tête, mais il se rappela ensuite pourquoi il l'avait enlevée, elle. Il voulait que Morgan souffre comme il avait souffert et qu'il ne puisse plus poser le regard de Lyssandra sans éprouver une honte et des remords terribles. Satisfait par cette pensée, il se leva et s'approcha d'elle doucement, son couteau toujours dans sa main. « Arrête de jouer au héros, d'après ce que j'ai entendu, ça te va pas du tout. Si j'avais voulu te tuer, ce serait fait depuis longtemps, en plus. »
Comme au ralenti, il se pencha sur son visage, jusqu'à sentir l'haleine de la jeune femme contre sa peau. Il savait qu'elle détesterait cela, mais acculée contre le mur, elle ne pourrait rien faire pour y échapper. Le couteau dans ses mains vint s'enfoncer délicatement dans la joue de Lyssandra, comme s'il ne cherchait pas à lui faire de mal. « Je m'appelle Jack. Mais c'est pas important, tu dois uniquement te souvenir que j'étais un ami de Charlie, la femme que ton connard de petit copain a tué. Il ne croyait quand même pas que ce qu'il a fait allait rester impuni, uh ? » Il retira d'un coup sec le couteau et essuya contre la manche du tee-shirt de Lyssandra les quelques gouttes de sang qui perlaient déjà le long de la lame. « Je ne vais pas te tuer, je vais juste te laisser... quelques petits souvenirs que tu pourras ensuite ramener à Morgan, d'accord ? » Comment en avait-il pu arriver là ? Quelques jours plus tôt, il n'avait jamais été aussi confiant sur son avenir, et aujourd'hui, il était là, dans cette caverne, à retomber dans le même cercle vicieux dont il avait tant bien que mal réussi à s'extraire. La violence pour la violence, c'était tout ce qu'il connaissait et il n'était pas prêt de s'en débarrasser. Il savait qu'il se sentirait ensuite coupable et qu'il ne pourrait plus jamais se débarrasser des remords, mais il ne pouvait plus reculer, pas maintenant qu'il avait goûté au plaisir de la torture. De nouveau, la lame s'enfonça dans la chair de la jeune femme, pas suffisamment pour la faire hurler de douleur, mais assez pour lui laisser une cicatrice sur la joue à vie. Et les choses ne faisaient que commencer...
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Sujet: Re: We are all guilty of something ☥ LYSSANDRA. Ven 8 Juil - 16:10
everything's gone but the pain carries on.
J’avais toujours été forte, réussissant à dissimuler mes angoisses, mais à ce moment précis, tout ce qui faisait ma personne n’était qu’un souvenir. J’étais fait comme un rat. Incapable de me sortir de cette situation, avec pour souhait d’en finir le plus rapidement possible. « Arrête de jouer au héros, d'après ce que j'ai entendu, ça te va pas du tout. Si j'avais voulu te tuer, ce serait fait depuis longtemps, en plus. » Mon cœur manquait un battement dans ma poitrine, pendant que je relevais mon regard foncé vers lui. J’étais partagée, d’un côté, j’étais soulagée de savoir que me tuer n’était pas son but, mais d’un autre côté, il semblait suffisamment me connaitre, prêt à m’attaquer sur mes sensibilités. Mais encore une fois, la peur m’empêchait de répondre quoi que ce soit. J’avais pourtant un fort tempérament, mais je savais parfaitement reconnaitre une situation loin d’être avantageuse. J’étais attachée, lui s’amusait avec un couteau, je crois que le schéma était tout tracé. « Je m'appelle Jack. Mais c'est pas important, tu dois uniquement te souvenir que j'étais un ami de Charlie, la femme que ton connard de petit copain a tué. Il ne croyait quand même pas que ce qu'il a fait allait rester impuni, uh ? » Les pièces du puzzle s’assemblait peu à peu. C’était donc la fameuse vengeance que nous avions tous attendu, ou plutôt Morgan et moi-même. Pouvoir replacer la situation commençait peu à peu à me faire gagner une certaine confiance. Confiance qui me permettait de garder la face, alors que la lame du couteau commençait à s’enfoncer sur la peau de mon visage.
La mâchoire crispée, mon regard trahissait ma douleur. J’étais plutôt douillette comme personne, et ma mâchoire serrée m’empêcher de laisser échapper un petit gémissement de douleurs. Les souffrances morales que j’avais pu éprouver étaient bien plus douloureuses que la souffrance physique. Relevant doucement le regard vers lui, j’avais glissée, malgré ma voix tremblante « Peut-être qu’elle l’a bien mérité la Charlie. » Je reprenais peu à peu confiance en moi, et je préférais montrer cette confiance, plutôt que de le voir comme un bourreau. Me tuer ne lui servirait à rien, je le savais, et à sa place, c’était ainsi que j’aurais perçu les choses. « Je ne vais pas te tuer, je vais juste te laisser... quelques petits souvenirs que tu pourras ensuite ramener à Morgan, d'accord ? » La lame s’enfonçait encore une fois, alors que je fermais délicatement mes paupières, en poussant un petit grognement de douleur. En réalité, ce n’était pas tant la douleur qui me gênait, mais plutôt la sensation d’être impuissante. Quand il retira le couteau, pour l’essuyer, j’encrai mon regard dans le sien, avec un sourire mauvais sur le coin des lèvres. « C’est tout ? Morgan a plus de mérites… D’après ce qu’on m’a dit, il l'a vraiment bien saigner la petite Charlie… » Naïvement, j’espérais que la situation s’inverse, mais honnêtement, je me doutais que mes paroles n’allaient qu’aggraver la situation. « C’est plutôt drôle comme situation, car tu t’attaques à moi, alors que vous avez enlevé une personne chère aux yeux de Morgan… La prochaine fois, renseignez-vous un peu mieux… » Je le regardais avec un sourire suffisant, oui, ça m’amusait… mais je savais que le retour de la médaille allait être difficile.
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Sujet: Re: We are all guilty of something ☥ LYSSANDRA. Lun 22 Aoû - 18:07
I guess you really did it this time. Left yourself in your war path, Lost your balance on a tight rope, Lost your mind trying to get it back. It's never too late to get it back.
L'ambiance était oppressante et même si Jack savait qu'il ne courrait aucun danger, il ne pouvait pas s'empêcher de se sentir mal à l'aise, comme s'il était pris au piège. Personne ne lui avait jamais dit clairement mais Jack savait que certains survivants le considéraient comme quelqu'un de dangereux, un monstre. Et soudain, il comprit et il cessa de respirer durant quelques secondes. Il n'avait pas peur de ce que Lyssandra pouvait dire ou faire : il avait peur de lui-même, de ce qu'il allait faire avec ce couteau et s'il réussirait à se maîtriser pour ne pas réduire sa victime en lambeaux. En effet, la jeune femme avait de la répartie et même si ses yeux trahissaient la peur ainsi que la douleur, Jack pouvait aussi voir qu'elle était déterminée. Prête à se battre jusqu'à la mort, crut-il lire au fond de ses prunelles sombres et il recula légèrement, impressionné par son courage. Cela était cependant la seule chose qu'il pouvait admirer en elle, à part peut être sa grande beauté : comment pouvait-il ressentir de la sympathie pour une femme qui parlait ainsi de Charlie ? C'était certainement la peur qui la faisait parler ainsi, mais pour Jack, cela n'avait aucune importance. Personne n'avait le droit d'insulter sa meilleure amie, surtout pas la petite amie de son meurtrier. Lyssandra allait devoir payer son affront mais pour le moment, Jack se contentait d'écouter attentivement, sa colère et son chagrin cachés derrière un sourire narquois.
Le couteau était toujours pressé contre la joue de la jeune femme, prêt à s'enfoncer plus profondément si Lyssandra allait trop loin. Mais Jack comprit rapidement que cela ne serait pas suffisant : elle n'était pas aussi superficielle qu'il l'avait imaginé, sinon, elle serait déjà en train de hurler à l'idée d'avoir de disgracieuses cicatrices sur la joue. Elles finiraient pas disparaître au bout de quelques jours bien entendu, mais pour avoir déjà été frappé de cette façon au visage, Jack savait que cela n'avait rien d'agréable. Décidément, elle était fière, presque orgueilleuse et il devait trouver son point faible afin de la mettre plus bas que terre. Mais lorsqu'elle insulta de nouveau la mémoire de Charlie, il vit rouge et toute la colère qu'il contenait en lui depuis l'enterrement de son amie éclata. Dans un bruit métallique perçant, le couteau qu'il tenait tomba à ses pieds et il se jeta sur Lyssandra, lui arracha les liens autour de ses poignets et attrapa son bras droit, qu'il tordit brutalement derrière le dos de la jeune femme. La respiration haletante, il approcha sa bouche de son oreille et resserra son étreinte pour l'empêcher de bouger. A cet instant précis, il ne pensait plus qu'à la faire souffrir pour ce qu'elle venait de dire : elle devait à tout prix se taire afin qu'il chasse de son esprit les images du cadavre de Charlie. « Espèce de sale... petite... garce... » Il tirait toujours un peu plus sur son bras, veillant à ne pas forcer trop. « Ne reparle jamais d'elle de cette façon, c'est compris ? Charlie était une personne exemplaire, elle avait compris à quel point ce conflit était dangereux et elle se battait pour la paix. Elle ne méritait pas de mourir, pas... pas comme ça. Ne redis jamais ça, NE REDIS JAMAIS CA ! »
A ces mots, il relâcha brusquement son emprise sur Lyssandra et la laissa retomber sur le sol sans aucun remord. Il avait bien failli perdre le contrôle : s'il avait tiré ne serait que quelques centimètres de plus sur son bras, elle aurait pu perdre l'usage de ce dernier définitivement. Il lui jeta un regard méprisant avant de ramasser rapidement son couteau, afin d'éviter qu'elle ne s'en empare. « Nous n'avons pas enlevé Poppy et Aaron pour les tuer, nous voulions des réponses. Morgan a abattu froidement une femme, simplement parce qu'il n'était pas capable de comprendre de quoi nous avions peur. Mais maintenant... Maintenant, je sais que nous n'avons pas à avoir peur de personnes aussi méprisables que vous. »
Même s'il avait dit enfin ce qu'il pensait à Lyssandra, il ne se sentait pas mieux. Elle n'était pas Morgan, il se trompait de cible depuis le début. Tout ce qu'il allait réussir à faire, c'était briser la vie d'une pauvre fille, qui, même s'il la haïssait, n'avait jamais fait de mal à Charlie. C'était Morgan qu'il fallait punir, c'était lui le vrai responsable et c'était lui qui aurait du entendre tout ce qu'il avait dit. L'impuissance le saisit et il sentit toute sa colère retomber : maintenant qu'il avait esquissé un début de vengeance, le conflit risquait de ne jamais cesser. Au lieu d'agir comme Charlie aurait voulu, il avait sali sa mémoire, au même titre que Lyssandra. Au fond, il ne valait pas mieux qu'elle... « Tu comptes pour Morgan, répondit-il en se souvenant de ce qu'elle lui avait dit quelques minutes plus tôt. Et si tu parles de Poppy, il n'est pas question de poser la main sur elle. » Tout comme je n'aurais jamais du poser la main sur toi, ajouta-t-il silencieusement pour lui-même, et le regard qu'il lui lança se voulait moins agressif, presque désolé. « J'espère au moins qu'il regrette ce qu'il a fait. Même si dans cette histoire, nous sommes tous coupables de quelque chose. »
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Sujet: Re: We are all guilty of something ☥ LYSSANDRA. Sam 24 Sep - 12:13
you build up hope but failure’s all you’ve known.
S’il pensait me faire plier par des douleurs physiques, c’est qu’il avait réellement mal jugé la force mentale de notre groupe. Bien que d’aspect fort, et bien que je savais qu’il avait totalement le dessus sur moi, il ne me faisait pas non plus trembler de peur. C’était ce que je ne répétais depuis que j’étais enfermée avec Jack. J’essayais tant bien que mal de cacher ma peur, je cherchais à montrer ma force de caractère, quitte à le pousser à me faire d’avantage de mal. Il pouvait m’administrer tous les coups qu’il souhaitait, il y avait une grande différence entre lui et moi à ce moment précis : je n’avais plus rien à perdre. Et quand on a plus rien à perdre, la douleur, ou même la mort, ce n’est qu’une conclusion parfaite à un chapitre qui donne presque à sa fin. Oui, il était impressionnant, oui, il avait de la force, et pourtant, il semblait plus perturbé selon les minutes qui passaient. Dans une énième provocation, j’avais causé sa violente colère, puisqu’il s’était approché de moi, me tordant le bras, m’obligeant à pousser un petit cri à cause de la douleur éclaire. Malgré ma douleur, je savais que j’avais touché le point sensible de Jack, et je savais à présent où appuyer si je voulais lui montrer qu’il ne s’était pas attaquer à n’importe qui. « Ne reparle jamais d'elle de cette façon, c'est compris ? Charlie était une personne exemplaire, elle avait compris à quel point ce conflit était dangereux et elle se battait pour la paix. Elle ne méritait pas de mourir, pas... pas comme ça. Ne redis jamais ça, NE REDIS JAMAIS CA ! » Je n’avais jamais connu cette fille, et pourtant, je n’avais pu m’empêcher de ressentir la douleur d’une perte lorsque Morgan était venu m’annoncer qu’il avait tué quelqu’un de l’autre camp. Ma douleur n’était pas envers cette morte, mais bien envers Morgan, car il ne serait jamais tout à fait l’homme qu’il était avant. Comme moi je ne serais plus jamais la Lyssandra d’avant, si je venais à survivre à ce petit moment de troubles psychologiques de mon détenteur.
Lorsqu’il relâcha enfin son emprise, je le regardais fixement, alors que je me retrouvais au sol. Je massais doucement mon bras, bien que ma douleur ne fût rien. « Dans ce cas, elle serait bien triste de voir comment tu salis sa mémoire en t’en prenant aux autres. » Je ne prétendais pas la connaitre, mais de ce qu’il venait de dire, il était plutôt clair que cette Charlie ne serait guère fière de l’agissement de son ami. Et de cette façon, je pouvais lui lancer à nouveau une méchanceté avec pour souhait de le faire fléchir. J’avais finalement songé à ramasser le couteau, mais Jack fut plus rapide d’esprit que moi. Je me relevais alors, prête à m’enfuir aussi rapidement que possible, mais en regardant à gauche et à droite, il m’était incapable de distinguer une quelconque lumière. Je vis noir lorsqu’il reparlait de notre campement, et surtout de Poppy et Aaron. Ma colère était palpable, plus il avançait dans ses propos qui étaient grotesques. Prenant appuyer sur une des parois en pierre, je relevais la tête vers lui, le regard noir. « Vous avez besoin d’enlever des gens pour poser des questions ? Nous sommes peut-être méprisables, mais vous, vous ressemblez surtout à des monstres. » Je savais que si je jouais intelligemment de ce moment, je pourrais peut-être avoir des nouvelles de Poppy, mais à ce moment précis, je songeais surtout à le blesser lui, puisque l’ont dit toujours que les blessures mentales sont plus douloureuses que les blessures physiques. « Tu comptes pour Morgan, Et si tu parles de Poppy, il n'est pas question de poser la main sur elle. » Je baissais le regard lorsqu’il affirma l’affection que Morgan pouvait me porter. Nous étions des amis, des amis qui pouvaient dépasser les bornes, qui s’avouaient un peu trop souvent nos sentiments respectifs, mais cela n’allait jamais trop loin, par respect pour chacun d’entre nous, c’est-à-dire Morgan, moi-même et Poppy. J’imposais alors une barrière par peur qu’il se rende compte de ce penchant affectif envers Morgan. Un sourire mauvais sur le coin des lèvres, les épaules droites, je disais finalement d’une voix calme, presque effrayante. « Tant mieux si vous ne touchez pas à Poppy. Parce que si j’apprends que le moindre mal lui a été fait… » J’avançais d’un petit pas, le visage toujours aussi sombre. « C’est moi qui viendra vous égorger un à un… » J’abandonnais mon sourire faussement agréable, et finit par dire d’une voix mauvaise mais malicieuse. « Et on dit toujours que la vengeance d’une femme est plus redoutable que la force des hommes… » J’avais promis à Morgan que je ferais tout ce qui était en mon pouvoir pour lui ramener Poppy, et je tiendrais cette promesse. Auparavant, je ne me serais jamais permise de menacer qui que ce soit, encore moins un homme de l’envergure de Jack. Mes propos avaient été clairs, et j’espérais qu’il me prendrait au sérieux, car pour la première fois de ma vie, je l’étais entièrement. Poppy était mon amie, celle qui m’avait épaulé, celle qui avait été comme une sœur, et je l’avais trahi en tombant amoureuse de Morgan. C’était la moindre des choses. Je n’avais pas baissé mon regard, comme pour montrer ma détermination. Bien des gens du campement m’avait dit combien je pouvais être effrayante dans des instants comme celui-là. J’avais un caractère imprévisible, je pouvais passer du blanc au noir, et c’était exactement ce que j’étais en train de faire à cet instant.
« J'espère au moins qu'il regrette ce qu'il a fait. Même si dans cette histoire, nous sommes tous coupables de quelque chose. » J’étais partagée entre le fait de m’adoucir, et de lui dire clairement que Morgan n’était plus le même depuis qu’il avait ôté la vie, ou au contraire, dire que son geste était justifié, et qu’il serait idiot de regretter. Jack semblait s’être adoucit, et c’était le meilleur moment pour le frapper de plein fouet. Je le fixais, mon visage semblait innocent, presque compatissant. J’aurais pu pousser le vice en lui montrant une quelconque affection. « Pourquoi devait-il regretter ? Il n’a fait que ce qu’il devait faire. Montrer que nous étions prêts à tout pour sauver les nôtres. Et comme tu le prouves si bien, vous êtes également prêts à faire la même chose pour les vôtres. » Mes paroles étaient en contraste par rapport à ce que mon visage montrait. Mon visage était doux, alors que mes paroles étaient dures. C’était mon moyen de fonctionnement. Je cherchais ouvertement la guerre. Lui tournant le dos, je profitais d’un instant de silence, et de faiblesse pour me jeter sur lui, tentant vainement de lui attraper le couteau avec le peu de force que je possédais. Je savais que c’était peine perdu, mais je me refusais de rester tapis dans le noir, attendant qu’il réagisse. Je n’avais pas beaucoup de force, mais j’avais ce qu’il n’avait pas pour un homme : de longs ongles.
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Sujet: Re: We are all guilty of something ☥ LYSSANDRA. Ven 30 Sep - 15:24
I have a thing I'd like to say to you, put down your guns and listen to me. I am unarmed and I have no fear. So just save your words and I'll fade away now, give me a match and I'll burn it all down.
« Ne laissez pas la colère vous envahir. Ne me regardez pas avec cet air-là Jack, je sais que vous en êtes capable. Ne me contredisez pas, je sais que vous regrettez d'avoir failli battre à mort le mari de votre soeur. Oui, parfaitement, vous regrettez. Je sais qu'il le méritait mais votre acte a profondément blessé votre soeur, qui elle, est innocente. En refusant de contrôler votre colère Jack, vous risquez de blesser un innocent. » Ce jour-là, le docteur Ella Friedman avait, au cours d'une séance avec Jack, mis le doigt sur le point sensible de ce dernier. Il n'avait aucune limite lorsqu'il se laissait envahir par la colère mais il ne cherchait jamais à faire du mal à quelqu'un qui ne le méritait pas. Il était un danger pour l'homme qui battait sa soeur mais Ella savait parfaitement qu'il était incapable de blesser cette dernière. Mais ce diagnostic n'était pas définitif et ce jour-là, elle l'avait spécialement mis en garde : s'il ne faisait aucun effort pour travailler sur lui-même et essayer d'être moins nerveux, moins impulsif, alors... alors il risquait de devenir un monstre. Et lorsqu'il avait quitté le cabinet en claquant la porte lors de leur dernière entrevue, elle avait lu dans son regard enflammé qu'il était en train de devenir incontrôlable. A l'heure qu'il était, Ella était cependant persuadée que Jack était mort dans un tragique accident d'avion. Elle était donc loin de se douter qu'il était bien vivant et que ses prédictions étaient en train de se réaliser. Si sur le moment, ses paroles avait eu un réel impact sur Jack, il semblait aujourd'hui qu'il avait tout oublié des leçons qu'elle avait tenté de lui transmettre. Toute la colère qu'il avait contre l'homme qui avait tué Charlie était sur le point de se déverser sur Lyssandra, qui, tout comme sa soeur, était innocente, du moins dans cette histoire. Il y avait bien une petite voix dans sa tête qui lui ordonnait de laisser sa captive tranquille et de s'enfuir à toute jambe mais il était trop tard pour reculer désormais. Il avait scellé son destin le jour où il avait pris sa décision et même s'il passerait le restant de ses jours à regretter son geste, il n'était plus possible de revenir en arrière. Mais la pensée qu'il serait obligé de vivre ensuite avec son acte ne l'effleura pas une seule seconde. Tout ce qui comptait à cet instant précis était cette femme qui incarnait à son insu l'ennemi qu'il rêvait de vaincre depuis des années.
Ce qui était étrange chez Lyssandra, c'était qu'elle ne semblait pas avoir peur. Pour s'être déjà trouvé à sa place un jour, Jack savait qu'elle éprouvait forcément un sentiment d'angoisse voire de panique, mais en tout cas, rien dans son visage ne le trahissait. Elle était effroyablement calme, attitude à laquelle Jack ne s'était pas préparé. Il connaissait peu la jeune femme, il l'avait seulement épiée pendant quelques jours mais il s'était attendu à ce qu'elle soit faible et apeurée. Son physique laissait supposer qu'elle était une de ces femmes fragiles et sans défense et pourtant, plus il la regardait, moins elle lui apparaissait comme une victime. Il y avait quelque chose dans son regard froid et hautain quelque chose d'effrayant. Cette femme, sous ses airs d'ange, pouvait être capable des pires manipulations, il en était certain désormais. N'importe qui en faisant une telle découverte, aurait éprouvé du mépris pour cette ravissante mais dangereuse créature. Cependant, ce fut tout le contraire pour Jack qui comprit que l'attitude de Lyssandra cachait probablement des faiblesses et des blessures intérieures qu'elle ne pourrait jamais combler. Elle était différente de lui mais il se reconnaissait tout de même en elle et cette idée l'effrayait tout autant qu'elle lui plaisait.
A présent, elle s'était relevée et elle lui faisait face. Ils n'étaient pas tout à fait en situation d'égalité puisqu'il venait de ramasser son couteau mais il lut dans ses yeux qu'elle était prête à tout pour survivre et que si ses yeux pouvaient lancer des éclairs, il serait déjà mort foudroyé. « Charlie n'était pas d'accord avec les méthodes que j'employais, c'est vrai... Mais je refuse que sa mort reste impunie. » Lorsqu'elle ajouta qu'ils ressemblaient à des monstres, il éclata d'un rire sans joie. Ce qu'elle avait dit n'avait rien de drôle mais il était amusant de constater à quel point elle avait vu juste dans leur attitude. Même si tout le monde n'était pas à mettre dans le même panier, loin de là et il le précisa immédiatement. « Tu peux pas comprendre, d'ailleurs, tu comprendras jamais, sauf s'il vous arrive un jour la même chose qu'à nous. Tu penses que les miens sont des monstres, c'est ton droit et à ta place, je pense que je dirais pareil. Du jour au lendemain, on a tout perdu. Des dizaines de personnes ont été massacrées sans raison et notre campement a été ravagé. Difficile de rester impassible, pas vrai ? Alors oui, certains ont pété les plombs mais ça ne fait pas d'eux des monstres pour autant. Pas plus que Morgan, en tout cas. » Il ne lui laissa pas le temps de répondre et enchaîna. « Mais moi... en effet, je suis bien un monstre. » Son sourire fit écho à celui de la jeune femme, même si contrairement à elle, le sien n'avait rien de cruel. Il avait depuis longtemps accepté le fait qu'il état différent des autres, mais pas dans le bon sens du terme. En revanche, il savait que Lyssandra essayait de le menacer afin de lui faire peur mais s'il fut effectivement surpris par le courage de Lyssandra, il n'était nullement impressionné. Il était en position de force face à elle et même si elle avait été armée, il n'aurait pas tremblé. Il avait compris, le jour où il avait pris la décision de se venger, qu'il ne sortirait pas vivant de cette histoire. Lyssandra pouvait bien donc le menacer autant qu'elle voulait, elle perdait son temps. Et de toute façon, Poppy n'avait été en aucun cas maltraitée, ce qui rendait sa petite mise en scène d'autant plus ridicule, même s'il reconnaissait qu'elle n'était pas censée le savoir. « Arrête de jouer à la méchante, toi et moi on sait très bien que t'as pas les tripes nécessaires pour tuer... » Le visage de sa captive était de plus en plus doux et Jack comprit que cette expression d'innocence feinte cachait quelque chose. Alors qu'il allait ouvrir la bouche pour lui répondre, agacé par le fait qu'elle continue de défendre Morgan, Lyssandra se jeta sur lui dans un geste presque désespéré. Réellement surpris cette fois-ci, il tenta de la repousser mais les ongles de la jeune femme s'agrippait à sa peau, le forçant à lutter plus qu'il n'aurait du. Dans le chaos du combat, il lâcha brutalement le couteau qu'il tenait dans la main, blessant ainsi la jeune femme au bras. Lorsqu'il vit sur ses doigts le liquide rouge et poisseux, il comprit ce qui venait de se passer et cessa de lutter, sous le choc. Ce n'était pas tant la blessure qui était impressionnante, car il ne s'agissait pas d'une entaille mortelle mais bel et bien le fait en lui-même : Lyssandra était sérieusement blessée, il avait son sang sur les mains ! « Merde... Merde, merde, merde ! » ne cessait-il de répéter, les yeux dans le vague.
« Qu'est-ce que j'ai fait, bordel ? » murmura-t-il en osant lever enfin les yeux sur la jeune femme. « Je... Je suis plus armé. » finit-il par dire au bout de quelques secondes. « C'est fini... je veux plus te faire de mal. » Ne dis rien, ne dis rien, je t'en supplie, eut-il envie d'ajouter Je vais partir, tu vas rentrer chez toi et on oubliera toute cette histoire, comme s'il ne s'était rien passé. Mais au fond, il savait parfaitement que cela ne serait pas aussi simple que ça. Et brusquement, toute l'horreur de son geste lui apparut. Elle avait beau lui apparaître comme étrange et manipulatrice, Lyssandra n'en restait pas moins une innocente. Innocente qu'il n'avait pourtant pas hésité à sacrifier afin de venger une femme qui ne reviendrait plus jamais.
I’ve seen love go by my door, it’s never been this close before, never been so easy or so slow. 'Been shooting in the dark too long, when somethin’s not right, it’s wrong. You're gonna make me lonesome when you go.
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Sujet: Re: We are all guilty of something ☥ LYSSANDRA. Sam 1 Oct - 20:44
i don't really know where the world is but i miss it now.
J’étais incapable de savoir depuis combien de temps je me trouvais ici, mais la notion du temps avait été rapidement effacée par la situation dans laquelle je me trouvais à ce moment précis. J’étais passée par tous les états d’esprit possibles. La peur, la colère, l’envie de mourir de façon délibérée, et la provocation de mon kidnappeur. Parce que oui, je le provoquais de façon virulente, complètement inconsciente des choses qui pourraient m’arriver si je touchais à ses points faibles. Par sa posture, son physique, et le regard qu’il posait sur moi, des frissons d’angoisses me parcouraient le corps tout entier, mais cela ne m’arrêtait pourtant pas dans ma volonté de le faire souffrir. Alors, pendant qu’il me parlait, je l’écoutais à peine, occupée à chercher une issue, un moyen pour sortir. J’étais impulsive, et c’était ça qui m’avait poussé à me jeter sur lui lorsqu’il s’y attendait le moins. Certains auraient vu ça comme un geste courageux, d’autres comme un geste désespéré. En réalité, je n’avais pas réfléchi au moment où j’avais avancé vers lui, le déstabilisant par la même occasion. Une pensée avait traversé mon esprit, et la seconde suivant, j’avais du sang qui coulait le long de mon bras. J’avais à peine senti la lame du couteau touchée ma peau, seule la réaction de Jack m’avait poussé à m’arrêter, et à admirer la couleur rouge sur ses mains, et sur mon bras. La douleur était inexistante, ou alors, étais-ce l’adrénaline du moment qui m’empêchait de sentir une quelconque douleur ? Il semblait bien plus bouleversé que moi. Et le retournement de situation me semblait évident. Tombant au sol, sur mes genoux, en tenant mon bras, pour arrêter le sang qui coulait en abondance – mais pas de quoi tuer quelqu’un, calmement, j’essayais de retrouver le couteau, mais le peu de lumière faisait que j’étais dans l’incapacité de retrouver ce petit objet sans me faire remarquer.
Abandonnant cette idée, je poussais de petits gémissements de douleurs, comme si je cherchais à enfoncer Jack dans la torpeur dans laquelle il s’était lui-même plongé. « Pourquoi vous faites ça ? » Il ne voyait plus mon visage, et mon ton larmoyant semblait étrangement réaliste. Mais cette comédie n’avait duré qu’un court instant, prête à revenir à la charge, comme pour le pousser d’avantage à bout. Mes blessures se réveillaient, mais ma détermination surpassait tout : la douleur, la peur. « Je ne vous ait rien fait… » Le visage toujours baissé, je continuais dans ma mascarade. « Je ne devrais pas payer pour les crimes des autres. » Mes bras détachés, je relevais mon regard vers Jack, intimement persuadée qu’il n’avait absolument pas cru à mon numéro de comédie, en même temps, seules les personnes idiotes croyaient à ma comédie, et je ne considérais pas Jack comme un idiot, puisqu’il avait surement planifié ce petit rendez-vous pour venger Charlie. « C’était drôle, si on était pas sur cette île, j'aurais largement pu devenir comédienne. » Je rigolais froidement, en total contraste avec les fausses larmes qui avaient coulés précédemment le long de mes joues. « Je pensais que tu étais un monstre – pour reprendre tes mots, mais tu me fait surtout penser à un bisounours. » Le sang continuait de couler, et je faisais bien en sorte que Jack ait une vue imprenable sur ma blessure. « Et, je ne suis peut-être pas capable de tuer quelqu’un, mais visiblement, toi non plus, vu que tu pleurniches dès que tu blesses une personne. » Des petites provocations faciles, qui pourraient faire changer l’humeur de l’homme, bien que ces remarques n’aient rien d’agressives, malgré le ton très dédaigneux que j’employais.
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Sujet: Re: We are all guilty of something ☥ LYSSANDRA. Lun 24 Oct - 14:58
Spinning harder now, you seem confused. I close my eyes, but I'm still watching you.
Tout va bien, ne cessait de se répéter intérieurement Jack. Tout va bien. Tu es en train de faire un putain de cauchemar et tu vas bientôt te réveiller en constatant que tout ça n'est qu'un mauvais rêve, que Lyssandra et Morgan n'ont jamais existé et que Charlie est toujours en vie. Il ferma les yeux un bref instant mais lorsqu'il les rouvrit, la situation était la même et le sang de Lyssandra n'avait pas disparu de son bras. Il continuait de couler en gouttelettes sur le sol et Jack en vint même à se demander, alors qu'il savait pertinemment qu'il ne s'agissait pas d'une blessure mortelle, s'il s'arrêterait un jour. Jusqu'ici, il n'avait pas réalisé ce que pourrait entraîner son acte. Il n'avait vu en Lyssandra qu'un moyen de se venger, d'atteindre Morgan et de le faire souffrir comme lui avait souffert. Jamais il n'avait réalisé que ce qu'il faisait était grave et dépassait tout ce qu'il avait pu faire sur l'île. Il s'était tout simplement laissé aveugler par la colère, sans mesure une seule seconde les conséquences de son acte sur cette femme, même s'il continuait de la mépriser. Et c'était probablement ce qui l’horrifiait réellement et qui l'avait fait réagir de cette façon. Bien plus que la blessure de Lyssandra, c'était le fait de ne pas avoir compris qu'il était sur le point de commettre l'irréparable qui le rendait fou. Que se serait-il passé s'il n'avait pas eu ce choc ? Serait-il allé jusqu'à torturer cette femme pour le plaisir, alors qu'elle n'était pas celle qui le méritait ?
La voix de Lyssandra le ramena à la réalité, la dure réalité. Elle semblait souffrir et lorsqu'il leva les yeux vers elle, il surprit des larmes dans son regard. Pour la première fois, elle endossait réellement le rôle de la pauvre victime blessée... mais Jack ne fut pas dupe une seule seconde. Il n'était pas idiot et commençait à la connaître : il avait lu dans son regard toute la manipulation dont elle était capable et il comprit qu'elle était en train de lui jouer la comédie. Mais la douleur qu'elle ressentait était réelle, tout comme la peur qu'elle s'efforçait de cacher. Pourquoi voulait-elle rester dans le conflit avec lui, alors qu'il venait de lui offrir une porte de sortie ? Cette fille était décidément une immense point d'interrogation à elle tout entier. Tandis qu'elle ajouta, un sourire presque narquois sur son visage maculé par des larmes de pacotille, qu'elle était faite pour le métier de comédienne, Jack essayait vainement de retrouver une certaine contenance. En lui montrant qu'il regrettait clairement son geste, il avait perdu toute sa crédibilité envers elle : il allait devoir faire preuve d'une grande maîtrise de lui-même pour inverser la tendance. Car pour le moment, le plus effrayé des deux n'était plus elle, mais bel et bien lui... Il allait répliquer, lui répondre qu'elle était pitoyable et que son petit jeu ne marchait pas avec lui, mais elle n'en avait pas encore terminé et les paroles qu'elle prononça touchèrent Jack en plein cœur. Tout dans l'attitude de Lyssandra relevait de la provocation, aussi bien ses paroles que ses gestes, mais elle n'avait malheureusement rien compris... Que croyait-elle exactement, qu'il ne s'agissait que d'un simple jeu sans conséquence ? Il haïssait sa façon de prendre les choses à la légère, comme s'ils ne se trouvaient pas dans une caverne sombre et humide et que le sang n'avait pas déjà coulé, tout comme il ne supportait pas le ton méprisant qu'elle employait et qui lui donnait, à son avis à elle, l'air important. Alors que quelques minutes plus tôt, il était prêt à la laisser partir, il avait à présent envie de lui cracher à la figure. « Pour qui tu te prends, espèce de sale petite conne ? Pourquoi tu te sens toujours obligée de jouer un rôle ? Moi je sais pourquoi, parce que tu veux pas montrer qu'au fond, t'es jamais rien qu'une pauvre petite trouillarde de merde qui n'est même pas capable de penser par elle-même. De quel droit tu oses me juger ? Est-ce que tu sais ce que c'est que de faire mal à quelqu'un, de le faire souffrir à un tel point que ses cris te hantent ensuite chaque nuit de ton existence ? »
Il avança, ramassa le couteau qui brillait sur le sol et s'arrêta à quelques centimètres d'elle. Leurs bouches étaient sur le point de s'effleurer, mais Jack n'avait aucune envie de la toucher, au contraire, il voulait qu'elle disparaisse à jamais de sa vie. « Tu crois que c'est un jeu, c'est ça ? Autour de nous, des gens meurent et peu importe que ce soit les tiens ou les miens. Ils meurent. Et toi, t'es là, à faire semblant de pleurer alors que j'étais sincère avec toi. Je suis peut-être un bisounours mais moi au moins, j'arrive encore à savoir où sont les limites. Qu'est-ce que tu veux que je te fasse, que je te pète tous les doigts de la main, juste pour le plaisir, avant de t'enfoncer mon couteau dans le ventre et te laisser saigner comme un porc ? Ah non, j'oubliais, je réserve ce plaisir à Morgan. Tu sais, celui qui devrait se trouver à ta place en ce moment... Lui par contre, je n'hésiterais pas une seule seconde à le faire souffrir pour lui faire payer la vie qu'il a prise. » C'était un mensonge. Si jamais il se retrouvait en face de Morgan, il savait que rien ne pourrait le retenir de lui coller immédiatement une balle entre les deux yeux. D'un geste rapide, il posa le couteau contre la gorge de la jeune femme en appuyant de plus en plus la lame contre la peau, comme s'il allait lui trancher la gorge mais sans jamais la couper. « Maintenant, tu sais ce qu'a ressenti Charlie avant de mourir. » Au lieu d'achever son geste, il retira le couteau et asséna un violent coup à la tête de Lyssandra, qui s'effondra par terre. Puis, comme s'il s'éveillait d'un long cauchemar, il se laissa à son tour tomber au sol, la tête entre les mains.
[...]
Une demi-heure plus tard, il en était toujours à se demander ce qu'il allait faire lorsqu'une voix familière retentit à l'entrée de la caverne. « Jack ? Jack, t'es là ? » Ryan. « Qu'est-ce que tu fous là, bordel ? » « Ben je... Je passais dans le coin et je me demandais si euh... si t'avais besoin d'aide pour... Enfin, tu vois, quoi. » La voix de Ryan restait lointaine, comme s'il n'osait pas pénétrer dans la grotte. « Tu peux venir. Elle est encore là, mais elle est inconsciente. » lui ordonna Jack, sans savoir savoir bien évidemment que Ryan les avaient espionné depuis le tout début.
[...]
« Ryan... J'ai... J'ai besoin que tu la ramènes dans la jungle. Dépose-là pas loin de son campement, sans te faire prendre, évidemment. » « Moi ? » Le jeune homme semblait surpris. « Oui, toi. Moi je peux pas, si je reste une seule minute de plus avec elle, je vais vraiment la tuer. Je te fais confiance » Il attendit que Ryan hoche la tête en signe d'approbation, apparemment fier de se voir confier une mission, et s'éloigna d'un pas mal assuré de l'endroit où il avait rencontré Lyssandra. Mais alors qu'il s'efforçait d'oublier, de rayer de sa mémoire le moment qu'il venait de vivre, le visage de la jeune femme ensanglanté ne cessait d'apparaître devant ses yeux et il comprit que le cauchemar ne faisait que commencer.
[…]
POINT DE VUE RYAN. Il attendit que les pas de Jack ne soient plus qu'un lointain souvenir avant de s'asseoir à côté d'elle. Lyssandra. Il ne lui avait jamais réellement parlé, elle lui semblait bien trop hautaine pour qu'il puisse s'en faire une amie. Tant mieux, cela lui simplifierait la tâche. Elle était toujours inconsciente, mais bientôt elle se réveillerait et elle aurait enfin droit au châtiment que Jack lui avait promis.
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Sujet: Re: We are all guilty of something ☥ LYSSANDRA. Jeu 3 Nov - 13:39
J’avais réussis à l’emmener exactement où je voulais. J’aurai pu prendre mes jambes à mon cou, et m’enfuir, comme Jack l’avait souhaité. Et l’espace d’une seconde, j’avais hésité, mais finalement, j’étais restée là, lui tenant tête, sachant pertinemment que cela n’allait rien m’accorder de bon. C’était ce que j’avais voulue depuis le début, le pousser dans ses retranchements, qu’il me fasse du mal, pour montrer combien l’autre camp pouvait être dangereux, et j’étais persuadée que si ma vie était retirée, cela effacerait la mort de Charlie, et que les autres arrêteraient de vouloir s’en prendre à Morgan. De toute façon, je n’avais plus rien à perdre, j’étais à un stade de ma vie où même une blessure au couteau semblait ne rien me faire, et encore moins les paroles que Jack me lançait en plein visage après ma petite comédie. Il pensait m’avoir percé à jour, mais il était tellement loin de la vérité. Et entre deux remarques, j’avais réussis à glisser. « T’es psychologue toi ? Permet moi de te dire que je ne payerai pas pour aller te voir. T’es mauvais. » Je ne pouvais pas lui en tenir rigueur, je l’avais moi-même jugé, la différence était que mes jugements semblaient l’avoir touché, alors que les siens s’écrasaient violemment contre les murs que j’avais bâti autour de mon cœur. Alors il pouvait m’affubler de tous les noms, croire qu’il arrivait à me cerner, il resterait très loin de la vérité. Par la suite, je me retrouvais prise au piège, à nouveau, mais un sourire malicieux ne quittait pas mes lèvres, ses paroles passaient à côté de moi, je me fichais complètement des choses qu’il avait à dire, et dans l’histoire, certes, il était celui en position de force, mais il semblait également être le plus dérangé de nous deux, à toujours devoir se justifier pour tout, comme si il avait piqué un bonbon dans le pot de la cuisine.
« Tu crois que c’est un jeu, c’est ça ? » Bien sûr que c’était un jeu, tout dans la vie était un jeu, je commençais à croire que tous nos faits et gestes étaient finalement prédits depuis bien longtemps, et que nous n’étions que des pantins dans la main d’un expert. Que nous étions dans un mauvais film, et qu’un taré nous regardait joyeusement avec ses popcorns à la main. Ce n’était que lorsque le prénom de Morgan s’immisça dans les paroles de Jack qu’il regagnait mon attention la plus totale. Si auparavant, j’avais joué un jeu, je refusais qu’il s’en prenne à Morgan. Une profonde rage s’était soudainement réveillée en moi, et même si la lame de son couteau commençait à appuyer le long de ma gorge, je lui disais, d’une voix froide, et le regard sombre. « Si tu touches à Morgan, je te jure que tu… » Mais je n’avais pas pu continuer sur mes petites menaces. Le trou noir complet. Je ne savais pas combien de temps plus tard, mais, une vive douleur me poussait à ouvrir les yeux, portant ma main à la tête, en murmurant quelques insultes. Ma vision était trouble, et il semblait difficile de la faire revenir à la normale. Il avait vraiment cogné fort. « Connard, espèce de fillette. » Je me redressais, mais je remarquais que je n’avais pas changée d’endroit, à cause de l’obscurité. « T’en a pas marre de cogner l’arrière de ma tête. Je sais que j’ai besoin de sommeil, mais pas la peine de… » Je ne continuais pas ma phrase, étant soudainement prise de vertiges. Je ne savais pas si c’était le coup qui me rendait ainsi, ou le sang qui continuait à couler le long de mon bras.
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Sujet: Re: We are all guilty of something ☥ LYSSANDRA. Mer 23 Nov - 20:02
PNJ RYAN. Ryan attendait le plus calmement du monde que Lyssandra se réveille. Étrangement, il était à la fois excité et nerveux, comme un gosse la veille de son anniversaire : il ne savait pas encore tout à fait comment cela allait se passer mais une chose était certaine, il allait y prendre du plaisir. Par prudence, il était sorti plusieurs fois de la caverne afin de vérifier que Jack était réellement parti : il n'avait aucune confiance en cet homme, Jack pouvait très bien revenir sur un coup de tête. Mais non, il semblait bel et bien disparu, à croire que contrairement à ce qu'il laissait entendre à tout le monde, il n'avait aucun courage. Lui en avait du courage et il avait su le prouver à de nombreuses reprises : le simple fait de jouer un double-jeu au sein des deux groupes de survivants confirmait qu'il était l'un des meilleurs. On l'admirait pour sa détermination et son courage, et il ne voulait surtout pas décevoir les siens en échouant à cette mission. Quoiqu'il arrive, il irait jusqu'au bout et le début de la fin commençait maintenant, avec Lyssandra. Il la regarda dormir paisiblement jusqu'à ce que ses paupières papillonent et s'ouvrent brusquement, cherchant dans l'obscurité son interlocuteur. Il pouvait voir rien qu'à son regard, qu'elle n'était pas rassurée. Sa peur électrifiait l'atmosphère et Ryan trouva cette sensation familière : depuis qu'il était en âge de travailler au sein de son groupe, il avait eu l'occasion de se retrouver face à de nombreuses victimes effrayées. Pas une seule fois il n'avait hésité lorsqu'il avait du les malmener : après tout, ces personnes étaient leurs ennemis et depuis sa plus tendre enfance, on lui avait appris qu'elles devaient être éliminées sans pitié ou bien être enlevées afin de servir à une plus noble cause. Oui, ces personnes étaient là pour être sacrifiées et il n'eut donc aucun scrupule à attraper violemment le bras de Lyssandra alors qu'elle essayait de se relever. « Tu sais que je t'ai toujours détesté, toi et ton petit air arrogant ? » lui souffla-t-il tandis qu'elle luttait pour rester consciente.
C'était parfait, bien évidemment. La jeune femme semblait complètement sonnée et croyait qu'elle se trouvait toujours en face de Jack. Il avait d'abord cru qu'il serait obligé de lui bander les yeux avant de commencer mais elle était tellement dans les vapes qu'elle ne reconnaissait plus rien. Et à la fin, elle serait dans un tel état qu'il lui faudrait probablement des jours voire des semaines, avant de se rappeler que Jack n'était pas tout à fait son boureau. Et à ce moment-là, Ryan serait déjà loin.
Brusquement, il la repoussa contre l'une des parois de la grotte mais ne tressaillit pas une seule fois lorsque la tête de Lyssandra fut à nouveau rudement heurtée. Il voulait qu'elle souffre, il voulait le lire dans son regard. Sans lui laisser le temps de reprendre ses esprits, il attrapa son bras droit et le tordit d'un coup sec, jusqu'à ce qu'à entendre un craquement inquiétant. Il avait déjà utilisé cette technique pour neutraliser un ennemi et jamais pour faire du mal consciemment, mais quelle différence ? Il ne voulait que la perte de Lyssandra, de toute façon. « Tu l'as mérité, salope... » lui cracha-t-il au visage tandis qu'il l'envoyait valser par terre. Il la frappa ensuite plusieurs fois avec son pied avant de la laisser respirer un peu : il ne devait surtout pas la tuer ou son plan tombait complètement à l'eau.
Spoiler:
J'ai honte de t'avoir fait attendre aussi longtemps pour te pondre un truc aussi court, mais c'est juste affreux d'écrire un truc pareil, en fait Mais normalement, à partir de maintenant, je devrais pouvoir te répondre plus rapidement !
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Sujet: Re: We are all guilty of something ☥ LYSSANDRA. Sam 26 Nov - 20:00
J’avais la sensation d’être complètement détachée de mon corps. Ma tête était douloureuse, et j’avais un mal fou à rester conscience et à tenir sur mes deux jambes. Cette fois-ci, Jack avait frappé tellement fort que j’en perdais presque mes moyens, aussi bien physiquement que mentalement, ayant des difficultés à penser de façon cohérente. Je prenais appuie sur les parois de l’endroit où je me trouvais, comme pour garder une quelconque dignité. « Tu sais que je t'ai toujours détesté, toi et ton petit air arrogant ? » Le timbre de voix était différent, pourtant, je ne soupçonnais une seule seconde que je me retrouvais en face d’une personne qui n’était pas Jack. Le coup qui m’avait été porté me faisait probablement divagué. J’étais intimement persuadée que Jack était toujours là, en face de moi, profitant de ce moment de faiblesse où je ne pouvais plus m’attaquer à lui. La suite que j’avais tant attendue n’avait pas tardé. Me retrouvant bousculer contre les parois, frappant à nouveau ma tête contre la paroi dure de la grotte. Je n’avais même pas eu le temps d’esquisser une grimace ou une remarque qu’il m’attrapait le bras, le tordant, avant de relâcher la prise après que mon bras se soit cassé. Poussant alors un grognement de douleur, je ne pouvais plus faire autrement. J’avais attendu ce moment, et maintenant que je me retrouvais dans cette position de faiblesse, j’en regrettais presque les paroles que j’avais pu avoir. Mais je me refusais de montrer ma faiblesse, malgré mes gémissements. « Tu l'as mérité, salope... » Je ne pouvais plus contrôler les larmes de douleurs qui coulaient le long de mes joues, essayant tant bien que mal de contrôler mes gémissements de douleurs. Quelques secondes de répit que je me retrouvais au sol, le laissant m’administrer des coups de pieds dans les côtes.
J’avais à présent l’intime conviction que c’était terminé, que je n’allais jamais revoir la lumière, encore moins le visage de certaines personnes, mais surtout ceux de Morgan et Raphaël. Je n’avais que ce que je méritais. Ce n’était qu’une punition pour tout ce que j’avais pu faire jusqu’à maintenant. Et si ma vie était le prix à payer pour épargner celle de Morgan, j’étais prête à le laisser me tuer, me faire souffrir, par plaisir. Je reprenais mon souffle, tandis que les coups avaient cessés, subitement, comme si il avait disparu, toujours incapable de le distinguer dans l’obscurité et le flou de mon regard. Ma respiration était saccadée à cause de la douleur. Cela ne m’empêchait pourtant pas de pousser un petit ricanement, en réprimant une grimace. « Enfin… » Je me redressais faiblement sur mon bras valide, avant de lâcher. « Je commençais à désespérer. » Pas dans le sens où je souhaitais me faire frapper, mais dans le sens où je pensais qu’il n’aurait jamais eu les couilles de s’attaquer comme ça à moi. Finalement, la vengeance était vraiment dévastatrice. « Allez, voyons, je suis sûre que tu peux mieux faire. » Ma provocation était ma façon à moi de cacher ma soudaine faiblesse physique.
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Sujet: Re: We are all guilty of something ☥ LYSSANDRA. Lun 12 Déc - 22:13
PNJ RYAN Elle était à sa merci. Pour la première fois depuis des jours, Ryan pouvait faire ce qu'il voulait de sa victime et il comptait bien s'en donner à coeur joie. Lyssandra n'était pas la première femme à qu'il s'en prenait, mais elle était la première dont il pouvait s'occuper personnellement. D'habitude, il se contentait d'enlever des personnes et de les ramener en lieu sûr, et s'il avait le droit de les malmener un peu, elles devaient toujours rester en bon état. Bien sûr, ce n'était pas toujours évident : comment oublier la fois où ils s'étaient attaqués, lui et ses amis, à une jeune fille complètement folle et qui s'était débattue avant de leur planter ses dents dans leurs bras ? Non, enlever des personnes n'était pas une tâche aisée et Ryan était soulagé d'être certain d'avoir le dessus, cette fois. Certes, Lyssandra ne voulait pas perdre la face et malgré ses gémissements de douleur et les larmes de douleur qui roulaient sur ses joues, elle ne cédait pas à la panique. Mais Ryan savait qu'au fond d'elle, quelque chose en elle était en train de se détruire et tout le courage du monde ne pourrait empêcher cela.
Après l'avoir laissée reprendre son souffle quelques secondes, Ryan décida qu'il était temps de reprendre les hostilités, d'autant plus que Lyssandra semblait en redemander. « Avec plaisir ! » grogna-t-il d'un ton presque joyeux, en continuant de la frapper dans les côtes jusqu'à les entendre craquer, avant de s'accroupir près d'elle. D'un geste à la fois doux et inquiétant, il attrapa son menton et la força à le regarder. « Regarde-moi quand je te frappe. » Joignant le geste à la parole, il lui décocha un violent coup à la mâchoire avant de sortir de sa poche un couteau semblable à celui qu'avait utilisé Jack quelques minutes plus tôt. Sans lui laisser le temps de se remettre du choc, il enfonça la lame dans sa cuisse : il avait pris soin de ne pas l'enfoncer loin afin que l'entaille ne soit pas trop profonde. En effet, il comptait bien réitérer et si Lyssandra se mettait à se vider de son sang dès la première blessure, cela n'avait plus rien d'amusant. En revanche, il savait appuyer sur les endroits particulièrement douloureux et il savait qu'en enfonçant la lame à cet emplacement précis, il causerait une immense douleur à Lyssandra. Il voulait l'entendre crier, il voulait qu'elle le supplie d'arrêter et pour cela, il allait devoir la pousser dans ses derniers retranchements. Il avait bien compris à l'attitude dépitée de Jack que ce dernier n'avait pas réussi à obtenir grand chose de Lyssandra et dans un sens, ce n'était pas étonnant : sous ses apparences de femme fragile, elle cachait certainement une force insoupçonnable. Mais personne n'était invincible et Ryan avait compris, en écoutant les dernières paroles échangées entre Jack et Lyssandra, que cette dernière avait un point faible. Et il comptait bien s'en servir à outrance.
Il retira lentement la lame du couteau de la cuisse de la jeune femme afin de prolonger la douleur avant de l'essuyer nonchalamment le long de la joue de Lyssandra. « Je ne sais pas pour qui tu te prends, mais sache que tu ne peux pas lutter contre moi. Alors arrête de jouer les dures. Je peux faire ce que je veux de toi. » Il enfonça à nouveau le couteau dans sa jambe, à un endroit différent cette fois. « Tu es mon esclave. Dis le ou je te perce la jambe jusqu'à ce que tu n'ai plus une seule goutte de sang à l'intérieur. DIS-LE ! » Une fois le couteau retiré d'un coup sec, il posa ses mains sur la joue ensanglantée de Lyssandra et la caressa doucement. « Et tu sais ce que je vais faire une fois que j'en aurais fini avec toi, petite salope ? Je vais aller chercher ton petit copain Bratford, et je vais lui faire subir le même sort qu'à toi. Sauf qu'avec lui, je ne vais pas être aussi gentil... Je pourrais lui crever les yeux par exemple, qu'en dis-tu ? Ce serait dommage, il ne pourrait plus jamais poser les yeux sur ton si joli minois... »
Spoiler:
Voilà, c'est officiel, je suis ignoble Désolé, c'est assez court mais je te jure, c'est horrible d'écrire des trucs pareils
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Sujet: Re: We are all guilty of something ☥ LYSSANDRA. Ven 16 Déc - 19:43
it's too late to think of the value of my life.
J’essayais d’être courageuse, de lui tenir tête. Parce que je me refusais de baisser ma garde, de lui montrer que oui, je souffrais. Si mentalement, j’arrivais à rester le plus clair possible, physiquement, j’avais la sensation d’être comme une flamme qui perdait peu à peu de sa chaleur. Je savais que j’étais fait comme un rat, et je me demandais même si il comptait épargner ma vie. En vérité, je m’en fichais complètement. Qu’avais-je à perdre ? Pas grand-chose justement. Et il valait mieux pour lui qu’il m’achève, parce que je ne savais pas de quoi j’étais capable si j’arrivais à me remettre sur pieds. Les coups s’abattaient à nouveau sur moi, alors qu’il m’avait agréablement laissé respirer. Probablement parce qu’il ne voulait pas me faire souffrir encore trop. Je sentais mes côtes se cassaient à chaque coup de pied qu’il m’administrait, mais j’avais la mâchoire serrée, pour montrer qu’il fallait plus que ça pour m’achever. Je tentais de m’agripper à quelque chose, comme pour canaliser la douleur que je ressentais. Je n’arrivais plus à retenir les larmes, ni les gémissements de douleurs à cause de ses coups. Les coups avaient fini par s’arrêter, mais je savais parfaitement que c’était pour mieux continuer. Je le sentais soudainement près de moi, tandis qu’il me forçait à tourner mon visage vers lui. Ma vision était brouillée par les larmes, en quelques secondes, il m’administrait un violent coup de poing, et sans que je puisse ne me douter quelque chose, il enfonçait la lame de son couteau dans ma cuisse. Le métal froid que je sentais entre ma chair me faisait pousser un cri, ainsi que des sanglots. Le goût du sang dans la bouche me donnait la nausée, et j’avais la sensation de plus en plus étrange que je partais petit à petit. J’aurai pu supplier pour ma vie, j’en avais envie, j’aurais tellement pu. Mais je ne le ferais pas.
Lorsque la lame quittait enfin ma cuisse, je reprenais doucement mon souffle, sans pouvoir retenir des gémissements de douleur. J’avais toujours été cette fille courageuse, surtout dernièrement, mais là, une chose se brisait peu à peu en moi, au-delà des os, je sentais mon âme tout entière volait en éclats, sans que je puisse y faire quoi que ce soit. Malgré la douleur, je déposais mon regard sur le visage de l’homme que je croyais être Jack. L’écoutant à moitié, comme si sa voix était lointaine. Je percevais pourtant ses paroles. Mon corps et mon rythme cardiaque s’apaisait à peine qu’il enfonçait une seconde fois le couteau. Mon corps entier s’était crispé sur cette nouvelle douleur, pendant que des sanglots incontrôlables occupaient les silences entre ses paroles. Je n’en perdais pour autant pas le fil de ses paroles, comme si ces mots étaient la seule chose qui pourrait me faire oublier cette douleur. Il retirait le couteau, et j’en perdais à nouveau le fil de mes pensées. Je ne le distinguais pas, et j’arrivais tant bien que mal à calmer mes sanglots ainsi que les crispations que mon corps subissaient et qui me faisait souffrir le martyr, encore plus que la lame de son couteau contre ma joue, ou pénétrant dans ma chair. Les doigts crispés, comme si j’essayais d’attraper le sol, je me tournais vers lui, toujours à terre, le regardant comme il me l’avait ordonné. « Je préfère que tu me tues plutôt que de m’avouer vaincue. » Je lui crachais alors au visage, sachant parfaitement que j’avais atteint ma cible puisque j’entendais un grognement de rage de sa part. Je le provoquais, c’était ma façon à moi de garder le dessus. Mais lorsqu’il menaçait Morgan, le visage de celui-ci me vint à l’esprit, et une rage profonde naissait peu à peu en moi, en me remémorant les paroles de ce connard de première qui osait menacer Morgan. Je sentais ses mains sur mes joues, et sans trop savoir comment, je m’agrippais soudainement à lui, je ne le distinguais pas, mais je m’en fichais. Je voulais que lui me voit. Les traits de mon visage étaient tirés par la douleur mais à présent, par une colère noire. « Il vaudrait vraiment mieux pour toi de me tuer dans ce cas... Tu sais pourquoi ? Parce que si tu ne me tues pas, c’est moi qui viendrais te tuer, je t'en fais la promesse. » J’aurais peut-être l’air d’une petite rigolote, mais mon ton était totalement sérieux, et mon visage aussi. Je respirais la haine, et que si il me laissait partir, mon seul but serait de me venger. Et une fille qui veut se venger, ce n’est jamais bon, pas vrai ?
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Sujet: Re: We are all guilty of something ☥ LYSSANDRA. Ven 23 Déc - 23:19
PNJ RYAN Si Ryan avait compris immédiatement que Lyssandra n'était pas tout à fait l'archétype de la jeune fille fragile, il avait cru qu'il serait capable de percer ses défenses et d'anéantir le courageux mur qu'elle dressait autour d'elle. Mais malgré la douleur qui traversait son corps, la jeune femme ne semblait pas prête à céder à ses menaces. Pire encore : elle le narguait et tentait même de se rebeller, comme si elle pouvait réellement faire le poids face à lui. Il n'y avait rien de plus insupportable que la fierté et Ryan sentit monter en lui une colère sourde. Toute la haine qu'il ressentait à l'égard de Lyssandra et les siens semblait sur le point d'exploser : ses traits n'étaient plus froids et inexpressifs comme ils avaient pu l'être au réveil de la jeune femme mais ses yeux d'un noir d'encre semblaient lancer des éclairs. S'il avait pu foudroyer Lyssandra d'un simple regard, il l'aurait fait sans hésiter. Depuis combien de temps attendait-il un tel moment ? Depuis toujours, peut-être. On n'avait jamais cessé de lui répéter à quel point l'ennemi, "l'étranger", était dangereux et qu'il devait être détruit. Que s'il restait en vie, alors c'était lui qui nous détruirait. Lyssandra, avec son visage d'ange, était là pour le détruire et si lui Ryan, ne faisait rien, alors il n'avait aucune chance face à elle.
Il voulait la voir souffrir, hurler de douleur. Il voulait être certain qu'une fois la torture terminée, la jeune femme ne serait plus que l'ombre d'elle-même. En quelques instants, il oublia l'objectif principal de son geste, à savoir semer la zizanie entre les deux groupes de survivants, pour ne se concentrer que sur cette haine qui le rongeait depuis des années, haine qu'on lui avait inculqué de force et qu'il avait fini par ressentir pleinement. Lorsqu'elle lui cracha au visage, il poussa un hurlement et essuya son visage d'un revers de main. Il aurait pu trouver cela pathétique : en effet, la jeune femme était tellement à sa merci qu'il ne lui restait plus que cela comme moyen de défense. Mais il était tellement furieux que Lyssandra ait osé le toucher, même indirectement, que sa rage décupla une fois encore. Bouillonnant de colère, il la laissa s’agripper à lui avant de la repousser brutalement et de la gifler. « Ne me touche pas ! » hurla-t-il, les traits déformés par l'exaspération. « Mais qu'est-ce que tu crois ? Tu n'as aucun pouvoir sur moi, je peux te détruire d'un seul claquement de doigt et ce que je vais faire. La seule raison pour laquelle toi et tes crétins de petits copains êtes encore en vie, c'est parce que nous l'avons décidé ainsi. Si je veux te tuer, je te tue. Si je veux tuer Morgan, je le tue et tu ne pourras rien faire contre ça. C'est ça qui te rend dingue, hein ? Oh, arrête de jouer les courageuses Lyssandra, toi et moi on sait très bien que tu n'es qu'une lâche, au fond... » Le couteau se posa à nouveau sur la cuisse de la jeune femme mais dessina cette fois-ci de légers sillons sur la peau, comme si Ryan voulait dessiner quelque chose. « Tu vois, je pourrais t'enfoncer le couteau dans le ventre et te laisse mourir comme la salope que tu es. Mais ce serait trop facile. Tu vas mourir, ça je peux te l'assurer. Mais pas de la façon dont tu crois, c'est tout... Ne sois pas déçue, ce sera tout aussi douloureux, voire pire. »
Sans lui laisser le temps de répondre, il enfonça brutalement le couteau dans l'épaule de la jeune femme, mais sans le retirer cette fois. « On va jouer à un jeu... » dit-il dans un murmure inquiétant, presque fou. « Ça s'appelle : arriveras-tu à retirer le couteau toute seule ou est-ce que tu préfères que... » Il le retira d'un coup sec. « ... je le fasse à ta place ? » La mine réjouie, il regarda le flot de sang couler le long du bras de Lyssandra. « Arrête de lutter. Tu as perdu et tu ne pourras jamais rien y changer. Mais je veux t'entendre le dire. Dis-le. » Son ton était redevenu froid et menaçant et les battements de son coeur reprenaient lentement un rythme normal : peu à peu, la colère avait disparu pour laisser place à une maîtrise parfaite de lui-même. Contrairement à Jack, il savait contrôler ses émotions et c'est pour cela que lui n'abandonnerait pas : non, il n'allait pas tuer Lyssandra mais ce qu'il était en train de lui faire était bien pire que la mort.